Code CIM-10 : F17.2 · Conseil tabac : Z71.6

Mois sans tabac 2026 : arrêter en 30 jours et faire dépister les maladies du tabac

Auteur de l'article : (LinkedIn), MediScribe · Publié le 3 octobre 2026 · Temps de lecture : 20 min · Recommandations HAS (tabac 2014, BPCO 2019, anévrisme de l'aorte 2012) · Chiffres Santé publique France et INCa

Mois sans tabac : un homme d'une cinquantaine d'années casse une cigarette en deux, à côté d'un calendrier de novembre et d'un patch, puis se fait examiner au stéthoscope par une médecin
Arrêter en novembre et en profiter pour faire le point sur ses poumons et ses artères. Image générée par ChatGPT, prompt Florent Durand.
Le Mois sans tabac est un défi collectif : 30 jours sans fumer, en novembre, avec des aides gratuites. Trente jours sans cigarette multiplient par cinq vos chances d'arrêter pour de bon. Novembre est aussi le bon moment pour faire vérifier ce que le tabac a pu abîmer. Vos poumons, votre cœur, vos artères et votre bouche se contrôlent avec des examens simples, souvent remboursés. Cette fiche vous donne un plan semaine après semaine et la liste des dépistages à demander.
Appelez le 15 sans attendre si vous avez :

Consultez votre médecin dans la semaine si vous crachez du sang, si votre voix reste enrouée plus de trois semaines ou si vous êtes plus essoufflé qu'avant.

Qu'est-ce que le Mois sans tabac 2026 ?

En bref : c'est la 11e édition d'un défi national gratuit. Les inscriptions sont ouvertes depuis le 1er octobre 2026 sur mois-sans-tabac.fr. Le défi dure 30 jours en novembre. Plus de 117 000 personnes se sont inscrites en 2025.

Le Mois sans tabac est une opération de Santé publique France, du ministère de la Santé et de l'Assurance Maladie. Le principe est simple : des milliers de fumeurs arrêtent ensemble, le même jour, pendant 30 jours. En 2026, c'est la 11e édition. Depuis 2016, plus de 2,5 millions de personnes y ont participé.

55 %des fumeurs quotidiens veulent arrêter (2024)
× 5chances d'arrêter pour de bon après 30 jours sans tabac
× 2réussite à 1 an avec le Mois sans tabac, par rapport à un arrêt seul
68 000décès causés par le tabac en France en 2023

Comment s'inscrire ?

L'inscription se fait sur le site mois-sans-tabac.fr. Elle est gratuite. En vous inscrivant, vous recevez des conseils, un programme d'accompagnement et l'accès à une communauté de personnes qui arrêtent en même temps que vous.

Les aides gratuites

Vous trouverez une explication complète du fonctionnement de la dépendance dans notre fiche arrêt du tabac. La page que vous lisez se concentre sur le défi de novembre et sur les dépistages.

Pourquoi 30 jours sans tabac changent-ils tout ?

En bref : le manque est le plus fort pendant les deux premières semaines. Après 30 jours, le plus dur est passé. Les chances de rester non-fumeur sont alors cinq fois plus grandes.

Selon la Haute Autorité de santé (HAS), les signes de manque sont les plus forts pendant les deux premières semaines, puis ils baissent. Un défi de 30 jours couvre donc toute la période la plus difficile. Arrêter 30 jours multiplie par cinq les chances d'arrêter à long terme.

Le côté collectif aide aussi. On se sent moins seul quand des collègues ou des inconnus sur les réseaux traversent la même chose. Une étude de Santé publique France montre qu'une tentative faite pendant le Mois sans tabac réussit deux fois plus souvent à un an qu'une tentative faite seul, sans aide.

Rater un jour n'annule rien. Une cigarette fumée au jour 12 ne vous renvoie pas au jour 1. Vous reprenez le défi le lendemain matin.

Comment se préparer au défi pendant le mois d'octobre ?

