Code CIM-10 : C50 · Dépistage : Z12.3

Octobre Rose : dépistage du cancer du sein, examens, traitements et vie après

Rédigé par (LinkedIn), MediScribe · Publié le 2 octobre 2026 · Recommandations HAS, INCa, ESMO 2024 · Chiffres Santé publique France et INCa

Octobre Rose, trois étapes du dépistage du cancer du sein : une femme fait l'autopalpation de son sein, une patiente parle avec une médecin en consultation, une femme âgée passe une mammographie avec un résultat normal à l'écran
Les trois portes d'entrée du dépistage : connaître ses seins, en parler à un professionnel, faire la mammographie quand on y est invitée. Image MediScribe générée avec Google Gemini.
Octobre Rose est le mois du dépistage du cancer du sein. Ce cancer est le plus fréquent chez la femme, mais il se soigne de mieux en mieux. Trouvé tôt, il guérit dans la grande majorité des cas. De 50 à 74 ans, une mammographie tous les deux ans est offerte par l'Assurance Maladie. Cette fiche vous explique chaque étape, de l'invitation au courrier jusqu'à la vie après les traitements.
Consultez votre médecin sans attendre l'invitation si vous remarquez :

La plupart de ces signes ont une cause bénigne, c'est-à-dire sans gravité. Seul un examen permet de le savoir. Prenez rendez-vous avec votre médecin traitant, votre gynécologue ou votre sage-femme dans les jours qui viennent.

Pourquoi un mois entier dédié au cancer du sein ?

En bref : Octobre Rose existe pour rappeler une chose simple : un cancer du sein trouvé tôt se soigne mieux. Le mois sert à pousser les femmes vers le dépistage, car moins d'une femme invitée sur deux y va aujourd'hui.

Octobre Rose est une campagne nationale de sensibilisation au dépistage du cancer du sein. Elle a lieu chaque année du 1er au 31 octobre. Son but est médical : faire baisser le nombre de décès en trouvant les cancers le plus tôt possible.

Le cancer du sein est le cancer le plus fréquent chez la femme en France. En 2023, 61 214 nouveaux cas ont été estimés, et 12 765 femmes en sont décédées (Institut national du cancer, INCa). Environ une femme sur huit sera concernée au cours de sa vie (association Ruban Rose, 2025).

Le ruban rose est né aux États-Unis en 1992. En France, la campagne a démarré en 1994, à l'initiative du magazine Marie Claire et de l'entreprise Estée Lauder, sous le nom « Le cancer du sein, parlons-en ! ». L'association qui la porte s'appelle Ruban Rose depuis 2020.

Le problème que le mois veut régler

Le dépistage organisé marche, mais trop peu de femmes y vont. En 2025, 47,5 % des femmes invitées ont fait leur mammographie (Santé publique France, juillet 2026). Le seuil jugé acceptable par les recommandations européennes est de 70 %. La participation baisse depuis le milieu des années 2010, et la région parisienne est la plus en retard.

Ce que le dépistage a déjà changé

Selon l'INCa (mars 2026), le dépistage a évité environ 23 000 décès par cancer du sein en France entre 2004 et 2018. Une femme dépistée de 50 à 74 ans réduit d'environ 40 % son risque de mourir de ce cancer. Si elle ne commence qu'à 70 ans, le gain tombe à environ 20 %.

Que disent les chiffres du cancer du sein ?

En bref : on trouve plus de cancers qu'en 1990, mais on en meurt moins. Cinq ans après le diagnostic, 88 % des femmes sont en vie. Les progrès viennent du dépistage précoce et de traitements plus précis.
61 214nouveaux cas en 2023 (INCa)
64 ansâge médian au diagnostic (INCa)
88 %en vie 5 ans après (diagnostics 2010-2015)
99 %en vie à 5 ans quand le cancer est trouvé tôt (INCa)

Plus de cas trouvés, moins de décès

Depuis 1990, le nombre de cancers du sein diagnostiqués a augmenté. Cela vient en partie du vieillissement de la population et du dépistage, qui trouve des petites tumeurs. Dans le même temps, le risque d'en mourir a baissé d'environ 1,3 % par an entre 1990 et 2018 (Santé publique France), puis de 1,5 % par an entre 2019 et 2023 (INCa).

Pour 100 000 femmes : nouveaux cas et décès, 1990 et dernière année publiée

Taux standardisés sur la population mondiale. Nouveaux cas : 72,8 en 1990 et 99,2 en 2023. Décès : 20,2 en 1990 et 14,0 en 2018. Source : Santé publique France, cancer du sein, données.

On survit de plus en plus longtemps

En France, la survie à 5 ans après un cancer du sein est passée de 79 % pour les femmes diagnostiquées en 1990 à 89 % pour celles diagnostiquées en 2010. La survie à 10 ans est passée de 70 % à 82 % sur la même période (Santé publique France et INCa, 2020).

Femmes en vie (survie nette) selon l'année du diagnostic, en %

Survie nette standardisée, registres des cancers Francim. Le recul à 10 ans n'existe pas encore pour les femmes diagnostiquées en 2015. Source : Survie des personnes atteintes de cancer en France métropolitaine 1989-2018, sein (Santé publique France, INCa, HCL, Francim, 2020).

Voir les données en tableau
Année du diagnosticÀ 1 anÀ 5 ansÀ 10 ans
199095 %79 %70 %
199595 %82 %73 %
200096 %85 %78 %
200597 %88 %81 %
201097 %89 %82 %
201597 %89 %pas encore de recul

La survie nette mesure les décès dus au cancer lui-même. Elle ne compte pas les décès liés à d'autres causes, comme une maladie du cœur.

