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Rhumatologie et douleur · Syndrome douloureux régional complexe

Algodystrophie et SDRC : non, ce n'est pas dans votre tête

Rédigé par Florent Durand, MediScribe · Destiné aux patients et à leurs proches · Validation médicale en cours

Vous vous êtes cassé le poignet, ou vous avez été opéré, et plusieurs semaines plus tard la douleur est pire qu'au début. Le membre est gonflé, il change de couleur, le drap qui le frôle vous arrache un cri. Et quelqu'un vous a dit que vous exagériez. Cette fiche explique ce qu'est le syndrome douloureux régional complexe, comment on le diagnostique, pourquoi la rééducation est le vrai traitement, ce que valent les médicaments, et quelles aides existent.

L'algodystrophie est-elle une vraie maladie ?

En bref : le syndrome douloureux régional complexe (SDRC), anciennement algodystrophie, est une maladie neuro-inflammatoire réelle : inflammation déclenchée par les nerfs, hypersensibilisation des voies de la douleur, dérèglement du système nerveux autonome, réorganisation du cerveau. La douleur est disproportionnée parce que le système d'alarme est déréglé, pas parce que le patient exagère. La souffrance psychologique est une conséquence, jamais la cause.

Beaucoup de patients s'entendent dire que leur douleur ne correspond à rien, qu'ils en rajoutent, que c'est nerveux. C'est faux, et c'est mesurable : marqueurs d'inflammation dans le membre atteint, modification des petites fibres nerveuses de la peau, carte du corps modifiée dans le cerveau.

Pourquoi le nom a changé. Algodystrophie signifiait « douleur avec dégénérescence de l'os » : le mot désignait un problème osseux alors que la maladie touche tout le membre et le système nerveux. Le terme SDRC a été adopté à l'international pour décrire ce qu'on observe vraiment. Les anciens noms restent utilisés : algoneurodystrophie, syndrome épaule-main, maladie de Sudeck, causalgie, dystrophie sympathique réflexe.

Que se passe-t-il dans le membre atteint ?

En bref : après une blessure, le système d'alarme du corps s'emballe au lieu de se calmer : inflammation entretenue par les nerfs eux-mêmes, nerfs devenus hypersensibles, dérèglement des commandes automatiques des vaisseaux et de la sueur, carte du corps brouillée dans le cerveau. Le type 1 est sans lésion nerveuse identifiée, le type 2 avec un nerf abîmé.
  • 1
    Inflammation neurogène. Les terminaisons nerveuses de la peau libèrent des substances qui font gonfler, rougir et chauffer le membre. Une inflammation déclenchée par les nerfs, pas par un microbe.
  • 2
    Sensibilisation périphérique. Sur place, les capteurs de douleur baissent leur seuil : un contact léger suffit à les activer.
  • 3
    Sensibilisation centrale. La moelle épinière et le cerveau amplifient les signaux reçus. C'est l'allodynie : le drap fait mal alors que le drap ne blesse pas.
  • 4
    Dysfonction du système nerveux autonome. Les commandes automatiques du diamètre des vaisseaux et des glandes sudoripares se dérèglent : couleur qui change, différence de température, sueurs anormales.
  • 5
    Réorganisation corticale. La zone du cerveau qui représente la main ou le pied se brouille. Le membre paraît étranger ou déformé. C'est elle que vise la thérapie miroir.

Type 1 et type 2. Le type 1 (ancienne algodystrophie) représente environ 90 % des cas : aucune lésion nerveuse n'est identifiée. Le type 2 (ancienne causalgie) survient après la lésion d'un nerf précis, par exemple lors d'une plaie ou d'une chirurgie. La prise en charge est la même dans les grandes lignes.

Qu'est-ce qui déclenche une algodystrophie ?

En bref : un traumatisme déclenche plus de la moitié des SDRC de type 1, la fracture du poignet en tête, et environ 7 % des fractures du membre supérieur se compliquent d'un SDRC. La gravité du traumatisme ne prédit rien : une entorse bénigne peut suffire, et parfois aucun déclencheur n'est retrouvé.
  • Fracture, surtout du poignet et de la cheville. Cause la plus fréquente.
  • Entorse, contusion, plaie, même sans gravité.
  • Chirurgie du membre : pose d'une prothèse de hanche ou de genou, canal carpien, chirurgie de la main, chirurgie du ménisque.
  • Immobilisation prolongée par plâtre, résine ou attelle : l'immobilité entretient la maladie.
  • Douleur post-opératoire mal soulagée pendant les premiers jours.
  • Causes non traumatiques : AVC avec hémiplégie (1,6 à 12,5 % des cas selon les séries), atteinte neurologique, certains médicaments, grossesse, plus rarement une cause vasculaire, infectieuse ou tumorale.
  • Aucun déclencheur retrouvé dans une minorité de cas. Cela n'invalide pas le diagnostic.

