L'imagerie médicale : comment ça marche, et pourquoi ça ne fait pas peur
Votre médecin vient de vous prescrire une radio, une échographie, un scanner ou une IRM. Un mot, parfois deux, sur une ordonnance, et déjà une question qui monte : à quoi ça sert, comment ça se passe, est-ce que ça fait mal ?
Les examens d'imagerie ont mauvaise réputation qu'ils ne méritent pas toujours : bruit de l'IRM, tunnel de l'IRM, piqûre pour le produit de contraste du scanner. La réalité est presque toujours plus simple que ce qu'on imagine.
Ce guide explique chaque technique d'imagerie en langage clair : comment elle fonctionne, à quoi elle sert, quand elle est prescrite, et comment ça se passe si c'est votre enfant qui doit passer l'examen. Votre médecin ou le radiologue restent vos interlocuteurs pour toute question sur votre situation personnelle.
Que contient ce guide sur l'imagerie médicale ?
- Comment se passe une radiographie ?
- À quoi sert une échographie, fait-elle mal ?
- Comment se déroule un scanner (TDM) ?
- Comment se passe un examen IRM ?
- Pourquoi et quand faire une mammographie ?
- À quoi sert une scintigraphie ou un TEP-scan ?
- Qui décide quel examen d'imagerie faire ?
- Quand vais-je recevoir mes résultats d'imagerie ?
- Le produit de contraste est-il dangereux ?
- Comment préparer son enfant à un examen d'imagerie ?
- Quiz à imprimer
- Quelles sont les questions les plus fréquentes ?
- Sur quelles sources s'appuie cette fiche ?
L'imagerie médicale regroupe l'ensemble des techniques qui permettent de voir l'intérieur du corps sans l'ouvrir. Chaque technique utilise un principe physique différent (rayons X, ultrasons, champ magnétique, traceur radioactif) et n'est donc pas interchangeable : le médecin choisit celle qui donnera l'information la plus utile pour votre situation, avec le moins de contraintes possible pour vous.
Comment se passe une radiographie ?
Comment ça marche
La radiographie utilise des rayons X, une forme de rayonnement invisible qui traverse le corps plus ou moins facilement selon les tissus. Les os, denses, arrêtent beaucoup de rayons et apparaissent blancs sur l'image. L'air, dans les poumons, en arrête très peu et apparaît noir. Les muscles et organes se situent entre les deux, en niveaux de gris. Un capteur numérique placé derrière vous enregistre cette image en une fraction de seconde.
À quoi ça sert
La radiographie explore en priorité le squelette (fractures, arthrose, déformations), le thorax (poumons, cœur, recherche de pneumonie ou de pneumothorax) et certains organes creux avec un produit de contraste. C'est l'examen d'imagerie le plus ancien, le plus rapide et le plus accessible : la majorité des cabinets de radiologie et des services d'urgence en sont équipés.
Quand c'est prescrit en général
Après un traumatisme (chute, choc, entorse, suspicion de fracture), en cas de toux persistante ou de douleur thoracique, pour le suivi de l'arthrose ou de la scoliose, ou encore en médecine du travail et en bilan préopératoire. C'est souvent le premier examen demandé avant d'orienter, si besoin, vers un scanner ou une IRM.
Rassurer les personnes anxieuses
La radiographie ne fait pas mal : il suffit de rester immobile quelques secondes pendant la prise, parfois en bloquant sa respiration. L'ensemble de l'examen dure rarement plus de 10 minutes. La dose de rayons X reçue est faible et strictement encadrée : une radiographie du thorax équivaut à quelques jours d'exposition naturelle aux rayonnements ambiants. Pour comparer, une personne qui vit en France métropolitaine reçoit en moyenne 4,5 mSv par an, dont 2,9 mSv d'origine naturelle (Source : IRSN, 2020). Le manipulateur radio vous protège avec un tablier plombé si une zone sensible (thyroïde, organes génitaux) se trouve à proximité du champ exploré.
