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Avant de lire quoi que ce soit d'autre. Composez le 15, ou le 112, ou le 114 si vous êtes sourd ou malentendant, dans l'une de ces situations :

  • Douleur du ventre survenant brutalement, comme un coup de poignard, et intense.
  • Douleur du creux de l'estomac irradiant à la poitrine, au cou ou aux épaules.
  • Ventre très dur, douloureux et contracté.
  • Vomissements de sang ou d'un liquide brunâtre.
  • Essoufflement sans effort ou difficulté à respirer qui persiste.
  • Malaise associé à une douleur, quelle qu'elle soit.
  • Mal de tête brutal, dit en coup de tonnerre, dont l'intensité est maximale en moins d'une minute.
  • Mal de tête avec fièvre sans cause évidente, ou avec des signes neurologiques.
  • Raideur de la nuque avec fièvre.
  • Perte du contrôle des urines ou des selles, ou insensibilité de la zone entre les cuisses, avec un mal de dos.
  • Paralysie, trouble de la parole ou de la vue apparus brutalement.
  • Femme enceinte avec une douleur abdominale inhabituelle.
  • Douleur abdominale ou céphalée survenant après un traumatisme.

En cas de doute sur la gravité, c'est le 15. Quand les cabinets sont fermés et que la situation n'est pas vitale, c'est le 116 117.

Médecine générale · Premier recours · Repères d'urgence

Pathologies courantes en médecine générale : ce qui guérit seul, ce qui doit vous alerter

Rédigé par Florent Durand, MediScribe · Destiné aux patients et à leurs proches · Sources institutionnelles citées en fin de page · Mise à jour : 2 octobre 2026

Neuf motifs reviennent très souvent dans les cabinets de médecine générale : mal de gorge, toux, mal d'oreille, mal de ventre, gastro, mal de dos, mal au cou, mal de tête, douleurs articulaires. Ce dossier reprend chacun d'entre eux avec la même trame : ce que c'est, ce qu'on ressent, combien de temps ça dure normalement, ce qui doit faire consulter en urgence, quel est le traitement et quelles sont les erreurs à éviter. Cette page n'établit aucun diagnostic. Elle vous aide à savoir quand attendre, quand prendre rendez-vous et quand appeler le 15.

J'ai mal à la gorge : est-ce une angine ?

En bref : la plupart des angines sont virales et guérissent seules en trois à cinq jours ; l'antibiotique ne se justifie que si un test rapide confirme un streptocoque du groupe A.

C'est quoi

Une angine est une inflammation des amygdales et du fond de la gorge, le plus souvent d'origine infectieuse. La France en compte environ neuf millions par an. La vraie question porte sur le type d'angine : virale ou bactérienne. Chez l'enfant, 60 à 75 % des angines sont virales ; chez l'adulte, 75 à 90 %. Seule la forme à streptocoque du groupe A relève d'un antibiotique, et elle est très rare avant l'âge de 3 ans.

Ce qu'on ressent

Une douleur de gorge qui se majore à la déglutition, souvent au point de rendre pénible le fait d'avaler sa salive. S'y ajoutent fréquemment une fièvre, des amygdales augmentées de volume ou recouvertes d'un enduit blanchâtre, et des ganglions douloureux sur le devant du cou. La présence d'une toux, d'un écoulement nasal et d'un enrouement oriente au contraire vers une origine virale.

Ce qui se passe normalement

Une angine virale culmine en un à deux jours puis régresse : la gêne s'estompe en trois à cinq jours. Une angine à streptocoque guérit elle aussi le plus souvent seule, mais l'antibiotique raccourcit les symptômes et réduit le risque de complications locales, notamment le phlegmon péri-amygdalien.

Le score de Mac Isaac, c'est quoi

C'est l'outil que le médecin utilise pour décider s'il faut tester. Quatre critères valent un point chacun : une température supérieure à 38 °C, l'absence de toux, des adénopathies cervicales antérieures douloureuses, et une atteinte des amygdales, augmentées de volume ou recouvertes d'un exsudat. L'âge intervient ensuite : entre 15 et 44 ans il n'ajoute ni ne retire rien, et à partir de 45 ans il retire un point. À partir d'un score de 2, le test rapide d'orientation diagnostique est indiqué.

Quand consulter en urgence
  • Difficulté à respirer, à ouvrir la bouche ou voix étouffée.
  • Impossibilité totale d'avaler, y compris sa salive, avec bavage.
  • Gonflement d'un seul côté de la gorge avec déviation de la luette, qui évoque un phlegmon.
  • Fièvre élevée persistante au-delà de trois jours malgré le traitement antalgique.
  • Éruption cutanée associée, ou apparition d'urines foncées ou d'un gonflement du visage dans les semaines suivant une angine.

Le traitement

Dans tous les cas, un antalgique et un antipyrétique, le paracétamol en première intention. Si le test rapide est positif au streptocoque du groupe A, la HAS recommande chez l'adulte, dans sa fiche mise à jour en mai 2025 et en première intention, l'amoxicilline à 2 g par jour en deux prises pendant 6 jours. En cas d'allergie à la pénicilline sans contre-indication aux céphalosporines, on utilise le céfuroxime-axétil ou le cefpodoxime-proxétil. En cas de contre-indication à toutes les bêta-lactamines, la clarithromycine. Depuis le décret n° 2024-550 du 17 juin 2024, entré en vigueur le 19 juin 2024, le pharmacien peut réaliser le test en officine, à partir de 10 ans, et délivrer l'antibiotique sans ordonnance si le résultat est positif. Le test lui-même est recommandé à partir de 3 ans.

Ce qu'il ne faut pas faire

  • Réclamer ou prendre un antibiotique sans test positif. C'est inefficace sur une angine virale et cela alimente l'antibiorésistance.
  • Reprendre un reste d'antibiotique d'une ordonnance antérieure, à dose et durée fantaisistes.
  • Prendre un anti-inflammatoire non stéroïdien de sa propre initiative : l'ANSM alerte sur le risque de complications infectieuses graves à streptocoque.
  • Arrêter l'antibiotique dès que ça va mieux, quand il a été prescrit à bon escient : la durée de 6 jours a été validée comme telle.
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Je tousse : combien de temps dure une bronchite ?

En bref : la bronchite aiguë est virale dans plus de 95 % des cas, la toux dure deux à trois semaines et c'est normal, il n'y a pas d'antibiotique dans la grande majorité des situations.

C'est quoi

Une inflammation aiguë des bronches, presque toujours consécutive à une infection virale des voies respiratoires. Elle survient souvent dans les suites d'un rhume ou d'une rhinopharyngite. Plus de 95 % des bronchites aiguës sont virales : c'est le chiffre à retenir avant d'espérer une ordonnance d'antibiotique.

Ce qu'on ressent

Une toux d'abord sèche et irritative, puis grasse, avec des crachats clairs, jaunes ou verdâtres. La couleur ne dit rien de l'origine bactérienne, contrairement à une croyance tenace. S'y associent souvent une gêne ou une sensation de brûlure derrière le sternum, une fatigue et une fièvre modérée les premiers jours.

Ce qui se passe normalement

La toux dure deux à trois semaines, parfois davantage, et cette durée est attendue : elle traduit la réparation de la muqueuse bronchique. Elle ne signe ni une aggravation ni un échec du traitement. Chez l'enfant de moins de 2 ans, la disparition survient habituellement en dix à quatorze jours, parfois en trois à quatre semaines. Une bronchite simple ne justifie pas de radiographie thoracique.

