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Tendinite : pourquoi votre tendon ne guérit pas avec du repos

Rédigé par Florent Durand, MediScribe · Destiné aux patients et à leurs proches · Validation médicale en cours

Votre médecin vous a dit « tendinite ». On vous a conseillé du repos, de la glace et des anti-inflammatoires. Trois mois plus tard, ça fait toujours mal. C'est logique : le problème est presque toujours un tendon abîmé par une contrainte mécanique répétée, rarement une inflammation, et le traitement qui marche est l'inverse du repos. Cette fiche donne le mécanisme, les tests, les exercices efficaces, la valeur réelle des infiltrations et du PRP, et vos droits au travail.

Tendinite ou tendinopathie, quelle différence ?

En bref : Le suffixe « ite » veut dire inflammation. Dans la grande majorité des tendons douloureux, il n'y a pas ou peu d'inflammation : les fibres se désorganisent sous une contrainte mécanique trop forte ou trop rapide. Le terme exact est tendinopathie. Ce mot change le traitement : le repos strict et les anti-inflammatoires ne réparent pas le tendon.

Au microscope, un tendon douloureux opéré ne montre presque pas de cellules de l'inflammation, mais des fibres de collagène désordonnées. Un anti-inflammatoire agit sur une inflammation : s'il n'y en a pas, il masque la douleur sans rien réparer. Deux exceptions : la ténosynovite, quand la gaine du tendon s'irrite, et la forme calcifiante de l'épaule.

L'anatomie utile : le corps du tendon, la jonction myotendineuse où le muscle devient tendon, l'enthèse qui l'ancre dans l'os et supporte mal les étirements forcés, la gaine synoviale des doigts, la bourse séreuse anti-frottement.

La gestion de charge, cœur du sujet. Sollicité, un tendon fabrique du collagène neuf et devient plus résistant, mais ce cycle demande des semaines. Un muscle se renforce en quelques jours, un tendon en quelques mois. Le déclencheur est trop d'activité, trop vite : passer de 20 à 45 kilomètres de course en un mois, ou changer de poste et visser bras levés. Le muscle suit, le tendon non.

Quels sont les symptômes d'une tendinite ?

En bref : Une douleur précise sur le trajet d'un tendon, qui apparaît à l'effort, s'atténue à l'échauffement puis revient plus fort après. Elle est reproduite quand on appuie sur le tendon et quand on contracte le muscle contre résistance. Une douleur diffuse, permanente ou avec de la fièvre n'est pas une tendinopathie.
  • →
    Douleur localisée, que le patient montre avec un doigt.
  • →
    Douleur de démarrage : premiers pas du matin.
  • →
    Douleur qui diminue à l'échauffement puis revient plus forte le lendemain.
  • →
    Raideur matinale brève, nodule palpable sur le tendon.
  • →
    Perte de force : ouvrir un bocal, monter sur la pointe des pieds.
  • !
    Pas banal : tendon rouge et chaud avec fièvre, impossibilité soudaine de bouger. Voir les signes d'alarme.

Quel tendon est touché et comment le tester ?

En bref : Chaque localisation a son test et ses délais. La distinction la plus utile concerne le tendon d'Achille : la forme corporéale, au-dessus du talon, tolère les étirements ; la forme d'insertion, sur l'os du talon, les supporte mal. Se tromper fait perdre trois mois.
LocalisationSignesTest simpleTraitement et délai
Coiffe des rotateursDouleur de l'épaule la nuitDouleur entre 60 et 120 degrés d'élévationKinésithérapie, amélioration en 6 semaines à 3 mois
Épaule calcifianteCrise brutale, épaule bloquéeRadiographie : dépôt de calciumAntalgiques, parfois ponction
Épicondylite latérale (tennis)Douleur face externe du coudeExtension du poignet contre résistanceRenforcement des extenseurs, guérison souvent en 12 mois
Épitrochléite (golf)Douleur interne du coudeFlexion du poignet contre résistanceMême logique, délais comparables
Achille corporéaleÉpaississement 2 à 6 cm au-dessus du talonPression du tendonExcentrique ou charge lourde et lente, 12 semaines
Achille d'insertionDouleur sur l'os du talonPression de l'insertion, cheville fléchieRenforcement sans descendre sous le sol
Tendinopathie patellaireDouleur sous la rotulePression de la pointe de rotuleCharge lourde et lente, 12 semaines et plus
De QuervainDouleur du bord du poucePouce dans le poing, poignet inclinéOrthèse, adaptation du geste
Doigt à ressautDoigt qui accroche puis se débloqueNodule dans la paumeInfiltration souvent efficace, chirurgie si échec
Tendinopathie fessièreDouleur du côté de la hanchePression du relief osseux latéralExercice, souvent confondue avec l'arthrose de hanche
Aponévrosite plantaireDouleur sous le talon le matinPression de la face interne du talonRenforcement du pied, semelles

Une douleur de genou hors de ces cases mérite un autre examen : Douleurs du genou, ménisque.

