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Fiche 03 · Médecine générale · Cardiologie · Soumis à validation médicale
Risque cardiovasculaire · Cardiologie

Cholestérol trop élevé :
comprendre ses résultats
et agir efficacement

En vidéo : les signes de l'infarctus du myocarde Deux minutes pour reconnaître les signes qui imposent d'appeler le 15.
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Vous venez de recevoir les résultats de la prise de sang prescrite par votre médecin généraliste. Vous l'avez vu tout de suite : vous avez du cholestérol. Mais est-ce que c'est le bon cholestérol, le mauvais ? Vous n'en savez rien du tout ! Le verdict tombe : votre médecin confirme vos craintes, c'est du mauvais cholestérol. Vous en avez entendu parler toute votre vie sans vraiment savoir de quoi il s'agit. Bon cholestérol, mauvais cholestérol, triglycérides, statines : cette fiche vous explique tout clairement.

Le cholestérol peut avoir un impact dramatique sur votre vie. Réaliser des prises de sang annuelles peut vous éviter des AVC et autres problèmes de santé. Comment contrôler son cholestérol ?

Qu'est-ce que le cholestérol ?

En bref : le cholestérol est une graisse indispensable : il entre dans la fabrication de certaines hormones, de la vitamine D et de la membrane de toutes vos cellules. Votre foie en produit les trois quarts, le reste vient de l'alimentation. Le problème vient de son excès, surtout sous sa forme LDL.

Le cholestérol est une substance grasse naturellement présente dans votre corps. La fabrication du cholestérol se passe dans votre foie, pour 75 % du total qui circule dans votre corps. Le reste vient de ce que vous mangez. Le cholestérol est indispensable : il sert à la fabrication de certaines hormones, de la vitamine D, et il est un composant essentiel de toutes les membranes de vos cellules.

En quantité normale, le cholestérol n'est pas un problème. Toutefois, en excès, et surtout dans une certaine forme, le cholestérol peut avoir des effets tragiques sur votre vie.

Pourquoi parle-t-on de "bon" et "mauvais" cholestérol ?

Le cholestérol ne circule pas seul dans le sang. Il se déplace dans de petites particules appelées lipoprotéines. C'est le type de lipoprotéine qui détermine si le cholestérol est "bon" ou s'il est "mauvais".

En chiffres, le cholestérol en France (2026)

Environ 10 millions de personnes en France ont trop de cholestérol, et beaucoup ne le savent pas. Les maladies cardiovasculaires (infarctus, AVC) restent la première cause de mortalité dans le monde. Un cholestérol LDL trop élevé est l'un des principaux facteurs modifiables. (Source : Fédération française de cardiologie, brochure Cholestérol, 2026)


Comment lire son bilan de cholestérol ?

En bref : sur votre feuille de résultats, la ligne qui compte le plus est le LDL. Son objectif n'est pas le même pour tout le monde : il dépend de votre risque cardiovasculaire global, que votre médecin calcule. Le HDL, lui, se lit à l'envers : plus il est haut, mieux c'est. Le cholestérol total seul ne dit pas grand-chose.

Votre laboratoire d'analyses médicales vous a probablement remis une feuille de résultats avec des chiffres. Voici comment les lire simplement.

ParamètreValeur souhaitéeCe que ça veut dire
Cholestérol total< 2 g/LLa somme de tout le cholestérol dans le sang. Moins informatif seul que les fractions LDL et HDL.
LDL-cholestérolVariable selon le risque cardiovasculaire*Le "mauvais" cholestérol. C'est la valeur la plus importante. L'objectif dépend de votre risque global.
HDL-cholestérol> 0,40 g/L (homme) / > 0,50 g/L (femme)Le "bon" cholestérol. Plus c'est élevé, mieux c'est. En dessous de ces seuils, le risque cardiovasculaire augmente.
Triglycérides< 1,50 g/LGraisses sanguines. Élevées si alimentation sucrée excessive ou alcool. Aggravent le risque si associées à un HDL bas.
* L'objectif de LDL dépend de votre risque cardiovasculaire global

Il n'y a pas un seul chiffre de LDL "normal" pour tout le monde. Votre médecin calcule votre risque avec le score SCORE2 (recommandé par la Société européenne de cardiologie) en tenant compte du LDL, de la tension artérielle, de la glycémie, du tabagisme, de l'âge et des antécédents familiaux. Objectifs de LDL : moins de 1,00 g/L pour un risque modéré, moins de 0,70 g/L pour un risque élevé, moins de 0,55 g/L pour un risque très élevé, par exemple après un infarctus ou un AVC. Ces objectifs sont ceux de la Société européenne de cardiologie (mise à jour 2025) et du consensus français de février 2026.