En bref : inscrivez-vous et mesurez votre dépendance. Prenez ensuite rendez-vous avec un professionnel de santé avant le 1er novembre. Un traitement prescrit avant la date d'arrêt donne de meilleurs résultats. Profitez de ce rendez-vous pour demander vos dépistages.
  1. 1
    Inscrivez-vous sur mois-sans-tabac.fr et notez la date de départ dans votre agenda.
  2. 2
    Mesurez votre dépendance avec deux questions simples : combien de cigarettes fumez-vous par jour, et combien de temps après le réveil fumez-vous la première ? Une première cigarette dans les 30 minutes après le lever montre une forte dépendance physique.
  3. 3
    Prenez rendez-vous avec votre médecin, votre pharmacien, votre sage-femme ou votre infirmier. Ils peuvent prescrire des substituts nicotiniques, remboursés à 65 % par l'Assurance Maladie sur ordonnance.
  4. 4
    Repérez vos moments à risque pendant une semaine : le café, la pause au travail, la voiture, l'apéritif, le stress. Notez-les dans le carnet plus bas.
  5. 5
    Préparez votre environnement la veille : jetez cendriers, briquets et paquets entamés. Lavez vos vestes et aérez la voiture.
  6. 6
    Prévenez vos proches et demandez-leur de ne pas fumer devant vous pendant le mois.
Le bon réflexe

Le rendez-vous chez le médecin pour le sevrage est aussi l'occasion de parler dépistage. Demandez-lui si vous êtes concerné par une spirométrie, un scanner du poumon, une échographie de l'aorte ou un bilan sanguin. Les sections plus bas vous disent qui est concerné.

Quel plan de sevrage suivre semaine par semaine ?

En bref : la première semaine est la plus dure, avec irritabilité et envies fortes. La deuxième reste exigeante. Les semaines trois et quatre servent à installer de nouvelles habitudes. Si le manque reste fort sous traitement, la dose doit être augmentée.

Ce plan ne promet pas une date précise pour chaque symptôme. Chacun réagit à sa façon. Il décrit ce qui arrive le plus souvent et ce que vous pouvez faire.

PériodeCe que vous pouvez ressentirCe que vous pouvez faire
Veille du défiUn peu d'appréhension, l'envie de « profiter » des dernières cigarettesJetez tout ce qui reste. Préparez gommes, pastilles, eau et fruits. Si le médecin l'a prévu, commencez le patch.
Jours 1 à 3Envies fortes et fréquentes, nervosité, difficulté à dormir. Le goût et l'odorat commencent à revenir vers le 2e ou 3e jour.Évitez l'alcool et les lieux où l'on fume. Utilisez une forme rapide (gomme, pastille, spray) à chaque envie. Buvez de l'eau.
Jours 4 à 7Irritabilité, humeur basse, envie de grignoter, parfois une toux qui revient : les poumons se nettoient.Bougez au moins 30 minutes par jour. Appelez le 39 89 si la semaine est très dure.
Semaine 2Les envies sont moins nombreuses mais peuvent rester intenses. Fatigue possible.Faites le point avec le professionnel qui vous suit. Signalez-lui les envies persistantes ou l'insomnie : la dose est peut-être trop faible.
Semaine 3Le manque physique diminue. Les envies sont liées aux habitudes : café, voiture, fin de repas.Changez l'ordre de vos routines. Prenez le café ailleurs, mâchez une gomme en voiture.
Semaine 4Plus d'énergie, meilleur souffle à l'effort. Risque de relâcher l'attention.Ne testez pas « une seule cigarette pour voir ». Gardez votre traitement : il dure au moins trois mois.
Après le jour 30Des envies peuvent revenir des mois plus tard, souvent lors d'une fête ou d'un coup dur.Gardez une forme rapide de substitut sur vous. Une envie dure quelques minutes, puis elle passe.

Selon la HAS, les signes du sevrage sont les troubles de l'humeur, l'insomnie, l'irritabilité, la frustration, la colère et l'anxiété. Ils sont dus à l'arrêt du tabac. Le traitement sert à les diminuer. Quand ces signes restent forts sous substituts, c'est en général que la dose est trop faible.