Qu'est-ce qui provoque une tendinite ?

En bref : Deux familles de causes se cumulent. Mécaniques : charge augmentée trop vite, geste répétitif, matériel inadapté. Générales : âge, diabète, surpoids, cholestérol, tabac, fluoroquinolones.

Côté terrain, le lien avec le diabète de type 2 est fort : une méta-analyse du British Journal of Sports Medicine retrouve un risque multiplié par 3,67 chez les diabétiques. Un cholestérol élevé, une obésité et le tabagisme pèsent aussi, et après 40 ans le tendon se répare plus lentement.

Fluoroquinolones : ce que dit l'ANSM
  • ! Ces antibiotiques (ciprofloxacine, lévofloxacine, ofloxacine) peuvent provoquer une tendinopathie et une rupture, surtout au tendon d'Achille.
  • ! Prudence chez les personnes âgées, les insuffisants rénaux, les transplantés et les sportifs.
  • ! L'association avec une corticothérapie augmente nettement le risque et doit être évitée.
  • ! Toute douleur d'un tendon pendant ou après la cure impose d'arrêter et d'appeler son médecin.

Le risque est rare mais mesurable : une cohorte américaine de près d'un million de patientes retrouve un risque de rupture supérieur de 25 % avec une fluoroquinolone comparée au cotrimoxazole. Voir aussi Polypharmacie.

Quels examens pour diagnostiquer une tendinite ?

En bref : Le diagnostic est clinique. L'échographie et l'IRM ne servent qu'en cas de doute sur une rupture, d'échec du traitement ou de bilan avant chirurgie. Après 40 ans, beaucoup de tendons indolores montrent des anomalies : en voir une ne prouve pas qu'elle explique la douleur.

Le médecin demande où, depuis quand, ce qui déclenche, et ce qui a changé dans votre activité. Puis il appuie sur le tendon et fait contracter le muscle contre résistance. Si la douleur est reproduite aux deux, le diagnostic est fait.

  • 1
    Radiographie. À l'épaule, la HAS la juge indispensable en première intention après 4 à 6 semaines : elle élimine d'autres causes et repère une calcification. Indolore, remboursée à 70 %.
  • 2
    Échographie. Deuxième intention : confirmer une rupture, guider une ponction. Indolore, remboursée à 70 %.
  • 3
    IRM. Bilan préopératoire ou doute. Indolore mais bruyante, 20 à 40 minutes. Voir Imagerie médicale.
  • 4
    Prise de sang. Pas systématique : glycémie et bilan lipidique si les atteintes sont multiples.

Une IRM trop précoce fait découvrir des anomalies sans rapport avec la plainte et débouche sur des gestes inutiles. C'est pour cela que la HAS ne recommande pas l'imagerie d'emblée.

Quand chercher plus loin. Pour le tendon d'Achille, un consensus international publié en 2025 dans le British Journal of Sports Medicine liste les situations qui demandent un avis médical en plus : une rupture, un rhumatisme inflammatoire, un syndrome métabolique, un cholestérol très élevé d'origine familiale, un trouble hormonal ou une réaction à un médicament.

Faut-il se mettre au repos avec une tendinite ?

En bref : Non. Le repos strict est une erreur : un tendon qui n'est plus sollicité perd sa résistance et redevient douloureux dès la reprise. On adapte la charge, on ne la supprime pas. La HAS écrit, pour l'épaule, de ne pas immobiliser et de maintenir les activités tolérables.

Trois semaines d'écharpe donnent un tendon plus faible qu'au départ. La règle est celle de la douleur acceptable :

  • ✓
    Une douleur pendant l'exercice jusqu'à environ 4 sur 10 est acceptable.
  • ✓
    Elle doit redescendre à son niveau habituel dans les 24 heures.
  • !
    Si la douleur du lendemain est plus forte que la veille, la charge était trop élevée : on baisse d'un cran, on ne s'arrête pas.
  • ✓
    On réduit le geste déclenchant, pas toute l'activité : un coureur peut souvent nager et pédaler.
Ce qu'il faut faire
  • Faire les exercices prescrits même quand la douleur a disparu.
  • Noter chaque matin la douleur sur 10 : c'est votre indicateur fiable.
  • Réduire le geste déclenchant de 30 à 50 %, puis remonter de 10 % par semaine.
  • Changer chaussures usées, hauteur de plan de travail, réglage de selle.
  • Traiter le terrain : diabète, cholestérol, tabac.
Ce qu'il ne faut pas faire
  • Immobiliser plusieurs semaines pour « laisser le tendon se reposer ».
  • Prendre des anti-inflammatoires en continu pour tenir le geste douloureux : vous supprimez l'alarme, pas la lésion.
  • Étirer fort une tendinopathie d'insertion : l'étirement écrase le tendon sur l'os.
  • Enchaîner les infiltrations de corticoïdes sur le même tendon.
  • Reprendre à 100 % le jour où la douleur disparaît, ou arrêter la kinésithérapie trop tôt.