La Lp(a) : un dosage à faire une fois dans sa vie

La lipoprotéine(a), ou Lp(a), est une autre particule qui transporte du cholestérol. Son taux dépend surtout de vos gènes : l'alimentation ne le change presque pas. Un taux élevé augmente le risque d'infarctus. Dans sa mise à jour de 2025, la Société européenne de cardiologie conseille de doser la Lp(a) au moins une fois dans la vie de chaque adulte. Le consensus français de 2026 dit la même chose. Au-dessus de 50 mg/dL (105 nmol/L), votre médecin en tient compte pour estimer votre risque.

Faut-il venir à jeun ?

Pour estimer votre risque, un bilan fait sans être à jeun convient en général, selon le consensus français de 2026. Le jeûne de 12 heures reste demandé pour mesurer précisément les triglycérides. Beaucoup de laboratoires le demandent encore, comme l'indique ameli.fr. Suivez la consigne écrite sur votre ordonnance.


Pourquoi un LDL élevé est-il dangereux ?

En bref : quand le LDL est en excès, il s'infiltre dans la paroi des artères et y forme peu à peu une plaque qui rétrécit le passage du sang. Le processus est silencieux, parfois pendant des années. C'est pour cela qu'on traite un chiffre et non une douleur, et c'est aussi pour cela qu'agir tôt change tout.

L'excès de LDL abîme les artères de façon progressive et silencieuse, souvent pendant des années sans le moindre symptôme. Voici comment ce processus fonctionne.

L'athérosclérose : comment le cholestérol bouche les artères

Quand le LDL est en excès dans le sang, il s'infiltre dans la paroi interne des artères. Le corps envoie des cellules de défense qui "avalent" le cholestérol, mais finissent par mourir sur place. Il se forme alors une plaque d'athérome (une bosse graisseuse à l'intérieur de l'artère), qui rétrécit progressivement le passage du sang. L'athérosclérose est le terme médical pour indiquer que votre corps est atteint de plaques qui bouchent vos artères.

Avec le temps, il arrive que cette plaque se fissure. Un caillot se forme alors pour "réparer" la fissure. Malheureusement, le mécanisme déraille parfois. Si ce caillot bouche complètement l'artère, c'est l'infarctus du myocarde (artère coronaire) ou l'AVC (artère cérébrale).

La bonne nouvelle

L'athérosclérose est réversible en partie. Un traitement efficace abaissant le LDL peut stabiliser, voire réduire la taille des plaques. Chaque réduction de 1 mmol/L du LDL réduit le risque d'événement cardiovasculaire majeur d'environ 22 %. (Source : méta-analyse Cholesterol Treatment Trialists, Lancet, 2010)


D'où vient un cholestérol trop élevé ?

En bref : un cholestérol élevé résulte presque toujours d'une addition de facteurs, pas d'une seule mauvaise habitude. L'alimentation, la sédentarité, le surpoids et le tabac pèsent, mais l'hérédité et l'âge comptent aussi. Vous ne maîtrisez pas tout, et ce n'est pas une question de volonté.

Le cholestérol élevé est souvent le résultat d'une combinaison de facteurs, pas d'une seule mauvaise habitude isolée.

Les causes liées au mode de vie

Les causes médicales


Que manger pour baisser son cholestérol ?

En bref : l'alimentation agit directement sur le LDL, avec une baisse possible d'environ 15 %. C'est suffisant pour beaucoup de personnes à risque modéré, et indispensable en complément du traitement pour les autres. Deux leviers : réduire les graisses saturées et les graisses dites trans des produits industriels, et augmenter les fibres.

L'alimentation agit directement sur le LDL, le HDL et les triglycérides. Les changements alimentaires peuvent réduire le LDL d'environ 15 %, selon la Fédération française de cardiologie (2026). Cela suffit pour de nombreux patients à risque faible à modéré. Pour les autres, ils restent indispensables en complément des médicaments.

Réduire les graisses qui augmentent le LDL

Les graisses saturées (viandes grasses, charcuteries, beurre, fromages, huile de palme) augmentent directement le LDL. Les graisses trans (huiles partiellement hydrogénées dans les produits industriels) font encore pire : elles augmentent le LDL ET diminuent le HDL simultanément. Il est fortement conseillé d'éviter tous les produits d'alimentation industrielle et de leur préférer une alimentation "faite maison".