Chez l'enfant
La radiographie est très utilisée en pédiatrie, notamment pour les traumatismes du sport ou du jeu. Les services de radiopédiatrie réduisent systématiquement la dose de rayons X en fonction de la taille et de l'âge de l'enfant. Un parent peut rester présent dans la salle, en général protégé par un tablier plombé, pour rassurer l'enfant pendant les quelques secondes de l'examen. Aucune sédation n'est nécessaire.
À quoi sert une échographie, fait-elle mal ?
Comment ça marche
L'échographie utilise des ultrasons, des ondes sonores inaudibles pour l'oreille humaine, envoyées dans le corps par une sonde. Ces ondes rebondissent différemment selon la densité des tissus qu'elles traversent, un peu comme un écho. L'appareil transforme ces échos en image, en temps réel, sur l'écran. Un gel est appliqué sur la peau pour améliorer la transmission des ultrasons.
À quoi ça sert
L'échographie explore les organes abdominaux (foie, vésicule biliaire, reins, rate, pancréas), le petit bassin (utérus, ovaires, prostate, vessie), la thyroïde, les vaisseaux sanguins (échographie-doppler), les muscles et tendons, et bien sûr le suivi de grossesse. C'est un examen très polyvalent, réalisé en temps réel, ce qui permet au médecin de bouger la sonde pour explorer une zone sous différents angles.
Quand c'est prescrit en général
Pour explorer une douleur abdominale, suivre une grossesse, surveiller un nodule thyroïdien ou une varice, rechercher un calcul rénal ou biliaire, ou encore vérifier la vascularisation des jambes. C'est souvent l'examen de première intention pour l'abdomen et le pelvis, avant, si besoin, un scanner ou une IRM plus poussés.
Rassurer les personnes anxieuses
L'échographie ne fait pas mal et n'utilise aucun rayonnement : c'est l'examen le plus doux de l'imagerie médicale. Seule la pression de la sonde peut être ressentie, parfois inconfortable sur une zone déjà douloureuse, mais jamais dangereuse. L'examen dure en général de 15 à 30 minutes selon la zone explorée. Aucune préparation lourde n'est nécessaire, hormis parfois le jeûne ou une vessie pleine selon la zone.
Chez l'enfant
L'échographie est l'examen d'imagerie le plus adapté aux enfants : sans rayonnement, sans douleur, sans immobilisation stricte. Elle est largement utilisée en pédiatrie pour explorer l'abdomen, les hanches du nourrisson ou le cœur. Un parent peut rester à côté de l'enfant pendant tout l'examen. Distraire l'enfant avec une histoire ou une vidéo pendant l'examen aide généralement à le faire tenir tranquille.
Comment se déroule un scanner (TDM) ?
Comment ça marche
Le scanner, ou tomodensitométrie (TDM), utilise lui aussi des rayons X, mais différemment de la radiographie classique : le tube à rayons X tourne autour du patient, allongé sur une table qui avance lentement dans un anneau. L'ordinateur reconstruit ensuite des images en coupes fines du corps, comme si on le découpait en tranches, puis peut les assembler en volume 3D.
À quoi ça sert
Le scanner donne une vision précise des organes internes, des vaisseaux, des os et parfois du cerveau. Il est particulièrement utile pour explorer le thorax et l'abdomen en urgence (traumatisme grave, suspicion d'embolie pulmonaire, appendicite), pour le bilan et le suivi des cancers, ou pour préciser une fracture complexe avant une chirurgie.
Quand c'est prescrit en général
Aux urgences après un traumatisme sérieux ou une suspicion d'accident vasculaire, en bilan et suivi de cancer, en cas de douleur abdominale aiguë inexpliquée à l'échographie, ou pour explorer les artères et les poumons. Il est souvent réalisé avec injection d'un produit de contraste iodé pour mieux visualiser les vaisseaux et certains organes.