Comment tenir face à une envie de fumer ?

En bref : une envie dure quelques minutes, puis elle passe, que l'on fume ou non. Retardez, occupez vos mains, respirez, changez de lieu. Une forme rapide de substitut aide à passer le cap.

L'envie arrive souvent après un déclencheur : un café, une contrariété, un verre d'alcool, une pause. Elle monte, atteint un pic, puis redescend. Votre objectif est de laisser passer ce pic.

Notez chaque envie dans le carnet. Au bout d'une semaine, vous saurez quels moments sont les plus dangereux pour vous.

Quels traitements aident pendant le sevrage ?

En bref : le traitement de référence associe un patch et une forme rapide, comme une gomme ou une pastille. Il est remboursé à 65 % sur ordonnance et dure au moins trois mois. Les médicaments et la cigarette électronique sont détaillés dans la fiche arrêt du tabac.

Les substituts nicotiniques apportent la nicotine sans la fumée. Ce qui rend malade, ce sont les goudrons et le monoxyde de carbone de la fumée. Le patch n'en contient pas. Associer un patch et une forme rapide marche mieux qu'une seule forme, selon une grande revue Cochrane de 2023.

1
Le patch

Collé sur la peau le matin, il donne de la nicotine toute la journée. Il calme le manque de fond.

2
Les formes rapides

Gomme, pastille, spray buccal ou inhaleur. Elles agissent en quelques minutes sur une envie soudaine.

3
Les médicaments sur ordonnance

La varénicline est un comprimé prescrit par le médecin quand les substituts ne suffisent pas. Elle demande un suivi.

4
L'accompagnement

Le suivi par un tabacologue, au 39 89 ou en consultation, augmente les chances de réussite. Il se cumule avec le traitement.

Pour la dose de départ, la HAS donne un repère : environ 1 mg de nicotine par cigarette fumée par jour. Votre médecin ou votre pharmacien ajuste ensuite selon vos signes de manque. Ne réglez pas la dose seul.

Si vous avez une maladie du cœur, si vous êtes enceinte ou si vous prenez certains médicaments, parlez-en d'abord à votre médecin. L'arrêt du tabac peut changer l'effet de certains traitements. Tous les détails sont dans notre fiche arrêt du tabac.

Vous êtes soignant ?

Les fiches MediScribe s'impriment en deux clics depuis l'application, pour les remettre en consultation de tabacologie, à l'officine ou pendant un atelier Mois sans tabac.

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Que se passe-t-il dans le corps après l'arrêt ?

En bref : les premiers effets se voient en quelques heures. Un an après, le risque d'infarctus a presque diminué de moitié. Arrêter vers 60 ans fait encore gagner environ trois ans de vie.
Après la dernière cigaretteCe qui change (Organisation mondiale de la santé)
20 minutesLe cœur bat moins vite et la tension baisse
12 heuresLe monoxyde de carbone, un gaz toxique de la fumée, redevient normal dans le sang
2 à 12 semainesLa circulation du sang s'améliore et les poumons fonctionnent mieux
1 à 9 moisLa toux et l'essoufflement diminuent
1 anLe risque de maladie des artères du cœur est presque divisé par deux
5 ansLe risque d'accident vasculaire cérébral (AVC) rejoint celui d'un non-fumeur
10 ansLe risque de cancer du poumon est environ divisé par deux
15 ansLe risque de maladie du cœur rejoint celui d'une personne qui n'a jamais fumé

Il n'est jamais trop tard. Selon l'Organisation mondiale de la santé, arrêter vers 30 ans fait gagner environ dix ans d'espérance de vie, et arrêter vers 60 ans environ trois ans. Après un infarctus, l'arrêt du tabac réduit de moitié le risque d'en refaire un.

Pourquoi se faire dépister quand on fume ou a fumé ?

En bref : le tabac abîme les poumons et les vaisseaux pendant des années sans bruit. Beaucoup de ces maladies se soignent mieux quand on les trouve tôt. Les dégâts passés ne s'effacent pas le jour de l'arrêt : un contrôle reste utile.