Quels exercices soignent une tendinite ?

En bref : Le traitement de référence est le renforcement progressif : travail excentrique, ou charge lourde et lente. Les deux donnent des résultats équivalents à un an, avec une meilleure assiduité pour la charge lourde et lente. Comptez 12 semaines minimum, souvent 6 à 12 mois.

Excentrique : freiner le mouvement pendant que le muscle s'allonge, par exemple descendre le talon sous une marche. Charge lourde et lente : soulever une charge élevée très lentement, 3 secondes dans chaque sens.

ProtocoleExerciceSériesFréquenceDurée
Achille, excentriqueDescente lente du talon, genou tendu puis fléchi3 x 15 pour chaque variante2 fois par jour12 semaines
Achille, charge lourde et lenteMontée sur pointes avec charge3 à 4 x 6 à 15, 3 s par sens3 fois par semaine12 semaines
Rotulien, charge lourde et lenteSquat, presse, extension de genou3 à 4 x 6 à 15 lentes3 fois par semaine12 semaines et plus
ÉpauleRecentrage, renforcement de la coiffePilotée par le kinésithérapeute2 à 3 fois par semaine6 semaines à 3 mois

La charge doit augmenter au fil des semaines : répéter le même poids pendant trois mois ne sert à rien. Doser cette montée est le métier du kinésithérapeute. La prescription initiale est de 10 à 20 séances, remboursées à 60 %, et à 100 % en maladie professionnelle ou accident du travail. Faire ses exercices entre les séances fait la différence : voir Pourquoi prendre mon traitement tous les jours.

Infiltration, ondes de choc, PRP : ça marche ?

En bref : Aucun ne remplace le renforcement. L'infiltration de corticoïdes soulage vite mais donne un résultat inférieur au placebo à un an sur l'épicondylite. Les ondes de choc ont un effet modeste et ne sont pas remboursées. Le PRP n'a pas fait mieux que le placebo sur l'Achille.
TraitementCe qu'on en saitVerdict
ParacétamolPalier 1, sans effet sur le tendonUtile
AINS orauxEfficaces sur une poussée, risques digestifsCure courte
AINS en gelPassage général faible, effet local modesteAppoint
Infiltration de corticoïdesÉpicondylite : à un an, 83 % de bons résultats contre 96 % sous placebo, 54 % de récidives contre 12 %Effet court terme réel, défavorable ensuite, risque de rupture si répétée
Ondes de chocSupérieures aux ultrasons au coude, preuves de très faible qualitéDeuxième ligne, non remboursée
PRPAucun bénéfice contre placebo sur l'Achille ; supérieur au corticoïde à moyen terme ailleursJamais en première intention
Orthèses et talonnettesRéduisent la contrainteAide temporaire
Chaud et froidAucun effet sur la guérisonConfort

Pour l'épaule, la HAS demande une radiographie avant toute infiltration. Elle prévoit une ou deux infiltrations, espacées d'au moins trois semaines, et juge inutile de les répéter si l'amélioration ne dure pas (recommandation mise à jour en juillet 2026). Pour le doigt à ressaut, l'infiltration reste une première ligne raisonnable.

Quand faut-il opérer un tendon rompu ?

En bref : Opérer une tendinopathie non rompue est discutable : la HAS écrit que dans la tendinopathie non rompue de la coiffe des rotateurs, la chirurgie n'a pas démontré son intérêt. La vraie question est celle de la rupture, surtout du tendon d'Achille, où le choix entre botte et opération se discute au cas par cas.

Anatomie et mécanisme. Le tendon d'Achille relie le mollet à l'os du talon ; il se rompt dans sa zone la moins vascularisée, à quelques centimètres de son insertion, sur une accélération, un saut ou une réception. Le patient décrit un claquement, comme un coup de pied reçu derrière la cheville. Quelques heures plus tard la douleur diminue et la marche pied à plat redevient possible : c'est ce qui retarde la consultation. Incidence mondiale : environ 15,7 ruptures pour 100 000 personnes par an, pic chez les hommes de 30 à 49 ans, deux tiers liées au sport.

Diagnostic. Clinique. La manœuvre de Thompson : patient à plat ventre, le médecin presse le mollet. Tendon intact, le pied part vers le bas ; tendon rompu, il ne bouge pas. S'y ajoute l'impossibilité de monter sur la pointe du pied.

Deux stratégies. Le traitement orthopédique immobilise la cheville en pointe de pied 3 à 4 semaines pour mettre les extrémités en contact, puis ramène le pied à angle droit avec une botte amovible et des talonnettes dégressives ; il est souvent proposé aux patients âgés ou peu sportifs. La chirurgie suture les deux extrémités, à ciel ouvert, en mini-invasif ou en percutané.