Rassurer les personnes anxieuses
Le scanner ne fait pas mal. L'examen dure en général de 5 à 15 minutes, dont quelques secondes seulement d'acquisition réelle des images pendant lesquelles il faut rester immobile et parfois bloquer sa respiration. Le tunnel du scanner est court et ouvert des deux côtés, contrairement à celui de l'IRM : la sensation de claustrophobie y est nettement plus rare. Le scanner utilise des rayons X à dose plus élevée que la radiographie simple, mais cette dose reste encadrée par le principe de radioprotection dit ALARA (la dose la plus faible possible pour une image utile), rappelé par l'Autorité de Sûreté Nucléaire et de Radioprotection. Le bénéfice diagnostique d'un examen justifié dépasse très largement le risque théorique.
Chez l'enfant
Le scanner est utilisé chez l'enfant uniquement quand il apporte une information que l'échographie ou l'IRM ne peuvent pas donner, en raison de la dose de rayons X. Les protocoles pédiatriques réduisent fortement cette dose par rapport à un scanner adulte. Pour les tout-petits, une contention douce (matelas à dépression, emmaillotage) suffit le plus souvent ; une sédation légère reste possible dans certains cas particuliers, décidée par l'équipe médicale.
Comment se passe un examen IRM ?
Comment ça marche
L'IRM, ou imagerie par résonance magnétique, n'utilise aucun rayon X. Elle repose sur un champ magnétique très puissant, associé à des ondes radio, qui fait vibrer légèrement les atomes d'hydrogène présents dans l'eau de votre corps. L'appareil capte le signal renvoyé par ces atomes pour reconstruire des images très détaillées, en particulier des tissus mous (cerveau, moelle épinière, ligaments, disques intervertébraux).
À quoi ça sert
L'IRM excelle pour explorer le cerveau et la moelle épinière, les articulations (genou, épaule, hanche), la colonne vertébrale, le petit bassin, le sein en complément de la mammographie, et le cœur dans certains bilans spécialisés. C'est l'examen de référence quand il faut une image très détaillée des tissus mous, là où le scanner ou la radiographie montrent surtout les structures denses.
Quand c'est prescrit en général
Pour explorer des maux de tête inhabituels, une suspicion d'atteinte de la moelle épinière ou des nerfs, une lésion ligamentaire ou méniscale du genou, une hernie discale, ou en complément d'un bilan de cancer du sein ou de la prostate. Le délai de rendez-vous en IRM est souvent plus long qu'un scanner, car l'examen dure plus longtemps et le parc d'appareils disponibles en France reste limité.
Rassurer les personnes anxieuses
L'IRM ne fait pas mal, mais elle est bruyante : l'appareil produit des claquements et martèlements sonores pendant l'acquisition, atténués par un casque ou des bouchons d'oreille fournis sur place. L'examen dure de 15 à 45 minutes selon la zone explorée, en restant immobile dans un tunnel étroit. C'est ce tunnel qui pose le plus souvent problème aux personnes sujettes à la claustrophobie : en parler au radiologue avant l'examen permet d'envisager des solutions (position les pieds vers l'extérieur quand la zone explorée le permet, machine à IRM ouverte si le centre en dispose, léger anxiolytique sur prescription en cas de besoin réel). Aucune irradiation n'est en jeu : l'IRM peut être répétée sans limite liée aux rayonnements. Avant l'examen, retirez vos bijoux et tous vos objets métalliques, et signalez tout implant métallique ou appareil électronique (pacemaker, prothèse, pompe). Si une injection de gadolinium est prévue, on vous demande en général d'être à jeun 2 à 4 heures (Source : Société française de radiologie, 2025).