En 2023, le tabac a causé 68 000 décès en France, soit 11 % de tous les décès. Les cancers en représentent 39 000. Les maladies respiratoires chroniques, comme la bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO), en représentent 12 700, et les maladies du cœur et des vaisseaux 14 000.

Maladie liée au tabacExamen de dépistageQui est concerné
BPCOSpirométrie, un test de souffleFumeurs et anciens fumeurs de plus de 40 ans, surtout avec toux, crachats ou essoufflement
Cancer du poumonScanner du thorax à faible dose (programme IMPULSION)50 à 74 ans, gros fumeurs ou anciens fumeurs depuis moins de 15 ans, dans les régions pilotes
Anévrisme de l'aorte abdominaleÉchographie du ventre, une seule foisHommes de 65 à 75 ans, fumeurs ou anciens fumeurs depuis moins de 20 ans
Maladies du cœur et des artèresTension, prise de sang (cholestérol, sucre)Tous les fumeurs, à chaque bilan

Un dépistage cherche une maladie avant qu'elle ne donne des signes, au moment où elle se soigne le mieux. Pour les hommes, notre fiche Movember reprend tous les dépistages âge par âge.

Faut-il faire une spirométrie pour dépister une BPCO ?

En bref : oui, si vous avez plus de 40 ans et que vous fumez ou avez fumé, surtout avec une toux, des crachats ou un essoufflement. En France, au moins deux cas de BPCO sur trois ne sont pas diagnostiqués. Seule la spirométrie confirme la maladie.

La BPCO, ou bronchopneumopathie chronique obstructive, est une maladie des bronches qui se bouchent peu à peu. L'air sort moins bien des poumons. Plus de 80 % des cas sont dus au tabac. La maladie touche 5 à 10 % des personnes de plus de 45 ans.

Elle avance lentement. Au début, on pense que la toux du matin est normale pour un fumeur, ou que l'essoufflement vient de l'âge. Selon la HAS, au moins deux tiers des cas ne sont pas diagnostiqués en France.

Posez-vous ces questions

Une réponse oui suffit pour en parler à votre médecin. Il peut vous prescrire une spirométrie. Vous soufflez fort et longtemps dans un tube relié à un appareil. Le test dure quelques minutes et ne fait pas mal. Il mesure la quantité d'air que vous soufflez et la vitesse.

Trouvée tôt, la BPCO se freine. L'arrêt du tabac est le traitement qui ralentit le plus la maladie. Des traitements inhalés et la réhabilitation respiratoire, un programme d'exercices encadré, aident à mieux respirer. Notre fiche asthme explique aussi comment bien utiliser un inhalateur.

Le cancer du poumon peut-il être dépisté en France ?

En bref : oui, depuis 2026, avec le programme pilote IMPULSION. Il propose un scanner du thorax à faible dose aux fumeurs et anciens fumeurs de 50 à 74 ans. Il est mené dans cinq régions, dont l'Auvergne-Rhône-Alpes. Le scanner est pris en charge à 100 %.

Le cancer du poumon est le cancer qui tue le plus en France. En 2023, on compte 52 777 nouveaux cas : 33 438 chez les hommes et 19 339 chez les femmes. Il a causé 30 896 décès en 2022. Chez les femmes, il progresse nettement, parce qu'elles ont commencé à fumer plus tard que les hommes.

Le programme IMPULSION est piloté par l'Institut national du cancer (INCa). Il a démarré en mars 2026 dans cinq régions : Île-de-France, Pays de la Loire, Provence-Alpes-Côte d'Azur, Hauts-de-France et Auvergne-Rhône-Alpes. Il vise 20 000 participants. Le scanner est refait à un an, puis tous les deux ans s'il est normal.

Qui peut participer ?

Comment ça se passe ?

