Cardiologie · Code CIM-10 I21.9

Infarctus du myocarde : les signes qui doivent vous faire appeler le 15

Deux minutes pour comprendre ce qu'est un infarctus et reconnaître les signes qui imposent d'appeler le 15 sans attendre. Vidéo d'éducation thérapeutique patient MediScribe, alignée sur les recommandations HAS et ESC 2023.

Publiée le 12 septembre 2026 à 19 h 00 (heure de Paris) · Production MediScribe par avatar IA, 12 septembre 2026 · Langue : français

Miniature de la vidéo MediScribe sur les signes de l'infarctus du myocarde

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Une douleur dans la poitrine qui dure : appelez le 15

  • Douleur ou serrement dans la poitrine qui dure plus de quelques minutes
  • Douleur qui remonte vers le bras gauche, la mâchoire, le dos ou l'estomac
  • Sueurs froides, nausées, sensation de malaise ou de mort imminente
  • Essoufflement brutal et inexpliqué

Un seul de ces signes suffit. Asseyez-vous, n'attendez pas de voir si ça passe, ne prenez jamais le volant. Appelez le 15.

Un infarctus du myocarde n'est pas une douleur qu'on peut laisser passer. C'est une artère bouchée et un muscle cardiaque qui meurt minute après minute. Cette vidéo explique ce qui se passe dans le coeur et quels signes doivent déclencher l'appel au 15, tout de suite.

Ce que la vidéo explique

La vidéo se déroule en deux temps. Elle explique d'abord ce qu'est un infarctus du myocarde : une artère coronaire se bouche, le plus souvent parce qu'une plaque de cholestérol se rompt et qu'un caillot se forme dessus. La zone de muscle cardiaque que cette artère alimentait ne reçoit plus d'oxygène. Elle commence à mourir dans les minutes qui suivent. Ce muscle détruit ne repousse jamais. C'est pour cette raison que le délai entre les premiers signes et l'appel au 15 décide, plus que tout le reste, de ce que le coeur gardera de sa force.

Elle détaille ensuite les signes, parce que c'est là que se joue le retard. Beaucoup de patients attendent, se persuadent d'une indigestion ou d'une crampe, et arrivent trop tard.

Les signes typiques de l'infarctus

La douleur thoracique est le signe principal. Les patients la décrivent comme un étau, un serrement, un poids qui écrase la poitrine. Elle est intense, elle dure plus de quelques minutes et elle ne cède pas quand on s'arrête de bouger.

Elle irradie souvent vers le bras gauche, parfois les deux bras, vers la mâchoire, le cou, le dos entre les omoplates, ou vers le creux de l'estomac. Elle s'accompagne de sueurs froides, de nausées, parfois de vomissements, d'un essoufflement brutal, d'une pâleur et d'une angoisse très particulière que les patients appellent souvent une sensation de mort imminente.

Cette forme complète est la plus facile à reconnaître. Le problème, c'est qu'elle est loin d'être la seule.

Les formes atypiques, celles qu'on laisse passer

Chez la femme, chez le patient diabétique et chez la personne âgée, l'infarctus se présente souvent autrement. La douleur thoracique peut être discrète, voire absente. Ce qui domine alors, c'est une fatigue écrasante et inhabituelle depuis quelques jours, un essoufflement au moindre effort, des nausées, une douleur au creux de l'estomac prise pour une crise de foie, un malaise, ou une simple sensation d'oppression mal définie.

Chez le diabétique, la neuropathie peut émousser complètement la douleur : l'infarctus passe alors quasiment inaperçu. Chez la femme, les signes digestifs et la fatigue sont plus fréquents que la douleur en étau, et le diagnostic est encore trop souvent retardé. La règle est simple : un signe inhabituel et persistant, chez une personne qui cumule des facteurs de risque, mérite un appel au 15. Un appel pour rien ne coûte rien. Un appel trop tard coûte du muscle cardiaque.

Ce qu'il faut faire, et ne pas faire

  • Appeler le 15 dès que le doute existe. Le régulateur décide, pas le patient.
  • S'asseoir ou s'allonger, arrêter tout effort, desserrer les vêtements, rester accompagné.
  • Ne pas prendre le volant et ne pas se faire conduire aux urgences : le SAMU commence le traitement sur place et emmène directement en salle de coronarographie.
  • Ne pas attendre que la douleur passe, ne pas prendre de médicament de sa propre initiative.
  • Patient déjà coronarien avec un spray de Trinitrine : une bouffée sous la langue en position assise, puis le 15 si la douleur persiste à cinq minutes.

Les facteurs de risque qui mènent à l'infarctus sont connus et pour la plupart contrôlables : tabac, hypertension artérielle, diabète, cholestérol LDL élevé, sédentarité, antécédents familiaux. L'hypertension mérite une mention particulière, parce qu'elle ne fait pas mal et abîme les artères coronaires en silence pendant des années.

Questions fréquentes

Un infarctus peut-il survenir sans douleur dans la poitrine ?

Oui. Les formes atypiques sont plus fréquentes chez la femme, le patient diabétique et la personne âgée : fatigue écrasante, essoufflement, nausées, douleur au creux de l'estomac, malaise. Un doute suffit pour appeler le 15.

Combien de temps ai-je pour agir ?

La nécrose du muscle cardiaque commence dans les minutes qui suivent l'occlusion et devient irréversible en quelques heures. La désobstruction dans les deux premières heures donne les meilleurs résultats. Au delà de la douzième heure, le bénéfice s'effondre.

Pourquoi le 15 plutôt que les urgences en voiture ?

Le 15 déclenche une équipe médicalisée qui traite sur place et oriente directement vers la salle de coronarographie, sans attente aux urgences. Le trajet en voiture personnelle expose à un arrêt cardiaque au volant.

Quel lien entre hypertension et infarctus ?

L'hypertension artérielle est l'un des principaux facteurs de risque d'infarctus. Elle abîme silencieusement la paroi des artères coronaires. Objectif tensionnel recommandé après un événement coronarien : inférieur à 130/80 mmHg.

Sources : ESC Guidelines, syndromes coronariens aigus, 2023 · Haute Autorité de santé · Fédération française de cardiologie.
Vidéo produite par MediScribe le 12 septembre 2026 avec un avatar de synthèse. Le contenu est issu de la fiche ETP MediScribe sur l'infarctus du myocarde. Ce support d'information ne remplace pas une consultation médicale.