Chez l'enfant
L'IRM est l'examen d'imagerie le plus exigeant pour un enfant, en raison de sa durée et du besoin d'immobilité totale. Chez le nourrisson et le jeune enfant qui ne peut pas coopérer, une sédation ou une anesthésie de courte durée est fréquemment utilisée, réalisée par une équipe d'anesthésie pédiatrique dans un cadre sécurisé. Chez l'enfant plus grand, une préparation en amont (visite de l'appareil, casque avec musique, présence d'un parent jusqu'au dernier moment possible) permet souvent d'éviter la sédation.
Pourquoi et quand faire une mammographie ?
Comment ça marche
La mammographie est une radiographie spécifiquement adaptée au sein, réalisée avec un appareil dédié qui comprime légèrement le sein entre deux plaques pour obtenir une image nette avec la dose de rayons X la plus faible possible. Deux incidences (de face et de profil oblique) sont réalisées pour chaque sein, complétées si besoin par une échographie mammaire.
À quoi ça sert
La mammographie est l'examen de référence pour le dépistage et le diagnostic du cancer du sein. Elle permet de détecter des anomalies (nodule, microcalcifications) parfois avant qu'elles ne soient palpables à l'examen clinique.
Quand c'est prescrit en général
En France, le dépistage organisé du cancer du sein propose une mammographie gratuite tous les deux ans aux femmes de 50 à 74 ans (Source : Assurance Maladie, ameli.fr, mise à jour 2026). L'examen est pris en charge à 100 % et les mammographies jugées normales sont relues par un second radiologue. En dehors de ce cadre, une mammographie peut être prescrite plus tôt en cas d'antécédents familiaux, de symptôme (masse, écoulement) ou de suivi après un premier cancer du sein.
Depuis 2023, la Haute Autorité de santé recommande d'utiliser aussi la mammographie 3D, appelée tomosynthèse, dans le dépistage organisé. Une condition est posée : elle doit être associée à une image 2D reconstruite par l'ordinateur (dite « 2D synthétique »), pour ne pas ajouter de rayons. Ce changement se fait progressivement : selon le centre, votre mammographie peut donc être en 2D ou en 3D (Source : HAS, 2023).
Âge du dépistage, résultat ACR, biopsie, suite du parcours : tout est expliqué pas à pas dans notre fiche Octobre Rose et dépistage du cancer du sein.
Rassurer les personnes anxieuses
L'examen dure environ 15 à 20 minutes. La compression du sein, nécessaire pour la qualité de l'image, peut être inconfortable voire douloureuse quelques secondes ; elle est plus facilement supportée en dehors de la période prémenstruelle, quand les seins sont moins sensibles. La dose de rayons X est faible et le bénéfice du dépistage, en termes de détection précoce, est très largement documenté par la littérature médicale.
Chez l'enfant
La mammographie ne concerne pas la population pédiatrique ; cette technique n'est pas pratiquée chez l'enfant.
À quoi sert une scintigraphie ou un TEP-scan ?
Comment ça marche
La scintigraphie fonctionne à l'inverse des autres techniques : au lieu d'envoyer un rayonnement à travers le corps depuis l'extérieur, on injecte (ou on fait avaler) une très faible quantité d'un traceur radioactif, qui se fixe préférentiellement sur certains organes ou tissus selon leur activité. Une caméra spéciale détecte ensuite le rayonnement émis par ce traceur depuis l'intérieur du corps pour former l'image.
À quoi ça sert
La scintigraphie explore surtout le fonctionnement d'un organe plus que sa forme : thyroïde, os (recherche de métastases ou de fractures de fatigue invisibles à la radio), cœur (perfusion myocardique), reins et poumons. Le TEP-scanner (ou PET-scan), une technique de médecine nucléaire plus récente, combine cette imagerie fonctionnelle à un scanner classique, en particulier dans le bilan et le suivi de certains cancers.
Quand c'est prescrit en général
Pour explorer un nodule thyroïdien, rechercher une extension osseuse d'un cancer, évaluer la perfusion du cœur en cardiologie, ou pour le bilan d'extension et le suivi de certains cancers en oncologie (TEP-scanner).