Augmenter les graisses qui protègent

Les graisses insaturées (huile d'olive, noix, amandes, avocat, poissons gras) ont l'effet inverse : elles diminuent le LDL et augmentent le HDL. Les oméga-3 des poissons gras (saumon, sardines, maquereau, hareng) réduisent aussi les triglycérides de façon significative.

Augmenter les fibres solubles

Les fibres solubles captent le cholestérol dans les intestins et empêchent sa réabsorption dans le sang. Les meilleures sources : flocons d'avoine, psyllium, légumineuses, pommes, poires. Une analyse de 58 essais montre qu'environ 3,5 g par jour de bêta-glucane d'avoine (la fibre soluble de l'avoine) baisse le LDL d'environ 0,07 g/L (0,19 mmol/L). (Source : British Journal of Nutrition, méta-analyse 2016)

✓ À privilégier
  • Huile d'olive vierge extra en cuisson
  • Poissons gras 2 à 3 fois par semaine
  • Noix, amandes, noisettes (une poignée par jour)
  • Légumineuses (lentilles, pois chiches…)
  • Flocons d'avoine au petit-déjeuner
  • Fruits et légumes en abondance
  • Céréales complètes (pain complet, riz complet)
  • Yaourt nature, fromage blanc peu gras
✕ À limiter fortement
  • Charcuteries (saucisson, jambon gras, rillettes)
  • Viandes grasses (entrecôte, côtelettes grasses)
  • Beurre (remplacer par l'huile d'olive)
  • Fromages en grande quantité quotidienne
  • Viennoiseries et gâteaux industriels
  • Produits frits (frites, beignets)
  • Huile de palme (présente dans de nombreux produits)
  • Alcool au-delà de 1 à 2 verres par jour
Phytostérols et levure de riz rouge : un intérêt limité

Les phytostérols sont des substances naturelles présentes dans certaines margarines enrichies (Fruit d'Or Pro-activ, Danacol…). Jusqu'à 2 g par jour, ils baissent le LDL d'environ 10 %, selon la Société européenne de cardiologie (2025). Aucune étude n'a montré qu'ils réduisent les infarctus ou les AVC, et le consensus français de 2026 ne les recommande pas. Ils ne remplacent pas les médicaments. Demandez l'avis de votre médecin avant de les utiliser.

Même prudence pour la levure de riz rouge : l'Assurance Maladie rappelle que ces compléments ont une faible efficacité et ne doivent pas être pris à la place d'une statine, ni en plus.


Le sport fait-il baisser le cholestérol ?

En bref : l'exercice fait surtout monter le bon cholestérol et baisser les triglycérides. Son effet sur le LDL seul reste modeste, mais il s'ajoute à celui de l'alimentation et réduit nettement le risque cardiovasculaire d'ensemble. Comptez 150 minutes d'activité modérée par semaine, ou 75 minutes d'activité plus soutenue.

L'exercice physique a un effet direct sur votre bilan lipidique : il augmente le HDL (bon cholestérol) et diminue les triglycérides. Son effet sur le LDL seul est modeste, mais il s'ajoute aux bénéfices de l'alimentation et réduit le risque cardiovasculaire global de façon très significative.


Quels médicaments contre le cholestérol ?

En bref : quand l'alimentation et l'activité ne suffisent pas à atteindre l'objectif, ou quand le risque cardiovasculaire est élevé, le médecin propose un traitement. Les statines freinent la production de cholestérol par le foie et abaissent le LDL de 30 à 55 %. Ce sont parmi les médicaments les plus étudiés de l'histoire de la médecine.

Quand l'alimentation et l'activité physique ne permettent pas d'atteindre l'objectif de LDL, ou quand le risque cardiovasculaire est élevé, votre médecin peut proposer un traitement médicamenteux.

Les statines : le traitement de référence

Les statines (atorvastatine, rosuvastatine, simvastatine…) bloquent partiellement la production de cholestérol par le foie. Le foie compense en captant davantage de LDL dans le sang, ce qui abaisse le LDL sanguin de 30 à 55 % selon la molécule et la dose. Les statines figurent parmi les médicaments les plus étudiés de l'histoire de la médecine, avec un bénéfice cardiovasculaire solidement démontré.

Les effets secondaires des statines

Les autres médicaments disponibles

Ne jamais arrêter une statine seul

Si vous avez des douleurs musculaires ou un autre symptôme que vous pensez lié à votre statine, appelez votre médecin. Ne l'arrêtez jamais seul : le risque d'événement cardiovasculaire augmente rapidement après l'arrêt d'une statine chez les patients à haut risque.