  • →
    Ce qu'elle apporte : moins de re-ruptures. Une méta-analyse de 33 études et 36 000 patients retrouve un risque relatif de 0,44, soit environ 3,5 points en moins, et un retour au sport supérieur d'environ 14 points.
  • !
    Ce qu'elle coûte : plus d'infections (risque relatif 2,54) et de lésions nerveuses (3,67).
  • →
    Ce qu'elle ne change pas : le score fonctionnel final. La proportion d'opérations diminue dans le monde depuis 2003.

Hospitalisation et suites. Consultation obligatoire avec l'anesthésiste, puis ambulatoire dans beaucoup de cas. Lever précoce, jambe surélevée, anticoagulant jusqu'à la reprise de l'appui, accompagnant prévu car la conduite est impossible. La douleur est forte 48 heures puis calmée par des antalgiques simples ; le gonflement du pied peut durer des semaines sans être une complication. L'arrêt du tabac est recommandé 6 semaines avant et après.

La réparation de coiffe des rotateurs se discute sur une rupture avérée et gênante, après échec documenté du traitement médico-fonctionnel. La HAS souligne que l'acromioplastie isolée reste surutilisée sans preuve de son intérêt. Récupération sur 6 à 12 mois.

Ce que dit la HAS depuis juillet 2026. Une rupture due à l'usure, qui gêne ou fait mal, peut être opérée après au moins 6 mois de soins sans chirurgie bien suivis : antalgiques, kinésithérapie, au moins une infiltration. Toutes les ruptures ne sont pas à opérer, même quand le tendon est percé de part en part. À l'inverse, une rupture après un traumatisme, sur un tendon sain, demande un avis du chirurgien sans délai. Après la réparation, l'attelle se porte 4 à 6 semaines et le renforcement musculaire commence vers le 3e mois.

Comment évolue une tendinite, avec ou sans soins ?

En bref : Sans changement de charge, la douleur passe de l'après-effort à l'effort puis au repos en trois à six mois. Avec un programme bien conduit, elle baisse entre la 6e semaine et le 3e mois, la force revient entre le 3e et le 6e mois, et la reprise complète se situe entre 6 mois et 1 an.

Sans adaptation de la charge, la douleur qui n'apparaissait qu'après l'effort survient pendant l'effort, puis au repos et la nuit, en trois à six mois. Le tendon s'épaissit et ses fibres se désorganisent. À l'épaule, l'évolution peut aller jusqu'à la rupture de la coiffe ou l'enraidissement complet, ce que l'on appelle une épaule gelée. Au coude, environ 8 patients sur 10 guérissent seuls en moins de douze mois, au prix de plusieurs mois d'incapacité. Au talon, un tendon d'Achille dégradé peut se rompre lors d'un effort banal.

Avec un renforcement progressif bien conduit, la douleur diminue nettement entre la 6e semaine et le 3e mois, sans que le tendon soit encore réparé. Entre le 3e et le 6e mois, la force revient et les gestes du quotidien redeviennent indolores. Entre 6 mois et 1 an, la reprise complète du sport ou du travail est possible si la progression a été respectée. Le tendon reste souvent épaissi à l'échographie alors que le patient ne souffre plus : c'est normal. Arrêter les exercices dès que la douleur cesse est la première cause de récidive.

ÉchéanceTendinopathie sans chirurgieAprès rupture du tendon d'Achille
6 semainesDouleur de démarrage encore làAllègement de l'immobilisation, appui avec botte
6 moisForce revenue, reprise progressiveSports terrestres possibles entre 5 et 6 mois
1 anGuérison le plus souvent, entretien à maintenirForce du mollet parfois inférieure, tendon épaissi

Quand une douleur de tendon est-elle urgente ?

En bref : Une tendinopathie n'est pas une urgence, mais une rupture, une infection ou un déficit moteur brutal en sont une. Tendon rouge et chaud avec fièvre, impossibilité soudaine de bouger, douleur du mollet avec essoufflement : on appelle sans attendre.
Signes d'alarme : appelez le 15 immédiatement
  • ! Claquement brutal à l'arrière de la cheville et impossibilité de monter sur la pointe du pied : rupture probable du tendon d'Achille.
  • ! Tendon rouge, chaud et gonflé avec fièvre ou frissons : suspicion d'infection.
  • ! Impossibilité soudaine de lever le bras ou de bouger un membre après un effort ou une chute.
  • ! Douleur du mollet avec essoufflement après une immobilisation : risque de caillot.
  • ! Écoulement ou fièvre sur une cicatrice récente.
Consultez votre médecin rapidement (sous 48 h)
  • Douleur d'un tendon pendant ou après une cure de fluoroquinolone : arrêtez et appelez.
  • Douleur permanente, qui réveille la nuit, ou perte de force nette.
  • Tendinopathies multiples sans cause mécanique évidente.
  • Aucune amélioration après 6 semaines de rééducation bien suivie.
  • Épaule qui perd sa mobilité en quelques semaines.