Le stade au diagnostic change tout

Six cancers du sein sur dix sont trouvés à un stade précoce, quand ils sont encore limités au sein (Santé publique France). À ce stade, 99 % des femmes sont en vie 5 ans après. Quand le cancer est trouvé à un stade avancé, avec des métastases (des cellules parties dans d'autres organes), ce chiffre tombe à 26 % (INCa, 2026). C'est tout l'intérêt du dépistage.

Les limites du dépistage, en toute franchise

Le dépistage trouve parfois des cancers qui n'auraient jamais causé de problème : on parle de surdiagnostic. L'INCa l'estime à 8,2 % des cancers diagnostiqués chaque année. Les rayons X de la mammographie peuvent aussi, très rarement, provoquer un cancer : environ 22 cas pour 100 000 femmes dépistées de 50 à 74 ans. Pour l'INCa, le bénéfice reste nettement supérieur à ces risques.

À partir de quel âge se faire dépister ?

En bref : sans risque particulier, le dépistage organisé commence à 50 ans et s'arrête à 74 ans, avec une mammographie tous les deux ans. Avant 50 ans, un professionnel examine vos seins chaque année dès 25 ans. Si votre famille compte plusieurs cancers du sein ou de l'ovaire, le suivi commence plus tôt.

En France, toutes les femmes de 50 à 74 ans sans risque particulier reçoivent tous les deux ans une invitation à faire une mammographie. L'examen est pris en charge à 100 % par l'Assurance Maladie, sans avance de frais (ameli.fr).

Votre situationCe qui est recommandé
De 25 à 49 ans, sans risque particulierUn examen des seins par un médecin ou une sage-femme chaque année. Pas de mammographie systématique.
De 50 à 74 ans, sans risque particulierUne mammographie tous les deux ans, dans le dépistage organisé. Un examen des seins chaque année par un professionnel.
Après 74 ansPas d'invitation. Le suivi se décide avec votre médecin, selon votre santé et vos souhaits.
Risque élevé ou très élevéUn suivi spécifique, souvent avant 50 ans, avec parfois une IRM. Voir la partie suivante sur les antécédents.

Sources : HAS, dépistage du cancer du sein en France, 2014 et synthèse 2018 ; Assurance Maladie.

Et si l'âge du dépistage changeait ?

La question est sur la table. En janvier 2025, le ministère a demandé à la Haute Autorité de Santé (HAS) d'étudier un dépistage plus large. La HAS a publié en février 2026 la note qui lance ce travail. Elle étudie un début avant 50 ans et une fin après 74 ans. La Société française de sénologie et de pathologie mammaire (SFSPM) défend un début à 45 ans, car environ 8 000 cancers ont été trouvés entre 40 et 50 ans en 2023. Les lignes directrices européennes (ECIBC) suggèrent déjà un dépistage dès 45 ans. Rien n'a changé pour l'instant en France : la règle reste 50 à 74 ans.

Pourquoi le médecin demande vos antécédents ?

En bref : votre histoire personnelle et celle de votre famille changent votre niveau de risque. Selon ce niveau, le dépistage commence plus tôt et utilise d'autres examens. Une consultation de génétique peut être proposée.

Les antécédents sont les maladies que vous avez déjà eues, et celles de votre famille. Pour le cancer du sein, ils servent à savoir si votre risque est moyen ou plus élevé que la moyenne. La Haute Autorité de Santé définit quatre situations où le dépistage doit être adapté.

Les situations à risque élevé

Comment le médecin calcule votre risque familial

Il utilise une grille simple, le score d'Eisinger. Elle donne des points selon le nombre de cancers du sein ou de l'ovaire dans la famille et l'âge auquel ils sont survenus. Un cancer du sein chez un homme de la famille compte aussi. À partir de 3 points, la HAS conseille une consultation d'oncogénétique. Un médecin spécialiste y évalue le risque héréditaire et propose, si besoin, une prise de sang pour chercher une mutation.

Les cancers du sein liés à une mutation héréditaire restent une minorité (HAS). La plupart des femmes qui ont un cancer du sein n'ont aucun antécédent familial. Ne pas avoir de cas dans sa famille ne dispense donc pas du dépistage.

Niveau de risqueSuivi recommandé par la HAS
Très élevé (mutation BRCA ou équivalent)Examen des seins tous les 6 mois dès 20 ans. Dès 30 ans, IRM et mammographie chaque année.
Élevé, familial (score d'Eisinger de 3 ou plus, sans mutation trouvée)Examen des seins et mammographie chaque année, à partir de 40 ans ou 5 ans avant l'âge du plus jeune cas de la famille.
Antécédent personnel de cancer du seinExamen des seins tous les 6 mois pendant 2 ans, puis chaque année. Mammographie chaque année.
Radiothérapie du thorax à forte doseExamen des seins chaque année. IRM et mammographie chaque année, selon un calendrier fixé par le spécialiste.

Source : HAS, cancer du sein, modalités spécifiques de dépistage pour les femmes à haut risque (2018, mise à jour 2019).

Les autres facteurs de risque

L'âge est le premier facteur : 80 % des cancers du sein surviennent après 50 ans (INCa). D'autres facteurs pèsent aussi : l'alcool, même en petite quantité, le surpoids après la ménopause, le manque d'activité physique et certains traitements hormonaux de la ménopause. Le tabac augmente aussi le risque. Pour agir, lisez nos fiches arrêt du tabac et obésité.