Quel suivi avec un cholestérol trop élevé ?

En bref : un bilan lipidique est refait 4 à 6 semaines après le début du traitement pour vérifier que l'objectif est atteint, puis une fois par an. S'y ajoutent une surveillance du foie, un contrôle de la glycémie, et un dosage musculaire si des douleurs apparaissent. Ces contrôles servent à ajuster la dose, pas à vous surveiller.
ExamenFréquencePourquoi
Bilan lipidique complet4 à 6 semaines après le début ou un changement de traitement, puis 1 fois par anVérifier que l'objectif de LDL est atteint et adapter la dose si besoin.
Enzymes hépatiques (ASAT, ALAT)Au début du traitement, puis si symptômesSurveiller la tolérance hépatique du traitement par statine.
CPK (créatine phosphokinase)Si douleurs musculaires apparaissentÉvaluer l'atteinte musculaire éventuelle liée aux statines.
Glycémie à jeun1 fois par anLes statines peuvent légèrement augmenter le risque de diabète : surveillance nécessaire.
Tension artérielleÀ chaque consultationHTA + cholestérol élevé = risque cardiovasculaire très augmenté. Les deux se traitent en parallèle.

Quiz à imprimer : connaissez-vous bien le cholestérol ?

Quiz : connaissez-vous bien le cholestérol ?

Cochez « vrai » ou « faux ». Les réponses sont en bas. Ce quiz sert aussi en atelier d'éducation thérapeutique.

  1. Le cholestérol est toujours mauvais pour le corps.
    VraiFaux
  2. Le LDL est appelé le « mauvais » cholestérol.
    VraiFaux
  3. Quand on a trop de cholestérol, on le sent dans son corps.
    VraiFaux
  4. L'objectif de LDL est le même pour tout le monde.
    VraiFaux
  5. Changer son alimentation peut faire baisser le LDL.
    VraiFaux
  6. Un complément à base de levure de riz rouge peut remplacer une statine.
    VraiFaux
  7. Je continue ma statine même quand je me sens bien.
    VraiFaux
  8. J'ai mal aux muscles sous statine : j'arrête mon traitement tout seul.
    VraiFaux
  9. Marcher vite 150 minutes par semaine aide à améliorer son bilan.
    VraiFaux
  10. Un cholestérol très élevé peut venir de la famille, dès l'enfance.
    VraiFaux
Voir les réponses
  1. Faux. Le cholestérol sert à fabriquer des hormones, la vitamine D et les cellules. C'est son excès, surtout le LDL, qui abîme les artères.
  2. Vrai. En excès, le LDL se dépose dans la paroi des artères et forme des plaques.
  3. Faux. Un cholestérol élevé ne fait pas mal. Seule une prise de sang permet de le voir.
  4. Faux. L'objectif dépend de votre risque. Par exemple, il est de moins de 0,55 g/L après un infarctus ou un AVC.
  5. Vrai. Moins de graisses saturées et plus de fibres peuvent baisser le LDL d'environ 15 %.
  6. Faux. Son efficacité est faible. Elle ne doit pas être prise à la place d'une statine, ni en plus.
  7. Vrai. Le cholestérol ne se sent pas. La statine protège vos artères chaque jour, même sans symptôme.
  8. Faux. Appelez votre médecin. Le plus souvent, ces douleurs ne viennent pas de la statine, et il peut adapter le traitement.
  9. Vrai. L'activité physique fait monter le bon cholestérol et baisser les triglycérides.
  10. Vrai. C'est l'hypercholestérolémie familiale. Elle touche environ 1 personne sur 300. Vos proches doivent alors faire un bilan.

Quiz MediScribe, mediscribe.fr. Ce document ne remplace pas l'avis de votre médecin.


Quelles sont les questions les plus fréquentes ?