Qui appeler. Le 15, SAMU, pour une urgence vitale ou grave. Le 112, numéro européen, aboutit au même réseau. Le 116 117, permanence de soins, le soir après 20 h, le week-end et les jours fériés. Les urgences pour une suspicion de rupture. Le 114, urgence par SMS pour les personnes sourdes.

Une tendinite peut-elle revenir ?

En bref : Le risque est élevé quand on arrête les exercices trop tôt ou qu'on n'a pas changé la cause. Dans l'essai de référence sur l'épicondylite, 54 % des patients infiltrés aux corticoïdes avaient récidivé à un an contre 12 % sous placebo. Un entretien deux fois par semaine est la meilleure prévention connue.

Ce qui l'augmente : reprendre à 100 % dès la fin de la douleur, arrêter les exercices, répéter les infiltrations, ne rien changer au poste ni au matériel, laisser un diabète déséquilibré, fumer.

Ce qui le réduit : deux séances de renforcement par semaine pendant au moins un an après la guérison, une hausse des charges inférieure à 10 % par semaine, la correction du poste, un poids stable. Après une rupture d'Achille opérée, respecter les étapes du protocole évite la re-rupture.

Comment calmer la douleur sans arrêter de bouger ?

En bref : Une douleur qui dure plusieurs mois modifie la façon dont le cerveau traite le signal : on évite des gestes qui ne sont pourtant pas dangereux. C'est la kinésiophobie. Comprendre qu'une douleur modérée pendant l'exercice n'abîme pas le tendon fait partie du traitement.

Les paliers de l'OMS. Le palier 1, paracétamol et anti-inflammatoires, est ce que l'on utilise ici. Le palier 2 ajoute un opioïde faible, codéine ou tramadol, pour les poussées intenses et les suites d'opération. Le palier 3, la morphine, n'a pas de place ici.

Sans médicament : l'exercice progressif lui-même est antalgique, l'information réduit la peur, le sommeil et le maintien d'une activité physique globale comptent. Ce qui ne marche pas : attendre que la douleur parte avant de bouger.

Si la douleur dépasse six mois malgré une prise en charge correcte, ou s'accompagne de brûlures et d'une hypersensibilité de la peau, demandez un avis en structure douleur chronique référencée par la SFETD. Voir Gérer la douleur chronique et SDRC.

Tendinite due au travail : quels sont mes droits ?

En bref : Les tendinopathies ne sont pas en ALD 30. Le vrai levier est la reconnaissance en maladie professionnelle au titre du tableau 57, qui ouvre les soins à 100 % du tarif conventionnel. Vous avez deux ans pour déclarer, à compter du certificat médical initial.

ALD : non. Aucune tendinopathie ne figure sur la liste des 30 affections de longue durée. L'ALD 31, hors liste, suppose un traitement particulièrement coûteux sur plus de six mois : jamais le cas ici.

Tableau 57, « Affections périarticulaires provoquées par certains gestes et postures de travail », décret du 5 mai 2017. Trois conditions cumulatives : la maladie désignée, le délai, les travaux listés.

Atteinte (tableau 57)Délai de prise en chargeExposition exigée
Épaule : tendinopathie aiguë non rompue30 joursAucune
Épaule : tendinopathie chronique non rompue6 mois6 mois
Épaule : rupture de la coiffe des rotateurs1 an1 an
Coude : tendinopathie épicondylienne ou épitrochléenne14 joursAucune
Poignet, main, doigt : tendinite ou ténosynovite7 joursAucune
Genou : quadricipitale, patte d'oie, ilio-tibiale14 joursAucune
Cheville : tendinite achilléenne14 joursAucune

Tableau 69 : attention au malentendu. Il vise les affections dues aux vibrations des machines-outils, décret du 6 novembre 1995, et couvre l'arthrose du coude, des ostéonécroses du poignet et des troubles vasculaires de la main, mais pas les tendinopathies. Outils vibrants et tendon douloureux : c'est le tableau 57.

  • 1
    Certificat médical initial. Votre médecin remplit le formulaire S6909, qui décrit la maladie et la relie à votre activité. Sa date fait courir le délai.
  • 2
    Déclaration. Envoyez à votre CPAM le formulaire S6100b avec le certificat, dans un délai de deux ans.
  • 3
    Instruction. La CPAM a 120 jours pour se prononcer et vous adresse un questionnaire à remplir sous 30 jours : décrivez les gestes, les durées, les postures. Si le tableau n'est pas rempli, le dossier peut passer devant un comité régional de reconnaissance, sous condition d'un taux d'incapacité prévisible d'au moins 25 %.
  • ✓
    Ce que ça ouvre : soins à 100 % du tarif conventionnel, indemnités journalières majorées, et en cas de séquelles un capital ou une rente.