Rassurer les personnes anxieuses
L'injection du traceur est comparable à une prise de sang. L'examen lui-même ne fait pas mal, mais peut être long : il faut souvent attendre entre l'injection et l'acquisition des images (de quelques dizaines de minutes à plusieurs heures selon l'examen), le temps que le traceur se fixe. La quantité de radioactivité utilisée est faible et calculée pour rester en dessous des seuils de sécurité ; elle est éliminée naturellement par les urines dans les heures ou les jours suivant l'examen.
Chez l'enfant
La scintigraphie reste un examen peu fréquent chez l'enfant, réservé à des indications précises (certaines malformations rénales, bilans osseux spécialisés) et réalisée dans des services de médecine nucléaire pédiatrique qui adaptent la dose de traceur au poids de l'enfant.
Qui décide quel examen d'imagerie faire ?
C'est votre médecin, généraliste ou spécialiste, qui prescrit l'examen le plus adapté à votre situation clinique, en tenant compte de ce qu'il recherche, de la rapidité nécessaire et des contraintes pour vous (irradiation, disponibilité, coût). Le radiologue peut, dans certains cas, proposer une technique complémentaire ou alternative s'il estime qu'elle répondra mieux à la question posée par votre médecin. Ce dialogue entre professionnels fait partie du bon usage des examens d'imagerie, une démarche portée notamment par l'Autorité de Sûreté Nucléaire et de Radioprotection (ASNR) pour éviter les examens redondants ou inutiles. La Société française de radiologie rappelle deux règles pour les examens avec rayons X : un examen n'est prescrit que s'il vous apporte un bénéfice direct, et la dose reste aussi faible que raisonnablement possible (Source : SFR, 2025).
Quand vais-je recevoir mes résultats d'imagerie ?
Le radiologue interprète les images et rédige un compte-rendu écrit, transmis à votre médecin prescripteur. Selon les centres, ce compte-rendu et les images sont également mis à votre disposition sur un espace patient sécurisé. En cas d'anomalie nécessitant une prise en charge rapide, le radiologue contacte directement votre médecin, parfois avant même la remise du compte-rendu écrit. Pour une IRM, la Société française de radiologie indique que le compte rendu est transmis à votre médecin en général sous 24 à 48 heures (Source : SFR, 2025). C'est votre médecin qui vous explique le résultat dans le contexte de votre santé : n'hésitez pas à prendre rendez-vous rapidement après l'examen pour en discuter.
Le produit de contraste est-il dangereux ?
Un produit de contraste peut être injecté en scanner (à base d'iode) ou en IRM (à base de gadolinium) pour mieux visualiser certaines structures, en particulier les vaisseaux sanguins. Une sensation de chaleur ou un goût métallique passager sont fréquents et sans gravité. Les réactions allergiques sévères restent rares. Avant l'injection, le manipulateur interroge systématiquement sur les antécédents allergiques et sur la fonction rénale, car ces produits sont éliminés par les reins.
Comment préparer son enfant à un examen d'imagerie ?
Chez l'enfant, chaque technique d'imagerie est adaptée en dose et en approche : réduction systématique des rayons X pour la radiographie et le scanner, privilégier l'échographie et l'IRM sans rayonnement quand c'est possible, et recours à une sédation légère uniquement pour les examens longs et immobiles comme l'IRM chez le tout-petit. Un parent peut, dans la grande majorité des cas, rester présent auprès de l'enfant pendant l'examen. Les services de radiopédiatrie sont formés pour rassurer l'enfant avec des mots simples et parfois des supports ludiques (dessins, vidéos, peluches).
Quiz à imprimer : connaissez-vous bien l'imagerie médicale ?
Quiz : connaissez-vous bien l'imagerie médicale ?
Cochez « vrai » ou « faux ». Les réponses sont en bas. Ce quiz sert aussi en atelier d'éducation thérapeutique.