  1. 1
    Votre médecin vous oriente, ou vous vous inscrivez vous-même sur le site depistage-cancer-poumon.fr.
  2. 2
    Une consultation vérifie que vous êtes concerné et vous explique les avantages et les limites du dépistage.
  3. 3
    Vous passez un scanner à faible dose de rayons dans un centre de radiologie agréé. Il dure quelques secondes, sans injection.
  4. 4
    Les images sont lues par deux radiologues. Vous recevez les résultats en 15 jours environ.

Un scanner peut montrer un petit nodule, c'est-à-dire une petite tache dans le poumon. La grande majorité des nodules ne sont pas des cancers. Un contrôle quelques mois plus tard suffit souvent pour le vérifier. Le dépistage ne remplace pas l'arrêt du tabac. Profitez de la consultation pour demander une aide au sevrage.

Vous n'habitez pas une région pilote ? Parlez-en quand même à votre médecin. Le déploiement national est prévu, et tout signe d'alerte (toux qui change, sang dans les crachats, voix enrouée, perte de poids) doit faire passer un examen sans attendre.

Qui doit faire dépister un anévrisme de l'aorte ?

En bref : les hommes de 65 à 75 ans qui fument ou ont arrêté depuis moins de 20 ans. Une seule échographie du ventre suffit. Les hommes et les femmes de 50 à 75 ans dont un parent a eu un anévrisme sont aussi concernés.

L'aorte est la plus grosse artère du corps. Elle descend du cœur jusqu'au ventre. Un anévrisme est un gonflement de sa paroi, comme une bulle sur un tuyau. Il ne fait pas mal tant qu'il est petit. S'il grossit trop, il peut se rompre, ce qui est une urgence vitale.

Le tabac est le premier facteur de risque. Les hommes sont environ 13 fois plus touchés que les femmes, surtout après 65 ans. En 2012, la HAS a recommandé un dépistage ciblé, fait une seule fois, par échographie de l'abdomen.

Arrêter de fumer protège toutes vos artères, y compris l'aorte. C'est une raison de plus de profiter du Mois sans tabac.

Quels autres contrôles demander à son médecin ?

En bref : faites contrôler votre tension et votre prise de sang. Montrez aussi votre bouche au dentiste. Pour les femmes, le tabac rend plus difficile l'élimination du papillomavirus : le frottis ou le test HPV compte encore plus.

« Mon bilan prévention » est gratuit à quatre âges clés : 18 à 25 ans, 45 à 50 ans, 60 à 65 ans et 70 à 75 ans. C'est un bon moment pour faire le point sur le tabac et sur tous vos dépistages.

Que faire si l'on refume pendant ou après le défi ?

En bref : un faux pas ne remet pas tout en cause. La plupart des ex-fumeurs ont fait plusieurs tentatives avant de réussir. Analysez ce qui s'est passé, ajustez le traitement et repartez.

Une cigarette fumée un soir ne veut pas dire que le défi est perdu. Ce qui compte, c'est de ne pas racheter de paquet. Demandez-vous ce qui a déclenché l'envie : alcool, dispute, fatigue, soirée. Notez-le pour l'éviter la prochaine fois.

Si vous avez repris complètement, chaque tentative vous apprend quelque chose. Parlez-en au professionnel qui vous suit : un traitement trop faible ou arrêté trop tôt est souvent en cause. Vous pouvez aussi vous réinscrire au Mois sans tabac l'année suivante. Notre fiche arrêt du tabac détaille la conduite à tenir.

Comment les proches peuvent-ils aider sans braquer ?

En bref : encouragez, ne surveillez pas. Ne fumez pas devant la personne pendant le mois. Fêtez les étapes : une semaine, quinze jours, un mois, trois mois.

Pour expliquer à un enfant pourquoi papa ou maman arrête, restez simple : « la cigarette abîme mon corps, j'arrête pour être en forme plus longtemps avec toi. Je serai peut-être un peu grognon quelques jours. » Un enfant peut devenir un vrai coach, avec un calendrier à cocher sur le frigo.

Comment suivre son défi avec un carnet ?