Accident du travail. Douleur apparue d'un coup, à une date identifiable : c'est un accident du travail. Signalez-le à votre employeur sous 24 heures, il a 48 heures pour le déclarer.

Rester dans l'emploi. Trois outils à demander vous-même. La visite de pré-reprise avec le médecin du travail, possible pendant l'arrêt, qui prépare l'aménagement avant le retour. L'aménagement de poste : outillage, rotation des tâches, temps partiel thérapeutique. La RQTH, demandée à la MDPH, sans obligation d'en informer vos collègues. L'assistante sociale de votre caisse accompagne ces démarches gratuitement.

Comment mes proches peuvent-ils m'aider ?

En bref : Une tendinopathie n'exige presque jamais un aidant à temps plein. Le service le plus utile d'un proche est de ne pas répéter « repose-toi », mais d'aider à tenir les exercices sur la durée.
  • ✓
    Rappeler les exercices ou les faire à côté : l'assiduité chute après un mois.
  • ✓
    Prendre en charge les gestes interdits pendant l'immobilisation : conduite, courses lourdes.
  • !
    Signaux d'épuisement chez l'aidant : sommeil perturbé, irritabilité, renoncement à ses soins. Ils se traitent.

Le congé de proche aidant et l'allocation journalière du proche aidant existent, mais sont réservés à une perte d'autonomie importante ou un handicap reconnu : ils ne s'appliquent pratiquement jamais ici.

Quoi de neuf sur les tendinites en 2025 et 2026 ?

En bref : Trois nouveautés. La charge lourde et lente s'impose comme référence à égalité avec l'excentrique pur, avec une meilleure assiduité. Le PRP est mis en échec contre placebo sur le tendon d'Achille. Et la HAS a publié en juillet 2026 un document actualisé sur l'épaule qui recadre la place de la chirurgie.
  • 1
    Charge lourde et lente contre excentrique pur : match nul. Une méta-analyse en réseau de 2026 dans BMC Sports Science, Medicine and Rehabilitation (Liu et coll., 17 essais) conclut qu'aucun exercice ne fait mieux que la charge lourde et lente dans la tendinopathie rotulienne. Sur l'Achille, l'essai danois de référence montrait des résultats identiques à un an, avec 92 % d'assiduité contre 78 %. Disponible en France.
  • 2
    PRP : le doute devient sérieux sur l'Achille. Une méta-analyse de 2026 dans le Journal of Foot and Ankle Surgery (Assi et coll., 4 essais, 337 patients) ne retrouve aucune différence avec le placebo à 3 et 6 mois. Comparé au corticoïde, le PRP reste supérieur à moyen terme ailleurs. Disponible mais non remboursé.
  • 3
    Épaule : la HAS resserre les indications chirurgicales. Le document du 2 juillet 2026 rappelle que deux épaules douloureuses non traumatiques sur trois relèvent de la coiffe, que le traitement médico-fonctionnel est la première ligne, et que l'acromioplastie isolée reste surutilisée sans preuve suffisante. La recommandation qui l'accompagne fixe au moins 6 mois de soins sans chirurgie avant d'opérer une rupture due à l'usure. Applicable immédiatement.
  • →
    Thérapies cellulaires : expérimentales. La revue de 2025 dans Nature Reviews Disease Primers les situe au stade de la recherche. Aucune indication en pratique courante en France.

Quel médecin consulter pour une tendinite ?

En bref : Le médecin traitant en premier, il traite l'immense majorité des cas. Le kinésithérapeute ensuite, c'est lui qui fait le travail de fond. Le rhumatologue ou le médecin du sport en cas d'échec à trois mois. Le chirurgien en dernier.
  • 1
    Médecin traitant. Diagnostic, antalgiques, kinésithérapie, arrêt de travail, certificat initial.
  • 2
    Kinésithérapeute. Il construit et fait progresser le programme de charge.
  • 3
    Rhumatologue, médecin du sport ou de médecine physique. Échec à 3 mois, doute, atteintes multiples. Délai souvent de plusieurs mois.
  • 4
    Chirurgien orthopédiste. Rupture, ou échec documenté après 6 à 12 mois.
  • 5
    Médecin du travail. Visite de pré-reprise, aménagement de poste.
  • →
    Structure douleur chronique SFETD si la douleur dépasse six mois.

Les associations. Il n'existe pas d'association de patients dédiée aux tendinopathies en France. Deux structures utiles : l'AFLAR, Association française de lutte antirhumatismale, pour l'information sur l'appareil locomoteur ; la FNATH, association des accidentés de la vie, pour l'accompagnement d'une reconnaissance en maladie professionnelle. Liens en fin de page.