- Une IRM utilise des rayons X.VraiFaux
- L'échographie peut être faite pendant la grossesse.VraiFaux
- Avant une IRM, il faut signaler un pacemaker ou une prothèse.VraiFaux
- Un scanner fait mal.VraiFaux
- Le produit de contraste donne souvent une sensation de chaleur sans gravité.VraiFaux
- Le dépistage organisé propose une mammographie chaque année dès 40 ans.VraiFaux
- Il est utile de dire au radiologue qu'on a déjà passé un examen pour le même problème.VraiFaux
- Un enfant doit être endormi pour passer une radiographie.VraiFaux
- Je peux choisir moi-même entre un scanner et une IRM.VraiFaux
- Après une scintigraphie, le traceur s'élimine naturellement, surtout par les urines.VraiFaux
Voir les réponses
- Faux. L'IRM utilise un champ magnétique et des ondes radio. Elle n'utilise aucun rayon X.
- Vrai. Elle utilise des ultrasons, sans rayon X. Elle sert au suivi de la grossesse.
- Vrai. Certains appareils ne sont pas compatibles avec l'aimant de l'IRM. Un questionnaire de sécurité est rempli avant l'examen.
- Faux. Le scanner ne fait pas mal. Il faut seulement rester immobile quelques secondes.
- Vrai. Une chaleur ou un goût de métal passagers sont fréquents. Signalez vos allergies et vos problèmes de reins avant l'injection.
- Faux. Il propose une mammographie tous les deux ans, de 50 à 74 ans, prise en charge à 100 %.
- Vrai. Cela évite un examen inutile. Le radiologue peut aussi comparer les images.
- Faux. Une radio dure quelques secondes et ne demande aucune sédation. Un parent peut souvent rester près de lui.
- Faux. C'est votre médecin qui prescrit l'examen adapté. Le radiologue peut proposer une autre technique si elle répond mieux à la question.
- Vrai. La dose est faible. Elle s'élimine dans les heures ou les jours qui suivent.
Quiz MediScribe, mediscribe.fr. Ce document ne remplace pas l'avis de votre médecin.
Quelles sont les questions les plus fréquentes ?
Une IRM est-elle douloureuse ?
Non, l'IRM n'est pas douloureuse. Elle est bruyante (bruits de martèlement pendant l'acquisition des images) et nécessite de rester immobile dans un tunnel pendant 15 à 45 minutes. Certaines personnes ressentent une gêne liée à l'espace confiné : on parle de claustrophobie. Le radiologue peut proposer un casque avec musique, une IRM ouverte si disponible, ou un léger anxiolytique sur prescription en cas de besoin réel.
Le scanner est-il dangereux à cause des rayons X ?
Le scanner utilise des rayons X, comme la radiographie, mais avec une dose plus élevée. Cette dose reste encadrée par le principe de radioprotection ALARA (la dose la plus faible possible pour obtenir une image utile). Un scanner isolé, prescrit à bon escient, présente un bénéfice diagnostique largement supérieur au risque théorique. Ce risque devient une vraie question seulement en cas d'examens répétés ; c'est pour cela que le radiologue vérifie toujours qu'un examen n'a pas déjà été fait récemment.
Peut-on manger avant une échographie abdominale ?
Cela dépend de la zone explorée. Pour une échographie de l'abdomen (foie, vésicule biliaire, pancréas), il est généralement demandé d'être à jeun depuis 6 heures, car la digestion produit des gaz qui gênent la lecture des images. Pour une échographie pelvienne, on demande au contraire d'avoir la vessie pleine. Ces consignes sont précisées par le centre d'imagerie au moment de la prise de rendez-vous.
Le produit de contraste utilisé en IRM ou au scanner est-il dangereux ?