Quelle est la différence entre bon et mauvais cholestérol ? +
Le LDL-cholestérol est le "mauvais" cholestérol : en excès, il se dépose sur les parois des artères et forme des plaques qui les rétrécissent. Le HDL-cholestérol est le "bon" cholestérol : il capte le cholestérol en excès dans le sang et le ramène vers le foie pour l'éliminer. Un LDL élevé ET un HDL bas constituent tous les deux un facteur de risque cardiovasculaire qu'il faut traiter.
Les statines sont-elles dangereuses ? +
Les statines sont parmi les médicaments les plus étudiés au monde. Des douleurs musculaires sont signalées par certains patients, mais plus de 9 fois sur 10 elles ne viennent pas de la statine (The Lancet, 2022). Un changement de molécule ou de dose règle souvent le problème. Les atteintes musculaires graves (rhabdomyolyse) sont très rares. Si vous ressentez des douleurs musculaires inhabituelles, signalez-les à votre médecin et n'arrêtez pas le traitement seul.
Peut-on baisser son cholestérol sans médicament ? +
Oui, dans certains cas. Une alimentation pauvre en graisses saturées, riche en fibres solubles (avoine, légumineuses), et l'activité physique régulière peuvent réduire le LDL d'environ 15 %. Cela peut suffire pour les personnes à risque cardiovasculaire faible à modéré. Pour les personnes à risque élevé (après un infarctus, un AVC, ou avec un diabète), les médicaments restent nécessaires même avec un mode de vie optimal.
Faut-il être à jeun pour un dosage du cholestérol ? +
Selon le consensus des sociétés savantes françaises (février 2026), un bilan fait sans jeûne convient en général pour estimer le risque cardiovasculaire. Le jeûne de 12 heures reste demandé pour mesurer précisément les triglycérides, et beaucoup de laboratoires le demandent encore. Vérifiez les instructions sur votre ordonnance ou appelez le laboratoire avant de venir.
Pourquoi mon médecin surveille aussi ma tension et ma glycémie en même temps ? +
Parce que le risque cardiovasculaire ne se calcule pas sur le cholestérol seul. Il tient compte de l'ensemble des facteurs : LDL, tension artérielle, glycémie, tabac, âge, sexe et antécédents familiaux. C'est ce score global, le score SCORE2 recommandé par la Société européenne de cardiologie, qui détermine si un traitement médicamenteux est nécessaire et quel doit être votre objectif de LDL.

Sur quelles sources s'appuie cette fiche ?

  1. Haute Autorité de Santé (HAS). Principales dyslipidémies : stratégies de prise en charge. Fiche mémo de février 2017, abrogée par la HAS le 21 novembre 2018. Il n'existe plus de recommandation HAS en vigueur sur ce sujet : cette fiche s'appuie donc sur les sociétés savantes françaises et européennes ci-dessous.
  2. Visseren FLJ et coll. 2021 ESC Guidelines on cardiovascular disease prevention in clinical practice. Société européenne de cardiologie. Eur Heart J 2021;42(34):3227-3337. doi:10.1093/eurheartj/ehab484 (escardio.org).
  3. Mach F et coll. 2025 Focused Update of the 2019 ESC/EAS Guidelines for the management of dyslipidaemias. Société européenne de cardiologie et European Atherosclerosis Society. Eur Heart J 2025;46(42):4359-4378. doi:10.1093/eurheartj/ehaf190.
  4. Bouillet B et coll. Management of dyslipidemia in adults. A consensus statement from the French Society of Endocrinology (SFE), the French-speaking Diabetes Society (SFD), the New French-speaking Atherosclerosis Society (NSFA) and the French Society of Cardiology (SFC). Arch Cardiovasc Dis 2026;119(6-7):507-532, février 2026. doi:10.1016/j.acvd.2026.01.001. Également publié dans les Annales d'endocrinologie (doi:10.1016/j.ando.2025.102471).
  5. La Revue du Praticien. Dyslipidémies : nouvelles recos françaises. 13 février 2026. Synthèse du consensus français pour la médecine générale.
  6. Cholesterol Treatment Trialists' (CTT) Collaboration. Efficacy and safety of more intensive lowering of LDL cholesterol : a meta-analysis of data from 170,000 participants in 26 randomised trials. The Lancet, 2010;376(9753):1670-81. doi:10.1016/S0140-6736(10)61350-5 (thelancet.com)
  7. Cholesterol Treatment Trialists' (CTT) Collaboration. Effect of statin therapy on muscle symptoms : an individual participant data meta-analysis of large-scale, randomised, double-blind trials. The Lancet, 2022;400(10355):832-845. doi:10.1016/S0140-6736(22)01545-8.
  8. Fédération française de cardiologie. Brochure Cholestérol, février 2026 (fedecardio.org).
  9. Ho HV et coll. The effect of oat β-glucan on LDL-cholesterol, non-HDL-cholesterol and apoB for CVD risk reduction : a systematic review and meta-analysis of randomised-controlled trials. British Journal of Nutrition, 2016;116(8):1369-1382. doi:10.1017/S000711451600341X. Référence auparavant attribuée par erreur au BMJ (bmj.com).
  10. Assurance Maladie. Cholestérol et/ou triglycérides élevés : diagnostic et surveillance et quel traitement ? Pages mises à jour le 8 janvier 2026 (ameli.fr).

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