Quand consulter en urgence
  • Fièvre supérieure à 38,5 °C pendant plus de trois jours.
  • Toux qui dure plus de trois semaines : il faut alors penser à la coqueluche.
  • Difficultés respiratoires, essoufflement au repos ou respiration sifflante.
  • Âge supérieur à 75 ans, ou maladie chronique respiratoire, cardiaque ou immunitaire.
  • Nourrisson de moins de trois mois qui tousse.

Le traitement

Il n'y en a pas, au sens du médicament qui guérit. On traite la fièvre et l'inconfort avec du paracétamol, on s'hydrate, on arrête de fumer au moins le temps de l'épisode, et on laisse le temps faire. L'antibiotique n'a pas sa place chez l'adulte ou l'enfant sain. Il se discute uniquement sur terrain fragile, après réévaluation médicale, et dans ce cas c'est la recherche d'une pneumonie qui motive la démarche, pas la bronchite elle-même.

Ce qu'il ne faut pas faire

  • Prendre un antibiotique chez l'adulte ou l'enfant sain.
  • Donner des antitussifs, des expectorants ou des fluidifiants à un enfant de moins de 2 ans.
  • Donner un antitussif contenant de la codéine à un enfant de moins de 12 ans.
  • Demander une radiographie pour une bronchite simple.
  • Supprimer la toux à tout prix quand elle est grasse : elle sert à évacuer les sécrétions.

Sur le souffle et la reprise du sport après un épisode respiratoire, voir aussi notre fiche Asthme.

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Mal à l'oreille : otite externe ou otite moyenne ?

En bref : une douleur déclenchée par la pression du tragus, sans fièvre, oriente vers une otite externe ; chez l'enfant, l'otite moyenne aiguë suit d'autres règles de traitement selon l'âge.

C'est quoi

Deux entités très différentes se cachent derrière un mal d'oreille. L'otite externe est une infection du conduit auditif, celui qu'on peut atteindre avec le doigt : elle est bactérienne dans environ 90 % des cas, à Pseudomonas aeruginosa et à Staphylococcus aureus, et mycosique dans environ 10 % des cas, à Aspergillus. L'otite moyenne aiguë siège derrière le tympan, dans la caisse du tympan, et c'est l'infection bactérienne la plus fréquente de l'enfant. Précision utile : ce que l'on appelle otite interne désigne encore autre chose, une atteinte du labyrinthe, entité bien plus rare. Ici, il est question de l'oreille externe et de l'oreille moyenne.

Ce qu'on ressent

Dans l'otite externe, la douleur est intense, lancinante, pulsatile, et surtout elle est provoquée par la palpation du tragus, ce petit relief cartilagineux devant l'orifice du conduit, ou par la traction du pavillon. L'absence de fièvre est un élément qui la distingue. Dans l'otite moyenne aiguë de l'enfant, la douleur est souvent nocturne, la fièvre fréquente, l'enfant irritable, et une perforation spontanée du tympan peut soulager brutalement la douleur en laissant s'écouler du liquide.

Ce qui se passe normalement

L'otite externe survient sur un conduit fragilisé. Les facteurs sont bien identifiés : cotons-tiges, grattage, baignades en lac ou en piscine, chaleur et humidité, savons irritants, conduit étroit, diabète, psoriasis ou eczéma, prothèses auditives mal adaptées, bouchons de cérumen. Sous traitement local adapté, l'évolution est favorable en une semaine environ. L'otite moyenne aiguë de l'enfant guérit dans la très grande majorité des cas ; après l'épisode aigu, un épanchement peut persister derrière le tympan pendant plusieurs semaines, sans infection : c'est l'otite séromuqueuse, qui devient un sujet quand elle retentit sur l'audition et donc sur le langage.

Quand consulter en urgence
  • Douleur sévère irradiant vers la base du crâne, avec fièvre et altération de l'état général, surtout chez un patient diabétique : c'est le tableau de l'otite externe nécrosante, une urgence.
  • Acouphènes, vertiges, paralysie faciale ou atteinte d'un autre nerf crânien.
  • Gonflement douloureux derrière l'oreille, avec décollement du pavillon.
  • Nourrisson de moins de trois mois avec suspicion d'otite : un avis spécialisé est requis.
  • Otite qui ne s'améliore pas après 48 à 72 heures de traitement, ou aggravation.

Le traitement

Pour l'otite externe : des gouttes auriculaires pendant 7 à 10 jours, à raison de 2 à 4 instillations par jour, et une antalgie par paracétamol. Un point est capital : en cas de perforation du tympan, on utilise une fluoroquinolone en gouttes et surtout pas un aminoside, en raison du risque d'ototoxicité. Les anti-inflammatoires non stéroïdiens sont à éviter.

Pour l'otite moyenne aiguë purulente de l'enfant, la HAS gradue selon l'âge. Avant 3 mois : avis spécialisé. De 3 mois à moins de 2 ans : antibiothérapie d'emblée, par amoxicilline 80 mg/kg/jour en deux prises sans dépasser 3 g par jour, pendant 10 jours. Après 2 ans avec des symptômes peu intenses : abstention avec surveillance et réévaluation à 48 à 72 heures. Après 2 ans avec des symptômes bruyants, fièvre élevée et otalgie intense : antibiothérapie pendant 5 jours, portée à 10 jours en cas de récidive ou d'otorrhée. Pour la douleur, le paracétamol en première intention, l'ibuprofène uniquement si le paracétamol est insuffisant, à partir de 3 mois.

Ce qu'il ne faut pas faire

  • Mettre des gouttes dans une oreille douloureuse sans que le tympan ait été examiné : si le tympan est perforé, certaines gouttes sont toxiques pour l'oreille interne.
  • Utiliser des cotons-tiges, avant, pendant ou après l'épisode.
  • Continuer à nager pendant une otite externe.
  • Réclamer un antibiotique par voie orale pour une otite externe simple : le traitement est local.
  • Prolonger l'abstention thérapeutique au-delà de 72 heures chez un enfant qui ne va pas mieux.
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J'ai mal au ventre : quand est-ce grave ?

En bref : les douleurs fonctionnelles sont les plus fréquentes et bénignes, mais huit situations précises imposent d'appeler le 15 sans attendre.

C'est quoi

Le mal de ventre est un symptôme. Il recouvre des situations sans commune mesure. Le premier repère utile est la localisation. Les douleurs du creux de l'estomac orientent vers une gastrite, un reflux, un ulcère, une colique hépatique ou une atteinte du pancréas. Les douleurs du bas-ventre font évoquer une appendicite, une hernie inguinale, une colique néphrétique, une cystite, et chez la femme un kyste ovarien ou une endométriose. Les douleurs diffuses font penser à une maladie inflammatoire chronique de l'intestin, à une intolérance alimentaire, à une occlusion ou à une gastro-entérite. Enfin, les douleurs fonctionnelles, de très loin les plus fréquentes, regroupent la colopathie fonctionnelle, la dyspepsie et la constipation. Les causes urgentes existent : appendicite, occlusion, péritonite, colique néphrétique, mais aussi infarctus du myocarde et embolie pulmonaire, qui peuvent se manifester par une douleur abdominale.

Ce qu'on ressent

Tout dépend du mécanisme. Une douleur de type crampe, mobile, associée à des ballonnements et soulagée par l'émission de selles ou de gaz oriente vers le fonctionnel. Une douleur fixe, permanente, qui s'aggrave et empêche de bouger oriente vers l'organique. Une douleur qui réveille la nuit, s'accompagne d'une perte de poids ou de sang dans les selles n'est jamais à ranger dans le fonctionnel.