Quels signes doivent faire consulter ?

En bref : une boule, une peau qui change ou un mamelon qui se modifie doivent faire consulter rapidement. Ces signes sont souvent bénins, mais il faut un examen pour le savoir. N'attendez pas votre prochaine invitation.
Signes d'alerte du cancer du sein : une femme inquiète pose la main sur sa poitrine et parle à son conjoint assis près d'elle sur un canapé
En parler à un proche aide à ne pas rester seule avec un doute, puis à prendre rendez-vous. Image MediScribe générée avec Google Gemini.

Les signes qui doivent faire consulter sont une boule dans le sein ou sous le bras, un changement de forme du sein, une peau qui se creuse ou ressemble à une peau d'orange, et un mamelon qui rentre, rougit ou laisse couler un liquide, surtout s'il contient du sang (INCa).

Une douleur seule, qui varie avec les règles, est rarement le signe d'un cancer. Si elle dure ou vous inquiète, parlez-en quand même.

L'autopalpation : utile, mais pas suffisante

L'autopalpation, c'est palper soi-même ses seins. Elle ne remplace pas la mammographie : elle ne trouve pas les petites lésions que l'image voit. Elle aide surtout à connaître ses seins, pour remarquer plus vite un changement. Faites-la de préférence après les règles, debout puis allongée, en tournant à plat avec trois doigts, sans oublier l'aisselle. Votre médecin ou votre sage-femme peut vous montrer le geste.

Comment se passe le dépistage organisé ?

En bref : vous recevez une invitation, puis vous passez la mammographie chez un radiologue agréé. Les clichés jugés normaux sont relus par un second radiologue. Tout est pris en charge à 100 %.
  1. 1
    L'invitation arrive. Depuis 2024, l'Assurance Maladie l'envoie par courrier tous les deux ans. Elle est aussi visible dans votre compte ameli pendant 6 mois. Pas d'invitation à 50 ans ? Parlez-en à votre médecin traitant ou appelez le 36 46.
  2. 2
    Vous prenez rendez-vous chez un radiologue agréé, dont la liste accompagne l'invitation. Apportez l'invitation, votre carte Vitale et vos anciens clichés si vous les avez.
  3. 3
    Le radiologue examine vos seins avec les mains, puis réalise la mammographie. Chaque sein est pressé quelques secondes entre deux plaques, pour deux images. La pression peut gêner, mais elle dure peu. Elle améliore l'image et réduit la dose de rayons.
  4. 4
    Il vous donne un premier résultat le jour même. Si vos seins sont denses, c'est-à-dire riches en glandes et difficiles à lire sur l'image, il peut ajouter une échographie.
  5. 5
    Les clichés normaux sont relus par un second radiologue expert. Cette double lecture trouve environ 6 % de cancers en plus (Assurance Maladie). Le résultat définitif arrive ensuite par courrier, à vous et à votre médecin.

Pour comprendre comment fonctionne l'appareil et comment se préparer, lisez notre fiche mammographie et imagerie médicale. Le jour de l'examen, évitez le déodorant et le talc : ils peuvent laisser des traces sur l'image.

Comprendre le résultat : la classification ACR

Le radiologue classe chaque mammographie de ACR 0 à ACR 5. ACR 1 et ACR 2 veulent dire normal ou bénin. ACR 3 veut dire probablement bénin, avec un contrôle rapproché. ACR 4 et ACR 5 imposent un prélèvement, la biopsie, pour savoir de quoi il s'agit.

ClasseCe que cela veut direLa suite
ACR 0Image incomplèteExamen complémentaire (autre cliché, échographie)
ACR 1Mammographie normaleProchaine invitation dans 2 ans
ACR 2Anomalie bénigne, par exemple un kysteProchaine invitation dans 2 ans
ACR 3Anomalie probablement bénigneContrôle rapproché, souvent à quelques mois
ACR 4Anomalie suspecteBiopsie
ACR 5Anomalie très suspecteBiopsie rapide

Classification BI-RADS de l'American College of Radiology, utilisée en France dans le dépistage organisé (HAS, INCa).

Je n'ai rien : que dois-je faire ensuite ?

En bref : une mammographie normale est une bonne nouvelle. Elle ne protège pas pour deux ans : si un signe apparaît entre deux examens, consultez. Gardez le rythme de vos invitations jusqu'à 74 ans.

Si votre mammographie est normale, vous recevrez une nouvelle invitation dans deux ans. Entre-temps, consultez sans attendre si vous remarquez un changement dans un sein. Un cancer peut apparaître entre deux mammographies : on parle de cancer de l'intervalle.

Octobre Rose est aussi le bon moment pour vérifier vos autres dépistages, comme celui du cancer colorectal, proposé lui aussi de 50 à 74 ans. Jusqu'à 65 ans, n'oubliez pas le dépistage du cancer du col de l'utérus par test HPV, tous les cinq ans après 30 ans.

Mon aide-mémoire dépistage à imprimer

Gardez cette feuille avec vos clichés. Montrez-la à chaque rendez-vous.

DateExamenLieu ou radiologueRésultat (ACR)Prochain rendez-vous
 Mammographie
 Examen des seins
 
 
 
Dans ma familleLien de parentéCancer (sein, ovaire)Âge au diagnostic
Côté mère
Côté père

Mes questions pour le médecin :

Aide-mémoire MediScribe, mediscribe.fr. Assurance Maladie : 36 46. Cancer info : 0 805 123 124.