Comment expliquer un tendon à un enfant ?

Cette partie est écrite pour les enfants qui savent lire.

Dans ton corps, les muscles font bouger les os. Mais un muscle ne s'accroche pas directement à l'os : entre les deux il y a une corde très solide, le tendon. Quand ton mollet se contracte, il tire sur ton tendon d'Achille et ton pied se met sur la pointe. Tu peux le sentir avec tes doigts, juste au-dessus du talon.

Un tendon devient plus fort quand on l'utilise, mais il apprend beaucoup plus lentement que les muscles. Si tu te mets d'un coup à courir deux fois plus qu'avant, il n'a pas le temps de se renforcer et il se fâche : il devient douloureux, surtout le matin et après le sport. Chez les enfants qui grandissent vite, ça arrive souvent sous le genou ou derrière le talon.

Pour le soigner, il ne faut pas rester assis pendant des semaines : un tendon qui ne travaille plus devient plus faible. Il faut faire des exercices spéciaux, doucement d'abord, puis un peu plus fort chaque semaine, souvent pendant plusieurs mois. Si un adulte de ta famille a mal à un tendon, aide-le à ne pas oublier ses exercices : c'est ça qui le guérit.

Quiz à imprimer : connaissez-vous bien la tendinite ?

Quiz : connaissez-vous bien la tendinite ?

Cochez « vrai » ou « faux ». Les réponses sont en bas. Ce quiz sert aussi en atelier d'éducation thérapeutique.

  1. Le repos complet est le meilleur traitement d'une tendinite.
    VraiFaux
  2. Pendant les exercices, une douleur jusqu'à 4 sur 10 est acceptable si elle redescend dans les 24 heures.
    VraiFaux
  3. Les anti-inflammatoires réparent le tendon.
    VraiFaux
  4. Guérir un tendon demande plusieurs mois.
    VraiFaux
  5. Une infiltration de cortisone guérit une tendinite pour de bon.
    VraiFaux
  6. Certains antibiotiques peuvent abîmer le tendon d'Achille.
    VraiFaux
  7. Le diabète augmente le risque de tendinopathie.
    VraiFaux
  8. Quand la douleur a disparu, on peut arrêter les exercices.
    VraiFaux
  9. Un claquement derrière la cheville, puis l'impossibilité de monter sur la pointe du pied, est une urgence.
    VraiFaux
  10. Une rupture de la coiffe des rotateurs due à l'usure doit toujours être opérée vite.
    VraiFaux
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  1. Faux. Un tendon qui ne travaille plus s'affaiblit et redevient douloureux à la reprise. On réduit la charge, on ne l'arrête pas.
  2. Vrai. C'est la règle de la douleur acceptable. Si la douleur du lendemain est plus forte, on baisse la charge d'un cran.
  3. Faux. Ils calment la douleur pendant une cure courte. Ils n'aident pas la guérison, car il y a peu d'inflammation dans la plupart des tendons douloureux.
  4. Vrai. La douleur baisse entre 6 semaines et 3 mois. La reprise complète demande souvent 6 mois à 1 an.
  5. Faux. Elle soulage vite mais ne répare pas. Dans un essai publié dans le JAMA en 2013 sur le coude, 54 % des personnes infiltrées avaient rechuté à un an, contre 12 % avec le placebo.
  6. Vrai. Ce sont les fluoroquinolones. Si un tendon fait mal pendant ou après la cure, arrêtez le traitement et appelez votre médecin.
  7. Vrai. Le risque est multiplié par 3,67 environ selon une méta-analyse de 2016. Bien équilibrer son diabète aide le tendon.
  8. Faux. Arrêter trop tôt est la première cause de rechute. Gardez deux séances de renforcement par semaine pendant au moins un an.
  9. Vrai. C'est le signe d'une rupture probable du tendon d'Achille. Appelez le 15 ou allez aux urgences.
  10. Faux. Selon la HAS en 2026, on discute la chirurgie après au moins 6 mois de soins sans opération bien suivis. Toutes les ruptures ne sont pas à opérer.

Quiz MediScribe, mediscribe.fr. Ce document ne remplace pas l'avis de votre médecin.

Quelles sont les questions les plus fréquentes ?

Combien de temps dure une tendinite ?

Une tendinite, ou plutôt tendinopathie, guérit en plusieurs mois. Avec un renforcement bien conduit, la douleur baisse nettement entre 6 semaines et 3 mois, et la récupération complète demande souvent 6 à 12 mois.

Faut-il se reposer complètement quand on a une tendinite ?

Non, le repos strict est une erreur : un tendon qui n'est plus sollicité s'affaiblit et redevient douloureux dès la reprise. On adapte la charge sans la supprimer : une douleur jusqu'à 4 sur 10 pendant l'exercice est acceptable si elle redescend dans les 24 heures.