Quand consulter en urgence : appelez le 15 ou le 112

L'Assurance Maladie identifie les situations suivantes :

  • Douleur survenant brutalement, comme un coup de poignard, et intense.
  • Douleur du creux de l'estomac irradiant à la poitrine, au cou ou aux épaules.
  • Douleur suivant un traumatisme.
  • Vomissements de sang ou d'un liquide brunâtre.
  • Malaise associé.
  • Essoufflement sans effort ou difficulté à respirer qui persiste.
  • Ventre très dur, douloureux et contracté.
  • Femme enceinte présentant une douleur inhabituelle.

Le syndrome de l'intestin irritable

C'est la première cause de consultation pour douleur abdominale chronique. Les critères de Rome IV le définissent : une douleur abdominale récurrente, en moyenne au moins un jour par semaine sur les trois derniers mois, associée à au moins deux des trois éléments suivants, à savoir une douleur liée à la défécation, une douleur associée à une modification de la fréquence des selles, ou une douleur associée à une modification de leur consistance, les symptômes ayant débuté depuis au moins six mois. La prévalence se situe autour de 4,4 à 4,8 %, avec une prédominance féminine.

Les signes d'alarme qui font sortir de ce cadre sont le sang dans les selles, des selles noires, un amaigrissement involontaire, une apparition tardive des symptômes et des antécédents familiaux de maladie inflammatoire chronique de l'intestin ou de cancer colorectal. En leur absence, une coloscopie n'est pas justifiée de façon systématique avant 45 ans.

Côté traitement, les approches qui ont démontré un intérêt sont les fibres solubles, l'huile de menthe poivrée gastro-protégée, le régime pauvre en FODMAP conduit de façon encadrée et transitoire, les antidépresseurs tricycliques à faible dose, ainsi que les thérapies cognitivo-comportementales et l'hypnose. Ces éléments proviennent des recommandations de l'American College of Gastroenterology publiées en 2020, relayées en français par le FMC-HGE.

La dyspepsie fonctionnelle

Elle touche 5 à 10 % de la population et coexiste avec un syndrome de l'intestin irritable chez environ la moitié des patients. Rome IV en distingue deux formes : le syndrome de détresse postprandiale, avec satiété précoce et sensation de plénitude déclenchées par les repas, et le syndrome douloureux épigastrique, avec une douleur ou une brûlure indépendante des repas. Une endoscopie est recommandée après 50 ans ou en présence de signes d'alarme : difficulté à avaler, douleur à la déglutition, anémie, perte de poids, antécédent de cancer. Sur Helicobacter pylori, il faut être honnête : son rôle est marginal dans la dyspepsie fonctionnelle, puisqu'il faut en traiter quinze pour en soulager un.

Ce qu'il ne faut pas faire

  • Prendre un anti-inflammatoire pour une douleur abdominale non expliquée : il peut aggraver un ulcère et masquer une infection.
  • Attendre en présence d'un des huit signes listés plus haut.
  • S'imposer un régime d'exclusion large et durable sans encadrement : le régime pauvre en FODMAP se suit seulement pendant une phase de test.
  • Se contenter d'un traitement contre Helicobacter pylori en espérant qu'il règle une dyspepsie fonctionnelle.

Voir aussi nos fiches Hernie inguinale, Pyélonéphrite et Dépistage du cancer colorectal.

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Diarrhée et vomissements : comment soigner une gastro ?

En bref : la gastro est majoritairement virale et guérit seule ; le seul vrai enjeu est la réhydratation, surtout chez le nourrisson et la personne âgée.

C'est quoi

Une infection aiguë du tube digestif, majoritairement virale en France, principalement due aux norovirus et aux rotavirus. La transmission est directe, de personne à personne, ou indirecte par les surfaces et les aliments, ce qui explique les épidémies hivernales et les contaminations en cascade dans une même famille.

Ce qu'on ressent

Des vomissements, une diarrhée, des douleurs abdominales à type de crampes, souvent une fièvre modérée, et une fatigue marquée. Chez le nourrisson, la présentation peut être trompeuse et c'est l'état général qu'il faut regarder plutôt que le nombre de selles.

Ce qui se passe normalement

La chronologie est assez stéréotypée : les vomissements durent moins de 24 heures, la fièvre deux à trois jours, la diarrhée trois à quatre jours. Aucun antibiotique n'est nécessaire dans la grande majorité des cas. Une coproculture n'est utile que dans des situations précises : sang dans les selles, diarrhée sévère ou persistante, fièvre, patient immunodéprimé, retour de voyage tropical récent.

Quand consulter en urgence

Chez le nourrisson et le jeune enfant :

  • Agitation anormale, ou au contraire somnolence excessive.
  • Langue sèche et collante, yeux cernés ou creux.
  • Respiration rapide, pâleur.
  • Perte de poids supérieure à 5 %.
  • Vigilance particulière avant 6 mois ; consultation rapide avant 2 ans.

À tout âge :

  • Fièvre supérieure à 38,5 °C.
  • Symptômes durant plus de deux jours.
  • Sang ou glaires dans les selles.
  • Incapacité à boire.

Le traitement

La réhydratation, et rien d'autre dans l'immense majorité des cas. Chez l'enfant de moins de 5 ans, et en particulier avant 6 mois, les solutions de réhydratation orale sont essentielles. Elles sont disponibles sans ordonnance en pharmacie. La méthode compte autant que le produit : on administre de très petites quantités plusieurs fois par heure, à la cuillère toutes les cinq à dix minutes lorsque l'enfant vomit, plutôt qu'un grand verre qui repartira aussitôt. Chez l'adulte, on boit régulièrement, on reprend une alimentation légère dès que possible, et on surveille les signes de déshydratation, en particulier chez la personne âgée.

Côté prévention de la transmission, le lavage des mains au savon pendant 30 secondes reste la mesure la plus efficace, avant les repas, après chaque passage aux toilettes et après avoir changé un enfant.

Pour les nourrissons, la HAS recommande depuis juillet 2022 un vaccin contre le rotavirus, une cause fréquente de gastro grave chez le bébé. Il se donne par la bouche, entre 6 semaines et 6 mois, en 2 ou 3 doses selon le vaccin. Il est remboursé à 65 % depuis le 26 novembre 2022. Parlez-en à votre médecin ou à votre sage-femme dès les premières consultations.

Ce qu'il ne faut pas faire

  • Compter sur les probiotiques : leur efficacité n'est pas prouvée selon l'Assurance Maladie.
  • Prendre un antibiotique d'emblée.
  • Réhydrater avec de l'eau pure seule, des sodas ou des boissons uniquement sucrées.
  • Arrêter le lait sans avis médical.
  • Donner des antidiarrhéiques, des antiémétiques ou des anti-inflammatoires non stéroïdiens en cas de déshydratation chez l'enfant.
  • Se reposer sur le lopéramide : il ralentit le transit, mais il peut retarder l'élimination du germe.

Pour le détail complet de la prise en charge, voir la fiche détaillée Gastro-entérite.

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J'ai mal au dos : faut-il rester au repos ?

En bref : la HAS est formelle, l'exercice physique est le traitement principal permettant une évolution favorable ; en l'absence de drapeau rouge, aucune imagerie n'est indiquée en poussée aiguë.