On a vu quelque chose : comment se passe la suite ?

En bref : une image anormale ne veut pas dire cancer. La plupart des anomalies sont bénignes. Des examens complémentaires, puis parfois une biopsie, permettent d'en avoir le cœur net en quelques jours à quelques semaines.
Examens approfondis du sein : une médecin explique à une patiente un écran qui montre la mammographie, l'échographie, la biopsie et l'IRM
Après une image douteuse, le médecin explique quels examens viennent ensuite et pourquoi. Image MediScribe générée avec Google Gemini.

Si la mammographie montre une anomalie, cela ne veut pas dire que vous avez un cancer. Le radiologue fait d'abord des examens complémentaires, souvent le jour même : d'autres clichés et une échographie. Une IRM s'y ajoute parfois. Si un doute persiste, il propose une biopsie. Seule l'analyse du prélèvement peut dire s'il s'agit d'un cancer.

Ce qui va se passer, étape par étape

  1. 1
    Les examens complémentaires. Clichés agrandis et échographie, parfois une IRM en plus. Ils suffisent souvent à rassurer.
  2. 2
    La biopsie, si le doute reste. On prélève un petit morceau de la zone, sous anesthésie locale.
  3. 3
    Le résultat. Un médecin spécialiste, l'anatomopathologiste, examine le prélèvement au microscope. Le résultat est rendu en quelques jours, en général lors d'une consultation.
  4. 4
    Si c'est un cancer, votre dossier est discuté en réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP). Chirurgien, oncologue, radiothérapeute et radiologue y décident ensemble du traitement le mieux adapté.
  5. 5
    La consultation d'annonce. Un médecin vous explique le diagnostic et le plan de soins. Une infirmière vous revoit ensuite pour reprendre les questions à tête reposée. Vous recevez un programme personnalisé de soins (PPS).
Ce qu'il faut retenir pour être rassurée
  • une anomalie à l'image est souvent un kyste ou un adénofibrome, une boule bénigne fréquente chez la femme jeune
  • vous avez le droit de venir accompagnée à chaque rendez-vous
  • vous pouvez demander un deuxième avis médical
  • vous n'êtes jamais obligée de décider dans la minute : posez toutes vos questions

L'attente des résultats est souvent le moment le plus dur. Ne restez pas seule avec vos questions : appelez Cancer info au 0 805 123 124, un service gratuit de l'INCa, ou la Ligue contre le cancer au 0 800 940 939.

Comment se passe une biopsie du sein ?

En bref : la biopsie consiste à prélever un petit fragment de la zone suspecte avec une aiguille. Elle se fait sous anesthésie locale, sans hospitalisation. C'est le seul examen qui donne un diagnostic certain.

Une biopsie du sein consiste à prélever un petit morceau de tissu avec une aiguille, sous anesthésie locale. Le radiologue se guide le plus souvent avec l'échographie, sinon avec la mammographie. Vous rentrez chez vous le jour même. Le prélèvement est analysé au microscope pour savoir s'il s'agit d'un cancer.

Le jour de la biopsie

Pour des microcalcifications, de tout petits dépôts de calcium visibles seulement à la mammographie, on utilise une aiguille plus grosse guidée par la mammographie : la macrobiopsie.

Après la biopsie

Un bleu et une petite douleur sont fréquents pendant quelques jours. Un pansement compressif et de la glace aident. Évitez les efforts du bras le jour même. Prévenez le médecin avant l'examen si vous prenez un traitement qui fluidifie le sang. Si la douleur vous gêne, notre fiche gérer la douleur donne des repères.

Le compte rendu de l'analyse précise si la lésion est bénigne ou maligne. S'il s'agit d'un cancer, il précise aussi son type et ses caractéristiques, qui orientent le traitement.

Quels sont les stades du cancer du sein ?

En bref : le stade décrit la taille de la tumeur et jusqu'où elle s'est étendue. Il va de 0 à IV. Plus le stade est bas, plus les chances de guérison sont grandes.

Le stade d'un cancer du sein va de 0 à IV. Il dépend de la taille de la tumeur et de l'atteinte des ganglions sous le bras. Il tient compte aussi des métastases, quand des cellules sont parties dans d'autres organes. Le stade 0 est un cancer in situ, resté à l'intérieur des canaux du sein. Le stade IV veut dire que le cancer s'est étendu à d'autres organes.

StadeEn mots simples
0 (in situ)Les cellules anormales sont restées dans les canaux ou les lobules du sein. Elles n'ont pas traversé leur paroi.
IPetite tumeur, en général 2 cm ou moins, sans atteinte des ganglions ou avec une atteinte minime.
IITumeur plus grosse, ou quelques ganglions touchés sous le bras.
IIITumeur étendue à la peau ou au muscle, ou nombreux ganglions touchés. On parle de cancer localement avancé.
IVLe cancer a atteint d'autres organes, par exemple les os, le foie ou les poumons. On parle de cancer métastatique.

Classification TNM (tumeur, ganglions, métastases) de l'Union internationale contre le cancer, simplifiée.

Le type de cancer compte autant que le stade

L'analyse du prélèvement recherche des « récepteurs » à la surface des cellules. Les cancers hormonosensibles sont stimulés par les hormones féminines : ce sont les plus fréquents. D'autres portent en excès une protéine appelée HER2. Les cancers dits « triple négatifs » n'ont aucun de ces récepteurs. Chaque profil a ses traitements propres, ce qui explique que deux femmes au même stade ne reçoivent pas le même traitement.