Est-ce qu'une infiltration de cortisone soigne une tendinite ?

Elle soulage vite mais ne soigne pas. Dans un essai du JAMA sur l'épicondylite, 54 % des patients infiltrés avaient récidivé à un an contre 12 % sous placebo. Elle ne remplace jamais le renforcement et fragilise le tendon si elle est répétée. Pour l'épaule, la HAS prévoit une ou deux infiltrations, espacées d'au moins trois semaines.

Quels exercices faire pour une tendinite d'Achille ?

Le renforcement progressif du mollet, en excentrique ou en charge lourde et lente. Le protocole excentrique classique est de 3 séries de 15 descentes de talon, deux fois par jour, 12 semaines. La charge lourde et lente utilise 3 à 4 séries de 6 à 15 répétitions lentes, 3 fois par semaine, pour un résultat équivalent.

Un antibiotique peut-il provoquer une rupture du tendon d'Achille ?

Oui, les fluoroquinolones. L'ANSM demande une prudence particulière chez les personnes âgées, les insuffisants rénaux, les transplantés et les sportifs, et déconseille l'association aux corticoïdes. Toute douleur d'un tendon pendant ou après une cure impose d'arrêter le traitement.

Une tendinite peut-elle être reconnue comme maladie professionnelle ?

Oui, par le tableau 57 du régime général, qui couvre l'épaule, le coude, le poignet, le genou et le tendon d'Achille. Chaque atteinte a son délai de prise en charge, de 7 jours à un an. La déclaration se fait à la CPAM avec le formulaire S6100b dans un délai de deux ans, et ouvre les soins à 100 %.

Le PRP est-il efficace contre les tendinopathies ?

Cela dépend du tendon, et ce n'est pas remboursé en France. Une méta-analyse de 2026 n'a retrouvé aucun bénéfice du PRP contre placebo dans la tendinopathie d'Achille. Comparé au corticoïde, il fait mieux à moyen terme ailleurs, mais ce n'est jamais une première intention.

Faut-il opérer une rupture du tendon d'Achille ?

Pas toujours. La chirurgie réduit le risque de nouvelle rupture, avec un risque relatif d'environ 0,44 par rapport à l'immobilisation. En contrepartie elle expose à plus d'infections et de lésions nerveuses, pour une fonction finale comparable.

Sur quelles sources s'appuie cette fiche ?

Sources consultées le 7 septembre 2026, vérifiées et complétées le 2 octobre 2026. En cas de doute, l'avis de votre médecin prime.

  1. HAS, épaule douloureuse non traumatique et tendinopathies de la coiffe (2026)
  2. HAS, Fiche : tendinopathies de la coiffe des rotateurs (2023)
  3. ANSM, Dossier thématique Fluoroquinolones (2026)
  4. Ameli, Traitement de l'épicondylite
  5. Ameli, Maladie professionnelle : formulaires, délais
  6. INRS, Tableau 57 (décret du 5 mai 2017)
  7. INRS, Tableau 69 (décret du 6 novembre 1995)
  8. Assurance Maladie, Risques professionnels, rapport 2024
  9. AFCP, Rupture du tendon d'Achille, fiche patient (2023)
  10. Coombes BK et coll., JAMA (2013)
  11. Beyer R et coll., Am J Sports Med (2015)
  12. Liu Y et coll., BMC Sports Sci Med Rehabil (2026)
  13. Assi A et coll., J Foot Ankle Surg (2026)
  14. Ye Z et coll., BMC Musculoskelet Disord (2025)
  15. Dudoń A, Stania M, J Clin Med (2026)
  16. Yang Z et coll., J Orthop Surg Res (2025)
  17. Kotsifaki R et coll., Sports Med (2026)
  18. Traweger A et coll., Nat Rev Dis Primers (2025)
  19. Ranger TA et coll., Br J Sports Med (2016)
  20. Mitrani-Gold FS et coll., Antimicrob Agents Chemother (2024)
  21. SFETD, Structures douleur chronique
  22. AFLAR, lutte antirhumatismale
  23. FNATH, accidentés de la vie
  24. HAS, Prise en charge des tendinopathies rompues de la coiffe des rotateurs : place de la chirurgie, recommandation (2026)
  25. HAS, Fiche de synthèse : tendinopathies rompues de la coiffe des rotateurs, place de la chirurgie (2026)
  26. Malliaras P et coll., Br J Sports Med (2025), consensus Delphi sur le diagnostic de la tendinopathie d'Achille, DOI 10.1136/bjsports-2024-109185

Quelles fiches lire ensuite ?

Cette fiche est un exemple de contenu MediScribe rédigé selon les critères E-E-A-T de Google. Validation médicale en cours. Voir la fiche HTA validée par le Dr Grocholski, praticien hospitalier en néphrologie.

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