C'est quoi

La lombalgie commune est une douleur située entre la charnière thoraco-lombaire et le pli fessier inférieur, en l'absence de tout signe d'alerte. Elle est dite chronique au-delà de trois mois. Le mot commune est important : il signifie qu'aucune cause spécifique, infectieuse, tumorale, inflammatoire ou fracturaire, n'est en cause. C'est le cas de la très grande majorité des maux de dos.

Ce qu'on ressent

Une douleur du bas du dos, souvent déclenchée par un mouvement banal, avec une raideur et une limitation des mouvements. Elle peut irradier dans la fesse ou la cuisse. Elle est classiquement mécanique : elle augmente à l'effort et se calme au repos, sans réveiller la nuit.

Ce qui se passe normalement

La grande majorité des épisodes aigus évolue favorablement en quelques semaines, à condition de rester actif. Le repos au lit aggrave la situation : il entretient la douleur, favorise la fonte musculaire et installe la peur du mouvement. Au-delà de trois mois, ce ne sont plus les structures anatomiques qui pilotent l'évolution mais les facteurs dits drapeaux jaunes : dépression, anxiété, stress, peurs et croyances inadéquates, comportements d'évitement liés à la peur, insatisfaction professionnelle, problèmes d'indemnisation, charge physique au travail, faible contrôle sur le travail, manque de soutien social.

Quand consulter en urgence : les drapeaux rouges de la HAS
  • Douleur non mécanique, progressive, présente au repos et la nuit.
  • Symptômes neurologiques étendus.
  • Paresthésies périnéales, c'est-à-dire des fourmillements ou une insensibilité de la zone entre les cuisses.
  • Traumatisme important.
  • Perte de poids inexpliquée.
  • Antécédent de cancer.
  • Usage de drogues intraveineuses ou corticothérapie prolongée.
  • Déformation rachidienne.
  • Âge inférieur à 20 ans ou supérieur à 55 ans.
  • Fièvre.
  • Altération de l'état général.

Le syndrome de la queue de cheval est une urgence absolue, chirurgicale. Il associe une anesthésie en selle, dont la sensibilité est d'environ 85 %, une rétention urinaire, dont la sensibilité est d'environ 90 %, une incontinence urinaire ou fécale, et une faiblesse motrice touchant souvent plus d'une racine et pouvant évoluer vers la paraplégie. Selon le Campus de Neurochirurgie, il s'agit d'une urgence thérapeutique : les résultats fonctionnels sont meilleurs chez les patients pris en charge dans les premières 24 heures. En cas de retard, 64 % des patients gardent une vessie neurologique séquellaire à quatre mois. On appelle le 15.

Le traitement

La HAS l'écrit noir sur blanc : l'exercice physique est le traitement principal permettant une évolution favorable. Concrètement, cela veut dire rester actif, poursuivre autant que possible ses activités habituelles en les adaptant, et reprendre progressivement un exercice régulier. Les médicaments sont un appoint : paracétamol et anti-inflammatoires non stéroïdiens en première intention, avec évaluation du rapport bénéfice risque ; opioïdes faibles ou forts en deuxième intention seulement, sur une durée courte et avec une surveillance du mésusage. Les antidépresseurs et les gabapentinoïdes ne sont pas recommandés en phase aiguë.

Sur l'imagerie, la règle est nette : en l'absence de drapeau rouge, il n'y a pas d'indication à réaliser une imagerie en poussée aiguë. Pour une lombalgie chronique évoluant depuis plus de trois mois sans drapeau rouge, l'IRM est l'examen indiqué.

Ce qu'il ne faut pas faire

  • Se mettre au lit et attendre que ça passe.
  • Exiger une radiographie ou un scanner pour un lumbago récent sans signe d'alerte.
  • Prendre des opioïdes au long cours pour une lombalgie commune.
  • Se convaincre qu'on a le dos abîmé sur la foi d'anomalies dégénératives banales vues sur une image.
  • Ignorer une perte du contrôle des urines ou des selles associée à un mal de dos.

Pour le détail complet, voir la fiche détaillée Lombalgie, ainsi que Pourquoi consulter un kinésithérapeute et Imagerie médicale.

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J'ai mal au cou : faut-il faire une radio ?

En bref : une cervicalgie commune de moins de quatre à six semaines sans signe d'alerte ne justifie aucune imagerie ; on reste mobile, on privilégie le paracétamol.

C'est quoi

Une douleur de la nuque, le plus souvent d'origine mécanique et posturale. On distingue les cervicalgies non traumatiques, de loin les plus fréquentes, et celles qui surviennent après un traumatisme, dont la prise en charge est différente parce que le risque lésionnel n'est pas le même.

Ce qu'on ressent

Une douleur de la nuque, une raideur, une limitation de la rotation de la tête, une contracture musculaire palpable. La douleur peut irradier vers l'épaule ou le bras. Un torticolis bloque la tête dans une position antalgique et se déclenche souvent au réveil.

Ce qui se passe normalement

La cervicalgie commune évolue favorablement en quelques jours à quelques semaines. Un torticolis banal cède en général en moins d'une semaine. Un torticolis qui dure plus de huit jours doit faire consulter. Les facteurs d'entretien sont connus : postures prolongées devant un écran, literie inadaptée, stress qui installe une contracture permanente.

Quand consulter en urgence : appelez le 15 ou le 112
  • Douleurs violentes accompagnées de troubles de la parole, de troubles de la vue ou d'une paralysie.
  • Fièvre avec raideur de la nuque.
  • Difficultés respiratoires ou difficultés à avaler.
  • Traumatisme du cou chez une personne de plus de 65 ans.

En dehors de l'urgence, consultez si le torticolis dure plus de huit jours, si la douleur descend dans le bras avec des fourmillements, ou si elle réveille la nuit sans lien avec la position.

Ce que dit la HAS sur l'imagerie

Dans une fiche de décembre 2020, la HAS a clarifié les indications. Pour une cervicalgie non traumatique, l'imagerie n'est indiquée d'emblée que s'il existe un drapeau rouge, à savoir une suspicion de pathologie rhumatologique inflammatoire, infectieuse, vasculaire ou tumorale. Elle n'est pas indiquée pour une cervicalgie commune évoluant depuis moins de quatre à six semaines sans signe d'alerte. Après un traumatisme, l'imagerie est indiquée si le patient est instable, s'il existe des troubles de la conscience ou des signes neurologiques, si les règles de prédiction clinique la recommandent, à partir de 65 ans, en cas de rachis ankylosé ou de suspicion de dissection artérielle : le scanner sans injection est l'examen de première intention, l'IRM de deuxième intention.

Le traitement

Rester mobile en douceur, adapter les activités plutôt que les arrêter, vérifier la literie et l'oreiller, privilégier le paracétamol, réserver les anti-inflammatoires non stéroïdiens à cinq jours maximum, et travailler la relaxation quand le stress est clairement en cause. La kinésithérapie a sa place quand la douleur persiste ou récidive.

Ce qu'il ne faut pas faire

  • Dormir sur le ventre : c'est la position qui contraint le plus la nuque.
  • Utiliser un traversin.
  • Faire des mouvements brusques de la nuque pour tenter de la débloquer.
  • Rester figé dans une posture prolongée, écran ou volant.
  • Prolonger les anti-inflammatoires au-delà de cinq jours sans avis médical.
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Mal de tête : migraine ou céphalée de tension ?

En bref : la plupart des maux de tête relèvent de la migraine ou de la céphalée de tension, mais six situations imposent un avis en urgence, et le traitement lui-même peut entretenir la douleur.