Quels sont les traitements possibles ?

En bref : le traitement est choisi pour chaque femme, en équipe, selon le stade et le type du cancer. Il associe souvent chirurgie et radiothérapie, parfois des médicaments. Votre situation personnelle passe avant toute règle générale.

Les traitements du cancer du sein associent le plus souvent une chirurgie et une radiothérapie. Selon le type de cancer, des médicaments s'y ajoutent : chimiothérapie, hormonothérapie, thérapies ciblées ou immunothérapie. Le plan est décidé en réunion de concertation pluridisciplinaire, puis discuté avec vous.

Cette fiche n'entre pas dans le détail des protocoles : ils dépendent trop de chaque situation. Voici les grandes familles, pour comprendre ce dont votre équipe vous parlera.

1
La chirurgie

Elle retire la tumeur. Le plus souvent, on garde le sein : c'est la tumorectomie. Parfois, il faut retirer tout le sein : c'est la mastectomie. On prélève aussi un ou plusieurs ganglions sous le bras, souvent par la technique du ganglion sentinelle, le premier ganglion qui draine la tumeur.

2
La radiothérapie

Des rayons ciblés détruisent les cellules qui pourraient rester après la chirurgie. Les séances sont courtes et indolores, sur quelques semaines.

3
La chimiothérapie

Des médicaments qui agissent dans tout le corps. Elle peut être donnée avant la chirurgie, pour réduire la tumeur, ou après, pour limiter le risque de récidive.

4
L'hormonothérapie

Pour les cancers hormonosensibles. Ce sont des comprimés, par exemple le tamoxifène ou un inhibiteur de l'aromatase comme le létrozole, pris en général pendant 5 ans, parfois plus. Les effets secondaires (bouffées de chaleur, douleurs des articulations) poussent parfois à arrêter : parlez-en avant, car l'arrêt augmente le risque de récidive. Voir notre fiche arrêter un traitement.

5
Les thérapies ciblées et l'immunothérapie

Elles visent une cible précise de la cellule cancéreuse, comme la protéine HER2 avec le trastuzumab, ou aident le système immunitaire à se défendre. Elles sont réservées à certains profils de cancer.

Le cancer du sein fait partie des affections de longue durée (ALD 30) : les soins liés à la maladie sont pris en charge à 100 %, sur la base du tarif de la Sécurité sociale. Pour bien suivre un traitement long, lisez notre fiche bien prendre son traitement.

Quelle espérance de vie à 1, 5, 10 et 25 ans ?

En bref : la grande majorité des femmes guérissent. En France, 97 % sont en vie un an après le diagnostic et 88 % cinq ans après. Ces moyennes cachent de grands écarts selon le stade : seul votre oncologue peut parler de votre cas.

Pour les femmes diagnostiquées en France entre 2010 et 2015, la survie nette est de 97 % à 1 an et de 88 % à 5 ans. Elle atteint 82 % à 10 ans pour les femmes diagnostiquées en 2010. Pour un cancer trouvé à un stade précoce, la survie à 5 ans est de 99 % (Santé publique France, INCa).

À long terme, selon l'âge au diagnostic

Les registres français ont suivi des femmes diagnostiquées entre 1989 et 2000 pendant 20 ans. Choisissez un âge pour voir leur survie au fil des années.

Femmes en vie (survie nette), selon le temps écoulé depuis le diagnostic, en %

Femmes diagnostiquées entre 1989 et 2000, donc soignées avec les traitements de l'époque. Source : Survie des personnes atteintes de cancer en France métropolitaine 1989-2018, sein (Santé publique France, INCa, HCL, Francim, 2020).

Voir les données en tableau
Âge au diagnostic1 an5 ans10 ans15 ans20 ans
40 ans98 %86 %77 %70 %66 %
50 ans98 %89 %81 %76 %73 %
60 ans97 %87 %79 %74 %70 %
70 ans96 %83 %74 %68 %63 %

Et à 25 ans ?

Il n'existe pas de chiffre français fiable de survie à 25 ans. Les registres s'arrêtent à 20 ans de suivi, et ils concernent des femmes soignées dans les années 1990. Depuis, les choses ont beaucoup changé. Une grande étude anglaise sur plus de 500 000 femmes le montre : le risque de mourir du cancer du sein dans les 5 ans est passé de 14,4 % pour un diagnostic entre 1993 et 1999 à 4,9 % pour un diagnostic entre 2010 et 2015 (Taylor, BMJ 2023). Pour près de 63 % des femmes diagnostiquées sur cette dernière période, ce risque était inférieur à 3 %.

Ce qui compte pour vous, c'est votre stade, votre type de cancer, votre âge et votre réponse aux traitements. Demandez à votre oncologue ce que ces chiffres veulent dire pour vous. Vous avez aussi le droit de ne pas vouloir les entendre.

Quel est le risque de récidive ?

En bref : une récidive est le retour du cancer après les traitements. Le risque dépend surtout du stade de départ. Le suivi régulier et les traitements pris jusqu'au bout réduisent ce risque.

Le risque de récidive d'un cancer du sein dépend surtout de la taille de la tumeur et du nombre de ganglions atteints au départ. Pour les cancers hormonosensibles traités 5 ans par hormonothérapie, le risque de récidive à distance entre la 5e et la 20e année va de 13 % pour une petite tumeur sans ganglion atteint à 41 % pour une tumeur plus grosse avec 4 à 9 ganglions atteints (Pan, NEJM 2017).