Le produit de contraste (iode au scanner, gadolinium en IRM) est injecté pour mieux visualiser certaines structures. Les réactions allergiques sévères sont rares. Une sensation de chaleur ou un goût métallique passager sont fréquents et sans gravité. Le manipulateur interroge systématiquement le patient avant l'injection sur ses antécédents allergiques et sur la fonction rénale, car le produit est éliminé par les reins.
Combien de temps dure une mammographie ?
L'examen dure environ 15 à 20 minutes, compression des deux seins comprise (deux incidences par sein). La compression peut être inconfortable, parfois douloureuse quelques secondes, mais elle est nécessaire pour obtenir une image nette avec le moins de radiations possible. Si la douleur est trop forte, il est possible de le signaler au manipulateur : la pression peut être légèrement ajustée sans compromettre la qualité de l'image.
À partir de quel âge un enfant peut-il passer un scanner ou une IRM ?
Il n'y a pas d'âge minimum : ces examens sont pratiqués dès la naissance quand ils sont médicalement nécessaires. Chez le tout-petit qui ne peut pas rester immobile, une sédation légère ou une anesthésie de courte durée est parfois utilisée, surtout pour l'IRM. Les services de radiopédiatrie adaptent systématiquement les doses de rayons X et les protocoles à la taille et à l'âge de l'enfant.
Peut-on faire une échographie sans ordonnance ?
Non, sauf exception. En France, un examen d'imagerie médicale nécessite une prescription médicale pour être remboursé et pour orienter le radiologue vers la bonne technique et la bonne zone à explorer. Sans ordonnance, un centre d'imagerie ne réalisera généralement pas l'examen, hors urgence évaluée sur place.
Pourquoi le radiologue ne donne-t-il pas toujours les résultats tout de suite ?
Le radiologue interprète les images et rédige un compte-rendu écrit, transmis au médecin prescripteur qui a demandé l'examen. Sur des cas complexes, il peut avoir besoin de comparer avec des examens antérieurs ou de solliciter un avis complémentaire. En cas d'anomalie nécessitant une prise en charge rapide, le radiologue contacte directement le médecin prescripteur, parfois avant même la remise du compte-rendu écrit.
Peut-on faire une IRM avec un dispositif médical métallique (pacemaker, prothèse) ?
Cela dépend du dispositif. Certains pacemakers et prothèses récents sont compatibles avec l'IRM, d'autres non, à cause de l'aimant puissant utilisé. Un questionnaire de sécurité est systématiquement rempli avant l'examen. En cas de doute, le centre d'imagerie contacte le fabricant du dispositif ou le médecin qui l'a posé pour vérifier la compatibilité avant de programmer l'examen.
Pour aller plus loin
- La maladie de Parkinson : le diagnostic repose notamment sur l'IRM cérébrale
- Endométriose : l'IRM pelvienne fait partie du parcours diagnostique
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Cette fiche est un exemple de contenu MediScribe : structuré, sourcé, lisible par les patients et cité par les IA. Vos pages, elles, sont sans doute invisibles là où les patients cherchent aujourd'hui.
Sur quelles sources s'appuie cette fiche ?
- Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR), Comment faire bon usage des examens d'imagerie ?, 2012. asnr.fr
- Assurance Maladie, Dépistage organisé du cancer du sein de 50 à 74 ans, mise à jour du 11 mai 2026. ameli.fr
- Haute Autorité de santé (HAS), La HAS actualise ses recommandations sur l'examen du dépistage organisé du cancer du sein, 17 mars 2023. has-sante.fr
- Société française de radiologie (SFR), Tout savoir sur l'IRM, site patient, mise à jour du 16 septembre 2025. patient.radiologie.fr
- Société française de radiologie (SFR), Exposition aux rayonnements ionisants, site patient, mise à jour du 16 septembre 2025. patient.radiologie.fr
- Société française de radiologie (SFR), Produit de contraste, site patient, mise à jour du 16 septembre 2025. patient.radiologie.fr
- Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), aujourd'hui ASNR, L'exposition à la radioactivité en France, juin 2020. asnr.fr (PDF)