C'est quoi

Deux tableaux dominent. La migraine sans aura répond aux critères ICHD-3 : au moins cinq crises, une durée de 4 à 72 heures sans traitement ou en cas d'échec du traitement, ramenée à 2 à 72 heures chez l'enfant et l'adolescent de moins de 18 ans, au moins deux des quatre caractéristiques que sont le caractère unilatéral, le caractère pulsatile, une intensité modérée à sévère et l'aggravation par l'activité physique de routine, et au moins un signe associé, à savoir des nausées ou des vomissements, ou bien une photophobie et une phonophobie ensemble.

La céphalée de tension répond à d'autres critères ICHD-3 : une durée de 30 minutes à 7 jours, au moins deux des quatre caractéristiques que sont une localisation bilatérale, une qualité pressante ou constrictive non pulsatile, une intensité légère à modérée et l'absence d'aggravation par l'activité physique de routine, l'absence de nausée et de vomissement, et pas plus d'une photophobie ou d'une phonophobie.

Ce qu'on ressent

Dans la migraine, une douleur souvent d'un seul côté, battante, qui empire quand on bouge, avec une intolérance à la lumière et au bruit et l'envie de s'isoler dans le noir. Dans la céphalée de tension, une sensation d'étau ou de casque, des deux côtés, d'intensité modérée, qui n'empêche pas de continuer ses activités et qui s'installe plutôt en cours de journée.

Ce qui se passe normalement

La migraine évolue par crises séparées de périodes libres, avec une fréquence qui varie au fil de la vie. La céphalée de tension peut rester épisodique pendant des années. Le vrai risque évolutif n'est ni neurologique ni tumoral : c'est la céphalée par abus médicamenteux, définie par l'ICHD-3 comme une céphalée présente au moins 15 jours par mois chez une personne ayant déjà une céphalée, depuis plus de 3 mois, avec surconsommation. Les seuils diagnostiques retenus sont d'au moins 15 jours par mois pour les antalgiques simples, paracétamol, anti-inflammatoires non stéroïdiens et aspirine, et d'au moins 10 jours par mois pour les triptans comme pour l'ergotamine. L'ICHD-3 précise elle-même que ces seuils reposent sur un avis d'experts et non sur des preuves formelles : autant le dire.

Quand consulter en urgence

Les recommandations françaises pour la prise en charge des céphalées en urgence, publiées par la SFEMC et la Société française de neurologie, retiennent six situations :

  • Céphalée brutale ou en coup de tonnerre, dont l'intensité est maximale en moins d'une minute.
  • Céphalée récente ou d'aggravation récente, de moins de 7 jours, et inhabituelle.
  • Céphalée associée à une fièvre sans cause évidente.
  • Céphalée associée à des signes neurologiques.
  • Céphalée suggérant une intoxication, notamment au monoxyde de carbone.
  • Céphalée chez une personne immunodéprimée.

Le traitement

Pour la crise migraineuse, la SFEMC fixe un objectif clair dans ses recommandations de 2021 : l'absence de douleur deux heures après la prise. Les anti-inflammatoires non stéroïdiens sont indiqués pour les crises légères et les triptans pour les crises sévères. Les opioïdes ne sont pas recommandés. Prendre le traitement tôt dans la crise en améliore nettement l'efficacité.

Les recommandations de la SFEMC de 2021 le disent : si un triptan ne vous soulage pas, un autre peut marcher. Le médecin ne parle de résistance aux triptans qu'après l'échec d'au moins deux triptans, chacun essayé sur trois crises. Si les crises résistent à un triptan seul, il peut aussi associer un anti-inflammatoire et un triptan. En 2024, la SFEMC a mis à jour sa position dans la Revue neurologique, après l'arrivée de nouveaux médicaments dont le rimégépant. Ce médicament de la crise est disponible en pharmacie en France depuis octobre 2023. Selon Vidal, il n'est pas remboursé.

Pour éviter de basculer dans la céphalée par abus médicamenteux, la SFEMC retient en 2021 des seuils de prévention plus stricts que les seuils diagnostiques de l'ICHD-3, et il ne faut surtout pas les confondre : au maximum 14 jours par mois pour les antalgiques simples, 8 jours par mois pour les triptans, 8 jours par mois pour les associations caféinées. Quand ces seuils sont durablement atteints, c'est un traitement de fond qu'il faut discuter, pas une augmentation des doses.

Ce qu'il ne faut pas faire

  • Compter les comprimés au lieu de compter les jours de prise : c'est le nombre de jours par mois qui définit l'abus.
  • Prendre des opioïdes pour une crise de migraine.
  • Attendre que la crise soit installée avant de traiter.
  • Négliger une céphalée brutale en la mettant sur le compte du stress.
  • Ignorer un mal de tête inhabituel apparu depuis moins de sept jours.

Pour le détail complet, voir la fiche détaillée Migraines, ainsi que Gérer la douleur chronique et Sinusite.

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Douleur articulaire : arthrose ou urgence ?

En bref : dans l'arthrose, l'activité physique adaptée est une part essentielle du traitement et les chondroprotecteurs n'ont pas de place dans la stratégie thérapeutique selon la HAS ; une seule articulation gonflée et chaude avec de la fièvre est une urgence.

C'est quoi

L'arthrose est une atteinte de l'articulation qui touche le cartilage, l'os sous-jacent et les tissus environnants. Elle ne guérit pas : on ralentit son évolution et on traite ses conséquences. Elle concerne principalement le genou, la hanche, les mains et le rachis.

Ce qu'on ressent

Une douleur mécanique, aggravée par l'effort et soulagée par le repos, avec un dérouillage matinal de courte durée, une limitation progressive des amplitudes et une réduction du périmètre de marche. L'intensité de la douleur n'est pas proportionnelle à l'aspect des radiographies : des images très abîmées peuvent faire peu souffrir, et l'inverse existe aussi.

Douleur mécanique ou inflammatoire : un repère d'orientation

Une douleur mécanique est aggravée par l'effort, soulagée par le repos, avec un dérouillage matinal court. Une douleur inflammatoire réveille la nuit et s'accompagne d'un dérouillage matinal prolongé. Soyons honnêtes sur le statut de cette distinction : c'est un repère clinique classique, utile pour orienter, mais ce n'est pas un critère diagnostique validé par une recommandation française que nous ayons pu vérifier. Elle sert à savoir s'il faut consulter, pas à poser un diagnostic soi-même.

Ce qui se passe normalement

L'évolution est capricieuse, non linéaire : des poussées douloureuses alternent avec des périodes de calme. Le cercle vicieux est toujours le même. La douleur fait réduire l'activité, la musculature qui protège l'articulation fond, le périmètre de marche se réduit, la prise de poids majore les contraintes, et la perte d'autonomie précède souvent de plusieurs années la dégradation visible sur les images.

Quand consulter en urgence
  • Une seule articulation gonflée, chaude, très douloureuse, avec de la fièvre. C'est le tableau de l'arthrite septique et c'est une urgence.
  • Impotence fonctionnelle brutale et majeure d'une articulation.
  • Articulation gonflée après une plaie, une injection ou une chirurgie récente.
  • Fièvre associée à des douleurs articulaires multiples avec altération de l'état général.

Dans l'arthrite septique, la ponction articulaire est l'examen clé du diagnostic et elle doit précéder l'antibiothérapie. Les recommandations de la SPILF rappellent que les prélèvements bactériologiques doivent être réalisés avant tout antibiotique. Autrement dit : on ne prend pas un antibiotique tout seul avant d'avoir vu un médecin, parce qu'on rend alors le diagnostic beaucoup plus difficile sans traiter correctement l'infection.