Ces chiffres viennent d'une analyse de 88 essais portant sur près de 63 000 femmes. Ils montrent une chose importante : pour ces cancers, le risque ne s'arrête pas à 5 ans. C'est pour cela que certaines femmes prolongent leur hormonothérapie, et que le suivi dure longtemps.

Le suivi après les traitements

Selon la HAS, il comprend un examen des seins tous les 6 mois pendant 2 ans, puis chaque année, et une mammographie chaque année. Il se fait avec votre oncologue, votre gynécologue ou votre médecin traitant.

Les signes qui doivent vous faire appeler votre médecin

Ces signes ont souvent d'autres causes. Signalez-les quand même, sans attendre votre prochain rendez-vous.

Ce qui aide à réduire le risque

Prendre ses traitements jusqu'au bout est le levier principal. L'activité physique régulière et un poids stable jouent aussi un rôle, tout comme la réduction de l'alcool et l'arrêt du tabac. Des enseignants en activité physique adaptée (APA) peuvent vous accompagner : demandez une prescription à votre médecin.

Peut-on reconstruire le sein après une mastectomie ?

En bref : oui, la reconstruction est possible pendant la mastectomie ou plus tard. Elle est prise en charge par l'Assurance Maladie. C'est votre choix : certaines femmes la souhaitent, d'autres non, et les deux se respectent.

Après une mastectomie, le sein peut être reconstruit au cours de la même opération (reconstruction immédiate) ou des mois plus tard (reconstruction différée). On utilise une prothèse, ou les propres tissus de la patiente prélevés sur le dos ou le ventre. La reconstruction est prise en charge par l'Assurance Maladie.

En France, environ 15 000 à 16 700 mastectomies sont réalisées chaque année. La reconstruction immédiate progresse : elle concernait 14,7 % des femmes en 2014 et 32,4 % en 2024 (INCa, février 2026). L'accès reste inégal : 60 % des femmes de 30 à 39 ans sont reconstruites, contre 10 % des femmes de 70 à 79 ans. Si vous le souhaitez, demandez un avis à un chirurgien plasticien, quel que soit votre âge.

Les techniques, en bref

Ne pas reconstruire est un choix tout aussi légitime. Une prothèse externe, placée dans le soutien-gorge, est remboursée en partie. Vous pouvez aussi changer d'avis plus tard : une reconstruction différée reste possible des années après.

Quel est le rôle de la psychologie ?

En bref : la peur ou la tristesse sont des réactions normales. Un soutien psychologique est proposé gratuitement dans les centres qui soignent le cancer. Il aide aussi après les traitements, quand la peur de la récidive s'installe.

Un cancer du sein touche le corps, mais aussi l'image de soi et la vie de famille. Les établissements qui traitent le cancer doivent proposer des soins de support, dont un soutien psychologique avec un psychologue ou un psychiatre formé au cancer, appelé psycho-oncologue.

Les moments où l'on a souvent besoin d'aide

La fatigue peut durer des mois. La vie intime change parfois, à cause des traitements ou de l'image du corps. Ces sujets se travaillent : parlez-en à votre équipe, qui peut vous orienter vers une consultation spécialisée. Si l'angoisse prend toute la place, lisez notre fiche sur le trouble anxieux.

Vos droits après le cancer

Depuis la loi du 28 février 2022, le « droit à l'oubli » s'applique 5 ans après la fin du protocole de traitement, sans rechute. Vous n'avez alors plus à déclarer votre cancer à une assurance pour un emprunt. Pendant les traitements, l'assistante sociale de l'établissement vous aide pour l'arrêt de travail et le reste à charge.

Quel est le rôle des aidants ?

En bref : le conjoint ou une amie peuvent beaucoup aider, en écoutant et en allégeant le quotidien. L'aidant a aussi besoin de soutien. Des congés et des aides existent.

Vous êtes le proche d'une femme qui a un cancer du sein. Votre présence compte plus que les mots parfaits. Elle n'attend pas de vous des réponses médicales.

Ce que vous pouvez faire

Prendre soin de vous

Un aidant épuisé ne peut plus aider. Parlez de votre fatigue à votre médecin. Les lignes d'écoute de la Ligue contre le cancer et de Cancer info sont aussi ouvertes aux proches.

Si la personne aidée a une perte d'autonomie ou un handicap reconnu, vous pouvez demander un congé de proche aidant, indemnisé par l'allocation journalière du proche aidant (AJPA) : 66,64 € par jour en 2026, dans la limite de 66 jours (pour-les-personnes-agees.gouv.fr, consulté le 2 octobre 2026). Pour accompagner un proche en fin de vie, il existe le congé de solidarité familiale. Si vous sentez que vous craquez, lisez notre fiche burn-out.

Associations et soignants : vers qui se tourner ?

En bref : vous n'êtes pas seule. Des associations de patientes et des soignants spécialisés vous accompagnent. Des lignes d'écoute gratuites répondent aussi au téléphone. Demandez à votre équipe les contacts près de chez vous.

Les lignes d'écoute gratuites

Les associations de patientes

Retrouvez d'autres contacts sur notre page associations de patients.

Les soignants spécialisés

Beaucoup d'établissements proposent aussi des programmes d'éducation thérapeutique, autorisés par l'Agence régionale de santé (ARS). On y apprend à gérer les effets secondaires et la fatigue, en groupe ou seule.

Vous êtes soignant ?