En bref : imprimez ce carnet pour une semaine. Notez vos envies, votre traitement, votre humeur et l'argent économisé. Montrez-le au professionnel qui vous suit.

Mon carnet Mois sans tabac : semaine n° ___

Cochez ou notez chaque soir. Un paquet de 20 cigarettes non acheté, c'est de l'argent gardé pour vous.

LunMarMerJeuVenSamDim
Jour sans fumer (oui ou non)
Nombre d'envies
Envie la plus forte (1 à 10)
Moment ou déclencheur
Patch posé (oui ou non)
Gommes ou pastilles prises
Sommeil (bon, moyen, mauvais)
Humeur (bonne, moyenne, difficile)
Argent économisé (€)

Mes dépistages à demander : spirométrie ☐ · scanner IMPULSION ☐ · échographie de l'aorte ☐ · tension et prise de sang ☐

Carnet MediScribe, mediscribe.fr. Tabac info service : 39 89. Urgence : 15.

Quiz : êtes-vous prêt pour le Mois sans tabac ?

Quiz Mois sans tabac : sevrage et dépistage

Cochez « vrai » ou « faux ». Les réponses sont en bas. Ce quiz sert aussi en atelier ou en salle d'attente.

  1. Après 30 jours sans tabac, les chances d'arrêter pour de bon sont multipliées par cinq.
    VraiFaux
  2. Les signes de manque sont les plus forts pendant les deux premières semaines.
    VraiFaux
  3. La nicotine du patch donne le cancer comme la cigarette.
    VraiFaux
  4. Un patch associé à une gomme marche mieux qu'un patch seul.
    VraiFaux
  5. Les substituts nicotiniques ne sont jamais remboursés.
    VraiFaux
  6. Une cigarette fumée pendant le défi oblige à tout recommencer au jour 1.
    VraiFaux
  7. Seule la spirométrie permet de confirmer une BPCO.
    VraiFaux
  8. Le dépistage du cancer du poumon par scanner est proposé à tous les adultes.
    VraiFaux
  9. L'échographie de l'aorte se fait une seule fois chez les hommes de 65 à 75 ans qui fument ou ont fumé.
    VraiFaux
  10. À 60 ans, arrêter de fumer ne sert plus à rien.
    VraiFaux
Voir les réponses
  1. Vrai. C'est pour cela que le défi dure 30 jours.
  2. Vrai. Selon la HAS. Ensuite, le manque baisse.
  3. Faux. Ce sont les goudrons et les gaz de la fumée qui provoquent les cancers.
  4. Vrai. Le patch calme le manque de fond, la gomme les envies soudaines.
  5. Faux. Ils sont remboursés à 65 % sur ordonnance.
  6. Faux. Vous reprenez le défi le lendemain. Notez ce qui a déclenché la cigarette.
  7. Vrai. C'est un test de souffle simple et sans douleur.
  8. Faux. Il concerne les 50 à 74 ans qui ont beaucoup fumé, dans le programme pilote IMPULSION.
  9. Vrai. Si l'aorte est normale, on ne refait pas l'examen.
  10. Faux. Arrêter vers 60 ans fait encore gagner environ trois ans de vie.

Quelles sont les questions les plus fréquentes ?

Quand commence le Mois sans tabac 2026 ?

Les inscriptions sont ouvertes depuis le 1er octobre 2026 sur mois-sans-tabac.fr. Le défi de 30 jours se déroule en novembre. Profitez d'octobre pour vous préparer et voir un professionnel de santé.

Le Mois sans tabac est-il payant ?

Non. L'inscription, l'application, le site et le 39 89 sont gratuits. Les substituts nicotiniques sont remboursés à 65 % sur ordonnance, le reste pouvant être pris en charge par votre mutuelle.

Qui peut prescrire des substituts nicotiniques ?

Le médecin, la sage-femme, l'infirmier, le kinésithérapeute et le chirurgien-dentiste peuvent les prescrire. Le pharmacien vous conseille sur les formes et les doses.

Vais-je grossir en arrêtant de fumer ?