Le traitement

L'activité physique adaptée est une part essentielle du traitement, avec la kinésithérapie et un programme personnalisé. C'est le seul levier qui modifie durablement la trajectoire fonctionnelle. Le paracétamol est l'antalgique de première intention. Les anti-inflammatoires non stéroïdiens sont réservés aux poussées non soulagées par le paracétamol, pour cinq jours maximum, en raison des risques digestifs, cardiovasculaires et rénaux. Les infiltrations de corticoïdes soulagent la douleur mais n'ont pas d'effet sur la structure du cartilage. L'acide hyaluronique intra-articulaire n'est pas remboursé. La chirurgie intervient après échec du traitement médical.

Les compléments pour l'arthrose : ce qu'en dit la HAS

La HAS a conclu, dans des avis rendus en janvier et novembre 2013, à un service médical rendu insuffisant pour justifier une prise en charge par la solidarité nationale. Elle a jugé l'effet sur la douleur et la gêne fonctionnelle « minime et de pertinence clinique discutable », constaté qu'ils ne réduisent pas la consommation d'anti-inflammatoires, et conclu qu'ils « n'ont pas de place dans la stratégie thérapeutique ». Sont concernés la chondroïtine sulfate, la diacéréine, les insaponifiables d'avocat et de soja, et la glucosamine. L'Assurance Maladie confirme qu'ils n'ont pas d'intérêt dans le traitement de l'arthrose du genou et qu'ils ne sont pas remboursés.

Ce qu'il ne faut pas faire

  • Arrêter de bouger parce que ça fait mal : c'est exactement ce qui accélère la perte fonctionnelle.
  • Prendre des anti-inflammatoires en continu pendant des semaines.
  • Dépenser de l'argent en chondroprotecteurs en attendant qu'ils réparent le cartilage.
  • Prendre un antibiotique restant d'une ordonnance devant une articulation gonflée et chaude.
  • Se fier uniquement à l'image radiologique pour décider d'une chirurgie.

Voir aussi nos fiches Douleurs du genou, Ménisque et Pourquoi consulter un kinésithérapeute.

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Quand appeler le 15 et quels médicaments éviter ?

En bref : le 15 pour toute urgence vitale ou tout doute sur la gravité, le 116 117 pour un besoin médical quand les cabinets sont fermés ; le paracétamol en première intention, l'anti-inflammatoire avec prudence en contexte infectieux.

Les numéros et à quoi ils servent

  • 15 : le SAMU. Urgence vitale, ou doute sur la gravité. C'est le numéro par défaut quand on hésite.
  • 112 : le numéro d'urgence européen, valable partout dans l'Union européenne.
  • 114 : destiné aux personnes sourdes et malentendantes, par message écrit.
  • 116 117 : la permanence des soins ambulatoires, quand les cabinets sont fermés.

Le 116 117 est gratuit et met en relation avec un médecin de garde. Il permet un conseil médical, une orientation vers une consultation ou, si nécessaire, le déclenchement des secours. Deux précisions honnêtes : ce numéro n'est pas destiné aux urgences vitales, et ses horaires varient selon les départements, l'organisation n'étant pas uniforme sur le territoire. La source utilisée ici est une agence régionale de santé, celle des Pays de la Loire, et les modalités peuvent différer chez vous. En cas d'urgence vitale ou de doute sur la gravité, c'est le 15.

Anti-inflammatoires et infections : l'alerte de l'ANSM

C'est probablement le message transversal le plus important de cette page. L'ANSM alerte sur le fait que l'ibuprofène et le kétoprofène peuvent masquer les signes d'une infection, à savoir la fièvre et la douleur, et entraîner un retard de prise en charge avec un risque de complications infectieuses graves : fasciite nécrosante, pneumonie avec abcès, empyème, abcès cérébral, cellulite cervico-faciale, médiastinite, en particulier lors d'infections à streptocoque et à pneumocoque.

La recommandation qui en découle est simple : privilégier le paracétamol en cas de douleur ou de fièvre, en particulier lors des infections courantes. Quand un anti-inflammatoire est utilisé, c'est à la dose minimale efficace et pour la durée la plus courte possible, soit 3 jours maximum pour la fièvre et 5 jours pour la douleur. Et une contre-indication absolue à connaître : jamais d'anti-inflammatoire non stéroïdien en cas de varicelle. Chez la femme enceinte, l'ANSM rappelle aussi que ces anti-inflammatoires sont contre-indiqués à partir du 6e mois de grossesse.

Le paracétamol : le médicament le plus banal et le plus sous-estimé

Chez l'adulte, l'ANSM retient 1 g maximum par prise, 3 g par jour maximum sans ordonnance, avec un intervalle minimum de 4 heures entre deux prises. Le maximum absolu est de 60 mg/kg/jour sous supervision médicale, et une adaptation est nécessaire si le poids est inférieur à 50 kg. Sans avis médical, l'ANSM conseille de ne pas dépasser 3 jours de traitement en cas de fièvre et 5 jours en cas de douleur.

Le surdosage cause des dommages graves et irréversibles au foie. Le paracétamol est la première cause de transplantation hépatique d'origine médicamenteuse en France. Le piège le plus courant est le cumul involontaire : plus de 200 spécialités contiennent du paracétamol, et il est facile d'associer un antalgique et un médicament contre le rhume sans savoir qu'on double la dose. Un message d'alerte figure désormais sur les boîtes. La prudence s'impose particulièrement en cas d'insuffisance hépatique ou rénale, d'alcoolisme chronique, de dénutrition et pendant la grossesse.

L'antibiorésistance : pourquoi votre médecin ne prescrit pas d'antibiotique

Les chiffres français sont mauvais et ils empirent. En 2024, la consommation d'antibiotiques a atteint 22,1 doses définies journalières pour 1 000 habitants et par jour, en hausse de 5,4 % par rapport à 2023. En ville, plus de 860 prescriptions pour 1 000 habitants et par an ont été enregistrées, en hausse de 4,8 %. Au total, 27,2 millions de personnes ont reçu au moins une prescription d'antibiotique, soit quatre Français sur dix. La France reste au deuxième rang européen des pays les plus consommateurs. L'objectif national est de 650 prescriptions pour 1 000 habitants et par an d'ici 2027. Ces données de 2024 ont été publiées par Santé publique France le 18 novembre 2025 et relayées par Vidal.

Sur le plan structurel, la HAS rappelait en 2021 que plus de 5 500 décès étaient attribués aux infections à bactéries multirésistantes en 2015 en France, et que 92 % des antibiotiques sont délivrés en médecine de ville. C'est donc bien là, entre le cabinet et l'officine, que se joue l'essentiel. Pour les professionnels de santé, l'outil de référence indépendant et gratuit d'aide à la décision en antibiothérapie de soins primaires est Antibioclic, développé en partenariat avec la SPILF, le CNGE et le CMG.

Ce que cette page fait, et ce qu'elle ne fait pas

Cette page n'établit aucun diagnostic et ne remplace aucune consultation. Elle donne des repères issus des recommandations françaises pour vous aider à situer votre situation : ce qui guérit seul, ce qui mérite un rendez-vous, ce qui impose d'appeler le 15. Deux symptômes identiques peuvent recouvrir deux maladies sans rapport, et c'est précisément l'examen clinique qui les sépare. Si votre situation ne correspond à rien de ce qui est décrit ici, ou si elle vous inquiète, consultez.

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Quiz à imprimer : connaissez-vous bien les pathologies courantes ?

Quiz : connaissez-vous bien les pathologies courantes ?