Les fiches MediScribe s'impriment en deux clics depuis l'application, pour les remettre en consultation de dépistage, en consultation d'annonce ou pendant un atelier.

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Comment expliquer le cancer du sein à son enfant ?

En bref : dites la vérité avec des mots simples, adaptés à son âge. Un enfant à qui l'on cache la maladie imagine souvent pire. Rassurez-le sur ce qui ne change pas : il sera aimé et on s'occupera de lui.

Un enfant sent quand quelque chose ne va pas. S'il ne sait rien, il peut croire que c'est de sa faute ou que c'est trop grave pour en parler. Lui dire la vérité, sans détails inutiles, le protège.

Des mots pour lui dire
  • « J'ai une maladie qui s'appelle un cancer du sein. Les médecins savent la soigner, et la plupart des femmes guérissent. »
  • « Ça ne s'attrape pas. Tu peux me faire des câlins comme avant. »
  • « Ce n'est la faute de personne, ni la mienne, ni la tienne. »
  • « Les médicaments vont peut-être me faire perdre mes cheveux. Ils repousseront. »
  • « Je serai parfois fatiguée. Ça ne veut pas dire que je vais plus mal. »

Utilisez le vrai mot, « cancer ». L'enfant l'entendra de toute façon, à l'école ou à la télévision. Mieux vaut qu'il l'apprenne de vous. Ne promettez pas que « tout ira bien » si vous n'en êtes pas sûre : dites plutôt que les médecins font tout pour vous soigner, et que vous lui direz toujours la vérité.

Selon l'âge

Avant 6 ans, l'enfant a surtout besoin de savoir qui s'occupe de lui et que ses habitudes continuent. Entre 6 et 12 ans, il peut comprendre ce qu'est une cellule malade et pourquoi le traitement fatigue. L'adolescent veut souvent des informations précises, et parfois ne rien dire du tout : laissez-lui la porte ouverte. Prévenez l'école ou l'enseignant, pour qu'ils comprennent un changement d'humeur.

Certains hôpitaux proposent des groupes de parole pour les enfants de parents malades. Les comités de la Ligue contre le cancer peuvent vous indiquer ceux près de chez vous. Si votre famille compte une mutation génétique, la question du risque pour une fille se posera plus tard. Elle se discute en consultation d'oncogénétique, jamais avant l'âge adulte pour les tests.

Quiz : connaissez-vous bien le dépistage ?

Quiz Octobre Rose : dépistage et signes inquiétants

Cochez « vrai » ou « faux ». Les réponses sont en bas. Ce quiz sert aussi en atelier ou en salle d'attente.

  1. Le dépistage organisé du cancer du sein concerne les femmes de 50 à 74 ans.
    VraiFaux
  2. La mammographie de dépistage doit être faite chaque année.
    VraiFaux
  3. Le dépistage organisé est pris en charge à 100 %.
    VraiFaux
  4. Sans cancer du sein dans ma famille, je n'ai pas besoin de me faire dépister.
    VraiFaux
  5. Un mamelon qui rentre vers l'intérieur doit faire consulter.
    VraiFaux
  6. Une boule dans le sein est toujours un cancer.
    VraiFaux
  7. L'autopalpation remplace la mammographie.
    VraiFaux
  8. Seule une biopsie permet d'affirmer qu'il s'agit d'un cancer.
    VraiFaux
  9. Les hommes ne peuvent pas avoir de cancer du sein.
    VraiFaux
  10. Après une mammographie normale, je peux ignorer un nouveau signe jusqu'à l'invitation suivante.
    VraiFaux
Voir les réponses
  1. Vrai. Sauf risque particulier, qui demande un suivi adapté.
  2. Faux. Tous les deux ans, sauf risque élevé.
  3. Vrai. Sans avance de frais. Les examens complémentaires sont pris en charge par l'Assurance Maladie et la mutuelle.
  4. Faux. La plupart des femmes qui ont un cancer du sein n'ont aucun antécédent familial.
  5. Vrai. Surtout si c'est nouveau. Prenez rendez-vous dans les jours qui viennent.
  6. Faux. La plupart des boules sont bénignes, comme un kyste. Il faut un examen pour le savoir.
  7. Faux. Elle aide à connaître ses seins. La mammographie voit des lésions trop petites pour être senties.
  8. Vrai. L'analyse du prélèvement au microscope donne le diagnostic.
  9. Faux. C'est rare, environ 1 % des cas, mais cela existe.
  10. Faux. Un cancer peut apparaître entre deux mammographies. Consultez sans attendre.

Quiz MediScribe, mediscribe.fr. Ce document ne remplace pas l'avis de votre médecin.

Quelles sont les questions les plus fréquentes ?

La mammographie fait-elle mal ?

Elle peut être désagréable pendant quelques secondes, quand le sein est pressé entre les plaques. Elle est rarement douloureuse. Prévoyez-la plutôt après vos règles, quand les seins sont moins sensibles.

Les rayons de la mammographie sont-ils dangereux ?

La dose de rayons est faible. L'INCa estime qu'environ 22 cancers sont provoqués par les rayons pour 100 000 femmes dépistées de 50 à 74 ans. En face, le dépistage a évité environ 23 000 décès en France entre 2004 et 2018. Le bénéfice est bien plus grand que le risque.

Faut-il faire une mammographie avant 50 ans ?