Une prise de poids de quelques kilos est fréquente la première année, mais pas obligatoire. Bouger chaque jour et garder des en-cas sains limitent cette prise. Le bénéfice de l'arrêt reste bien plus grand que le risque de quelques kilos.

Qui est concerné par le dépistage du cancer du poumon ?

Les personnes de 50 à 74 ans qui fument ou ont arrêté depuis moins de 15 ans, avec au moins 20 paquets-années, dans les cinq régions du programme pilote IMPULSION. Le scanner est pris en charge à 100 %.

Ma toux du matin est-elle normale pour un fumeur ?

Non. Une toux chronique, des crachats ou un essoufflement peuvent être les premiers signes d'une BPCO. Parlez-en à votre médecin, qui peut prescrire une spirométrie.

La cigarette électronique compte-t-elle dans le défi ?

Le défi porte sur l'arrêt du tabac. Selon les revues Cochrane, la cigarette électronique avec nicotine peut aider certains fumeurs à arrêter. L'objectif reste d'arrêter complètement le tabac, puis à terme la vape. Les détails sont dans notre fiche arrêt du tabac.

Quelles fiches lire ensuite ?

Cette fiche est produite par MediScribe d'après les recommandations de la HAS et les données de Santé publique France et de l'INCa. Pharmacies, CPTS, services de pneumologie et équipes ETP : nous produisons des supports Mois sans tabac sur mesure pour vos patients.

Demander ce type de contenu

Sur quelles sources s'appuie cette fiche ?

  1. Santé publique France. Mois sans tabac 2026 : ouverture des inscriptions. Communiqué du 1er octobre 2026.
  2. Santé publique France. Tabagisme : usage, envie d'arrêter et tentatives d'arrêt. Baromètre de Santé publique France 2024.
  3. Assurance Maladie. Décès attribuables au tabac, mise à jour des données de Santé publique France (données 2023).
  4. Haute Autorité de santé. Arrêt de la consommation de tabac : du dépistage individuel au maintien de l'abstinence en premier recours. Recommandations, 2014.
  5. Theodoulou A et coll. Different doses, durations and modes of delivery of nicotine replacement therapy for smoking cessation. Cochrane Database Syst Rev 2023. doi:10.1002/14651858.CD013308.pub2.
  6. West R, Stapleton J. Clinical and public health significance of treatments to aid smoking cessation. Eur Respir Rev 2008;17(110):199-204.
  7. Organisation mondiale de la santé. Bénéfices de l'arrêt du tabac pour la santé. Consulté le 3 octobre 2026.
  8. Assurance Maladie. Prise en charge des substituts nicotiniques. Consulté le 3 octobre 2026.
  9. Haute Autorité de santé. Guide du parcours de soins, bronchopneumopathie chronique obstructive. Actualisation 2019.
  10. Haute Autorité de santé. BPCO : pertinence du diagnostic et de la prise en charge. Novembre 2019.
  11. Assurance Maladie. Prise en charge du sevrage tabagique, règles de prescription. Consulté le 3 octobre 2026.
  12. Assurance Maladie. Comprendre la BPCO. Consulté le 3 octobre 2026.
  13. ARCAGY-GINECO, InfoCancer. Cancer du poumon, épidémiologie : près de 53 000 cas en France en 2023. D'après INCa et Santé publique France.
  14. ARS Provence-Alpes-Côte d'Azur. IMPULSION, le programme de dépistage organisé du cancer du poumon. 2026.
  15. Caducée.net. IMPULSION : le dépistage ciblé du cancer du poumon entre dans sa phase terrain. 2026.
  16. Haute Autorité de santé. Pertinence de la mise en place d'un programme de dépistage des anévrismes de l'aorte abdominale en France. Recommandation en santé publique, novembre 2012.

Cette fiche informe. Elle ne remplace pas l'avis de votre médecin, de votre pharmacien ou de votre tabacologue. Image d'illustration générée par ChatGPT sur un prompt de Florent Durand pour MediScribe, voir la licence des images.