Cochez « vrai » ou « faux ». Les réponses sont en bas. Ce quiz sert aussi en atelier d'éducation thérapeutique.

  1. La plupart des angines guérissent sans antibiotique.
    VraiFaux
  2. Des crachats verts veulent dire qu'il faut un antibiotique.
    VraiFaux
  3. Après une bronchite, tousser pendant deux à trois semaines est normal.
    VraiFaux
  4. On peut mettre des gouttes dans une oreille qui fait mal sans que le médecin ait regardé le tympan.
    VraiFaux
  5. Pour réhydrater un jeune enfant qui a une gastro, de l'eau ou du soda suffit.
    VraiFaux
  6. Avec un mal de dos banal, il vaut mieux rester au lit.
    VraiFaux
  7. Un mal de dos avec une perte du contrôle des urines ou des selles impose d'appeler le 15.
    VraiFaux
  8. Prendre des antidouleurs contre le mal de tête 15 jours par mois ou plus peut entretenir ce mal de tête.
    VraiFaux
  9. En cas d'infection, l'ibuprofène est le meilleur choix contre la fièvre.
    VraiFaux
  10. Une seule articulation gonflée et chaude avec de la fièvre est une urgence.
    VraiFaux
Voir les réponses
  1. Vrai. La plupart sont dues à un virus. L'antibiotique sert seulement si le test rapide trouve un streptocoque.
  2. Faux. La couleur des crachats ne dit pas si c'est une bactérie. La bronchite aiguë est due à un virus dans plus de 95 % des cas.
  3. Vrai. Les bronches ont besoin de temps pour réparer. Consultez si la toux dure plus de trois semaines.
  4. Faux. Si le tympan est percé, certaines gouttes sont toxiques pour l'oreille. Le médecin doit d'abord regarder.
  5. Faux. Il faut une solution de réhydratation orale, vendue sans ordonnance en pharmacie. On la donne par petites quantités.
  6. Faux. Le repos au lit entretient la douleur. Rester actif aide à guérir plus vite.
  7. Vrai. Cela peut être un syndrome de la queue de cheval. C'est une urgence chirurgicale.
  8. Vrai. C'est la céphalée par abus médicamenteux. Comptez les jours de prise et parlez-en à votre médecin.
  9. Faux. L'ANSM conseille le paracétamol. L'ibuprofène peut cacher les signes d'une infection grave.
  10. Vrai. Cela peut être une arthrite septique. Ne prenez pas d'antibiotique avant d'avoir vu un médecin.

Quiz MediScribe, mediscribe.fr. Ce document ne remplace pas l'avis de votre médecin.

Quelles sont les questions les plus fréquentes ?

Faut-il un antibiotique pour une angine ?

Non, sauf si un test rapide d'orientation diagnostique confirme un streptocoque du groupe A. Chez l'adulte, 75 à 90 % des angines sont virales, et chez l'enfant 60 à 75 %. Le score de Mac Isaac oriente la décision de tester : température supérieure à 38 °C, absence de toux, adénopathies cervicales antérieures douloureuses et atteinte des amygdales valent un point chacun, l'âge de 45 ans et plus retire un point, et le test est indiqué à partir d'un score de 2. Quand le test est positif chez l'adulte, la HAS recommande l'amoxicilline 2 g par jour en deux prises pendant 6 jours. Sans test positif, pas d'antibiotique.

Combien de temps dure une toux normale après une bronchite ?

Deux à trois semaines, parfois davantage, et c'est normal. La bronchite aiguë est virale dans plus de 95 % des cas et la toux persiste le temps que la muqueuse bronchique se répare. Chez l'enfant de moins de 2 ans, la disparition survient habituellement en 10 à 14 jours, parfois en 3 à 4 semaines. En revanche, une toux qui dépasse 3 semaines doit faire consulter, notamment pour évoquer une coqueluche, de même qu'une fièvre supérieure à 38,5 °C pendant plus de 3 jours ou une gêne respiratoire.

Peut-on mettre des gouttes dans l'oreille si le tympan est percé ?

Pas n'importe lesquelles. En cas de perforation du tympan, on utilise une fluoroquinolone en gouttes et surtout pas un aminoside, en raison du risque d'ototoxicité. C'est précisément pour cela qu'on ne met jamais de gouttes dans une oreille douloureuse sans que le tympan ait été examiné, y compris avec un flacon restant d'un traitement précédent. Le traitement d'une otite externe dure 7 à 10 jours, avec 2 à 4 instillations par jour, et l'antalgie repose sur le paracétamol.

Faut-il faire une radio pour un mal de dos ?

Non. En l'absence de drapeau rouge, la HAS indique qu'il n'y a pas d'indication à réaliser une imagerie en poussée aiguë de lombalgie commune. Pour une lombalgie chronique de plus de 3 mois sans drapeau rouge, l'examen indiqué est l'IRM. Les drapeaux rouges qui changent la donne sont notamment une douleur non mécanique présente au repos et la nuit, des symptômes neurologiques étendus, des paresthésies périnéales, un traumatisme important, une perte de poids inexpliquée, un antécédent de cancer, une corticothérapie prolongée, une fièvre ou une altération de l'état général.

Quand faut-il s'inquiéter d'un mal de tête ?

Les recommandations françaises pour la prise en charge des céphalées en urgence retiennent six situations : une céphalée brutale ou en coup de tonnerre, dont l'intensité est maximale en moins d'une minute ; une céphalée récente ou d'aggravation récente, de moins de 7 jours, et inhabituelle ; une céphalée associée à une fièvre sans cause évidente ; une céphalée associée à des signes neurologiques ; une céphalée suggérant une intoxication, notamment au monoxyde de carbone ; une céphalée chez une personne immunodéprimée. Dans ces situations, il faut un avis médical sans délai.

Paracétamol ou ibuprofène : lequel choisir ?

Le paracétamol en première intention en cas de douleur ou de fièvre, particulièrement lors des infections courantes. L'ANSM rappelle que l'ibuprofène et le kétoprofène peuvent masquer les signes d'une infection et entraîner un retard de prise en charge, avec un risque de complications graves comme une fasciite nécrosante, une pneumonie avec abcès, un empyème, un abcès cérébral, une cellulite cervico-faciale ou une médiastinite, surtout à streptocoque et à pneumocoque. Les anti-inflammatoires non stéroïdiens sont formellement contre-indiqués en cas de varicelle. Quand ils sont utilisés, c'est à la dose minimale efficace et pour la durée la plus courte : 3 jours maximum pour la fièvre, 5 jours pour la douleur.

Quelle quantité de paracétamol peut-on prendre par jour ?

Chez l'adulte, 1 g maximum par prise, 3 g par jour maximum sans ordonnance, avec un intervalle minimum de 4 heures entre deux prises. Le maximum absolu est de 60 mg/kg/jour, sous supervision médicale, et une adaptation est nécessaire en dessous de 50 kg. Le surdosage provoque des dommages graves et irréversibles au foie : le paracétamol est la première cause de transplantation hépatique d'origine médicamenteuse en France. Plus de 200 spécialités en contiennent, d'où le risque de cumul involontaire entre un antalgique et un médicament contre le rhume. Prudence en cas d'insuffisance hépatique ou rénale, d'alcoolisme chronique, de dénutrition et pendant la grossesse.

Que faire contre la gastro ?