Pas de façon systématique si vous n'avez pas de risque particulier. Un professionnel examine vos seins chaque année dès 25 ans. Si votre famille compte des cancers du sein ou de l'ovaire, ou si vous remarquez un signe, une mammographie peut être prescrite plus tôt. La HAS étudie depuis 2026 un début du dépistage avant 50 ans.

Une boule dans le sein, est-ce forcément un cancer ?

Non. La plupart des boules sont bénignes, par exemple un kyste ou un adénofibrome. Il faut quand même consulter vite, car seul un examen permet de le savoir.

Les hommes peuvent-ils avoir un cancer du sein ?

Oui, mais c'est rare : environ 1 % des cancers du sein (INCa). Un homme qui sent une boule sous le mamelon doit consulter. Il n'existe pas de dépistage organisé pour les hommes.

Le dépistage du cancer du sein est-il gratuit ?

Oui. De 50 à 74 ans, la mammographie du dépistage organisé est prise en charge à 100 % par l'Assurance Maladie, sans avance de frais. Les examens complémentaires éventuels sont pris en charge par l'Assurance Maladie et la mutuelle, dans les conditions habituelles.

Peut-on faire une mammographie avec des prothèses mammaires ?

Oui. Prévenez le centre en prenant rendez-vous. Le radiologue adapte la technique et ajoute des clichés pour bien voir le tissu du sein.

Quelle est l'espérance de vie après un cancer du sein ?

En France, 88 % des femmes sont en vie 5 ans après le diagnostic (diagnostics 2010-2015). Quand le cancer est trouvé tôt, ce chiffre monte à 99 %. Au stade métastatique, il est de 26 %. Votre oncologue peut vous dire ce que ces chiffres veulent dire pour vous.

Quelles fiches lire ensuite ?

Cette fiche est produite par MediScribe d'après les recommandations françaises (HAS, INCa) et européennes (ESMO). Centres de sénologie, cliniques, CPTS et équipes ETP : nous produisons des fiches sur mesure pour vos patientes, et des contenus Octobre Rose prêts à diffuser.

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Sur quelles sources s'appuie cette fiche ?

  1. Institut national du cancer (INCa). Épidémiologie des cancers du sein. Données 2023, consulté le 2 octobre 2026.
  2. INCa. Dépistage des cancers du sein : 23 000 décès évités entre 2004 et 2018. Communiqué du 5 mars 2026.
  3. INCa. Évaluation de l'impact du dépistage des cancers du sein, rapport de synthèse. Mars 2026.
  4. INCa. Reconstruction mammaire après mastectomie totale : analyse nationale à partir du SNDS. Février 2026.
  5. INCa. Le service Cancer info (0 805 123 124). Consulté le 2 octobre 2026.
  6. Santé publique France. Cancer du sein : données d'incidence, de mortalité et de survie. Consulté le 2 octobre 2026.
  7. Santé publique France. Taux de participation au programme de dépistage organisé du cancer du sein en 2025 et évolution depuis 2005. Juillet 2026.
  8. Santé publique France, INCa, Hospices civils de Lyon, réseau Francim. Survie des personnes atteintes de cancer en France métropolitaine 1989-2018 : sein. Septembre 2020.
  9. Haute Autorité de Santé (HAS). Dépistage du cancer du sein en France : identification des femmes à haut risque et modalités de dépistage. Mars 2014.
  10. HAS. Cancer du sein : modalités spécifiques de dépistage pour les femmes à haut risque. Janvier 2018, mise à jour juin 2019.
  11. HAS. Évaluation de l'opportunité d'élargir les bornes d'âge du dépistage organisé du cancer du sein en France : note de cadrage. Février 2026.
  12. Société française de sénologie et de pathologie mammaire (SFSPM). Vers un abaissement de l'âge d'entrée dans le dépistage organisé. Communiqué, février 2025.
  13. Commission européenne, ECIBC. European guidelines on breast cancer screening and diagnosis. Consulté le 2 octobre 2026.
  14. Giordano L et coll. Mammographic screening programmes in Europe: organization, coverage and participation. J Med Screen 2012 (seuils européens de participation : 70 % acceptable, 75 % souhaitable).
  15. Loibl S et coll. Early breast cancer: ESMO Clinical Practice Guideline for diagnosis, treatment and follow-up. Ann Oncol 2024;35(2):159-182. doi:10.1016/j.annonc.2023.11.016.
  16. Pan H et coll. (EBCTCG). 20-Year Risks of Breast-Cancer Recurrence after Stopping Endocrine Therapy at 5 Years. N Engl J Med 2017;377(19):1836-1846. doi:10.1056/NEJMoa1701830.
  17. Taylor C et coll. Breast cancer mortality in 500 000 women with early invasive breast cancer diagnosed in England, 1993-2015: population based observational cohort study. BMJ 2023;381:e074684. doi:10.1136/bmj-2022-074684.
  18. Assurance Maladie. Dépistage organisé du cancer du sein pour les femmes entre 50 et 74 ans. Consulté le 2 octobre 2026.
  19. Ruban Rose. Dossier de presse de la campagne Octobre Rose 2025. 2025.
  20. Ligue contre le cancer. Le numéro vert de la Ligue : écoute, soutien juridique et social. Août 2026.
  21. Pour-les-personnes-agees.gouv.fr. Ce qui change au 1er janvier 2026 (allocation journalière du proche aidant). Consulté le 2 octobre 2026.

Cette fiche informe. Elle ne remplace pas l'avis de votre médecin, de votre gynécologue, de votre sage-femme ou de votre oncologue. Images d'illustration générées avec Google Gemini pour MediScribe, voir la licence des images.