Réhydrater, essentiellement. La gastro-entérite est majoritairement virale et guérit seule : les vomissements durent moins de 24 heures, la fièvre 2 à 3 jours et la diarrhée 3 à 4 jours. Chez l'enfant de moins de 5 ans, et surtout avant 6 mois, les solutions de réhydratation orale sont indispensables, disponibles sans ordonnance, à donner par très petites quantités plusieurs fois par heure, à la cuillère toutes les 5 à 10 minutes en cas de vomissements. Ce qu'il ne faut pas faire : réhydrater avec de l'eau pure seule, des sodas ou des boissons uniquement sucrées, arrêter le lait sans avis médical, donner des antidiarrhéiques, antiémétiques ou anti-inflammatoires en cas de déshydratation chez l'enfant, ou compter sur les probiotiques, dont l'efficacité n'est pas prouvée selon l'Assurance Maladie.

Les compléments pour l'arthrose servent-ils à quelque chose ?

La HAS a conclu à un service médical rendu insuffisant pour justifier une prise en charge par la solidarité nationale, avec un effet sur la douleur et la gêne fonctionnelle qualifié de minime et de pertinence clinique discutable, sans réduction de la consommation d'anti-inflammatoires, et a estimé qu'ils n'ont pas de place dans la stratégie thérapeutique. Sont concernés la chondroïtine sulfate, la diacéréine, les insaponifiables d'avocat et de soja et la glucosamine. L'Assurance Maladie confirme qu'ils n'ont pas d'intérêt dans le traitement de l'arthrose du genou et qu'ils ne sont pas remboursés. Ce qui fonctionne réellement, c'est l'activité physique adaptée.

Quand appeler le 15 et quand appeler le 116 117 ?

Le 15 pour toute urgence vitale ou tout doute sur la gravité. Le 116 117 est le numéro de la permanence des soins ambulatoires, gratuit, quand les cabinets sont fermés : il met en relation avec un médecin de garde et permet un conseil médical, une orientation ou le déclenchement des secours. Il n'est pas destiné aux urgences vitales. Ses horaires varient selon les départements, l'organisation n'étant pas uniforme sur le territoire. À retenir également : le 112 est le numéro d'urgence européen et le 114 est destiné aux personnes sourdes et malentendantes.

Une articulation gonflée et chaude avec de la fièvre, est-ce grave ?

C'est une urgence jusqu'à preuve du contraire. Une seule articulation gonflée, chaude et très douloureuse accompagnée de fièvre doit faire évoquer une arthrite septique. La ponction articulaire est l'examen clé du diagnostic et elle doit précéder l'antibiothérapie : les recommandations de la SPILF rappellent que les prélèvements bactériologiques doivent être réalisés avant tout antibiotique. Concrètement, il ne faut pas prendre un antibiotique restant d'une ordonnance précédente avant d'avoir été examiné, car cela rend le diagnostic beaucoup plus difficile sans traiter correctement l'infection.

Un pharmacien peut-il délivrer un antibiotique pour une angine sans ordonnance ?

Oui, dans un cadre précis. Le décret n° 2024-550 du 17 juin 2024, entré en vigueur le 19 juin 2024, autorise le pharmacien à délivrer un antibiotique sans ordonnance après un test rapide d'orientation diagnostique positif au streptocoque du groupe A. Le test est recommandé à partir de 3 ans et, en officine, à partir de 10 ans. Le parcours est plus court et la règle reste la même : sans test positif, il n'y a toujours pas d'antibiotique.

Pour aller plus loin

Sur quelles sources s'appuie cette fiche ?

  1. HAS, Choix et durées d'antibiothérapies : angine aiguë de l'adulte, fiche mémo validée en 2021, mise à jour le 13 mai 2025
  2. HAS, Choix et durées d'antibiothérapies : otite moyenne aiguë purulente de l'enfant
  3. HAS, Prise en charge du patient présentant une lombalgie commune, mars 2019
  4. HAS, Cervicalgie : l'imagerie uniquement dans des cas bien définis, décembre 2020
  5. HAS, Chondroprotecteurs : service médical rendu insuffisant dans l'arthrose, avis 2013
  6. HAS, Dossier de presse antibiorésistance, novembre 2021
  7. ANSM, Anti-inflammatoires non stéroïdiens et complications infectieuses graves, 2019, mise à jour en avril 2023
  8. ANSM, Le paracétamol, page mise à jour le 25 juin 2024
  9. Assurance Maladie, Angine : définition, symptômes et diagnostic
  10. Assurance Maladie, TROD angine en officine, décret n° 2024-550 du 17 juin 2024
  11. Assurance Maladie, Bronchite : consultation et traitement médical
  12. Assurance Maladie, Otite externe : définition et facteurs favorisants
  13. Assurance Maladie, Otite externe : symptômes
  14. Assurance Maladie, Traitement de l'otite externe
  15. Assurance Maladie, Mal de ventre : définition et causes
  16. Assurance Maladie, Mal de ventre : que faire et quand consulter
  17. Assurance Maladie, Gastro-entérite de l'adulte : consultation et traitement
  18. Assurance Maladie, Gastro-entérite de l'enfant : que faire et quand consulter
  19. Assurance Maladie, Cervicalgie : que faire et quand consulter
  20. Assurance Maladie, Arthrose du genou : traitement médical et chirurgical
  21. Santé.fr, Antibio'Malin, Bronchite aiguë
  22. Santé.fr, Antibio'Malin, Gastro-entérite
  23. SFEMC, Recommandations 2021 pour le diagnostic et la prise en charge de la migraine
  24. SFEMC et Société française de neurologie, Prise en charge des céphalées en urgence
  25. ICHD-3, Migraine sans aura
  26. ICHD-3, Céphalée de tension
  27. ICHD-3, Céphalée par abus médicamenteux
  28. FMC-HGE, Prise en charge du syndrome de l'intestin irritable, synthèse des recommandations de l'American College of Gastroenterology 2020
  29. SNFGE, Dyspepsie fonctionnelle
  30. SPILF, Info-Antibio n°97, avril 2023, arthrites septiques
  31. SPILF et Société française de rhumatologie, Recommandations françaises 2020 sur la prise en charge des arthrites septiques sur articulation native de l'adulte. Référence bibliographique, texte intégral non librement accessible.
  32. Campus de Neurochirurgie, Syndrome de la queue de cheval
  33. ARS Pays de la Loire, Permanence des soins ambulatoires et 116 117. Source régionale, modalités variables selon les départements.
  34. Vidal, Consommation d'antibiotiques en France : une hausse significative en 2024, données Santé publique France
  35. Antibioclic, aide à la décision thérapeutique en antibiothérapie de soins primaires
  36. Santé publique France, Les prescriptions et la consommation d'antibiotiques en secteur de ville augmentent en 2024, communiqué du 18 novembre 2025
  37. Moisset X, Demarquay G, de Gaalon S et al., Migraine treatment: Position paper of the French Headache Society, Revue neurologique, 2024, vol. 180, p. 1087-1099, Société française d'étude des migraines et céphalées. DOI 10.1016/j.neurol.2024.09.008
  38. HAS, La HAS recommande la vaccination des nourrissons contre les infections à rotavirus, juillet 2022
  39. Vidal, Vaccination contre les diarrhées à rotavirus : Rotarix et RotaTeq désormais remboursables, novembre 2022
  40. Vidal, VYDURA, nouveau médicament oral dans la prise en charge de la migraine, octobre 2023

Ce contenu est un exemple de dossier patient multi-pathologies rédigé par MediScribe selon les critères E-E-A-T, avec un balisage schema.org complet destiné à la citabilité par les moteurs de recherche et les IA génératives.

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