Une lombalgie ou une tendinite ne donne pas de SDRC. Mais une douleur qui persiste après une blessure du membre, avec gonflement et changement de couleur, doit faire penser au SDRC, pas à une récupération lente.

Quels sont les symptômes de l'algodystrophie ?

En bref : le symptôme central est une douleur continue et brûlante sans rapport avec la blessure de départ, avec allodynie (le drap fait mal) et hyperalgésie. S'y ajoutent œdème, changements de couleur et de température, sueurs, raideur, poils et ongles modifiés, parfois tremblement ou dystonie. La phase chaude dure de quelques semaines à six mois, la phase froide jusqu'à vingt-quatre mois.
Ce que vous ressentezPhase chaudePhase froide
DouleurBrûlure permanente, battements, pire la nuitPlus sourde, réveillée par le froid et l'effort
PeauRouge ou violacée, chaude, luisantePâle, froide, fine, marbrée
VolumeGonflement net, doigts en saucisseMembre plus fin, muscles fondus
ToucherAllodynie majeure, le drap est insupportableAllodynie moindre, sensibilité toujours anormale
MobilitéLimitée par la douleurLimitée par la raideur et la rétraction
Poils et onglesPoussée accélérée, poils plus épaisOngles cassants ou striés, poils raréfiés
Durée habituelleQuelques semaines à 6 moisJusqu'à 12 à 24 mois

Deux signes qu'on n'ose pas dire font partie de la maladie : le tremblement du membre et la dystonie, une contraction involontaire qui fixe la main ou le pied dans une position anormale. Le sentiment que le membre « ne vous appartient plus » aussi.

Comment le médecin pose-t-il le diagnostic de SDRC ?

En bref : le diagnostic de SDRC est clinique et repose sur les critères de Budapest, retenus par la SFETD : douleur disproportionnée, symptômes rapportés dans au moins trois catégories sur quatre, signes constatés par le médecin dans au moins deux, et absence d'un autre diagnostic qui expliquerait mieux le tableau. Aucun examen ne fait le diagnostic à lui seul.

Le patient doit rapporter au moins un symptôme dans au moins trois des quatre catégories ci-dessous, et le médecin constater au moins un signe dans au moins deux d'entre elles, au moment de l'examen.

CatégorieCe que ça recouvre
SensitiveHyperalgésie et allodynie
VasomotriceDifférence de température entre les deux membres, couleur de la peau changée ou asymétrique
Sudoromotrice et œdèmeGonflement, sueurs anormales ou asymétriques
Motrice et trophiqueMobilité réduite, faiblesse, tremblement, dystonie, modification des poils, des ongles ou de la peau

La quatrième condition, souvent oubliée, est décisive : aucun autre diagnostic ne doit mieux expliquer les symptômes. Le médecin cherche donc d'abord une infection, une phlébite, une fracture passée inaperçue, une arthrite ou une compression nerveuse.

Pourquoi le diagnostic est souvent tardif. Après une fracture, une douleur persistante est mise sur le compte de la consolidation. Le pic de diagnostic se situe dans les trois mois suivant le traumatisme, mais beaucoup attendent plus. Chaque mois perdu compte : la rééducation précoce est le facteur qui change le plus le pronostic, et un membre immobile plusieurs mois s'enraidit parfois définitivement. Si la douleur reste disproportionnée trois à quatre semaines après une fracture ou une chirurgie, dites le mot SDRC à votre médecin.

Quels examens pour une algodystrophie ?

En bref : aucun examen ne fait le diagnostic de SDRC. La radiographie peut montrer une déminéralisation de l'os, mais tardivement ; la scintigraphie osseuse et l'IRM ont une place limitée. Le bilan sanguin est normal : une CRP élevée doit faire chercher autre chose, en particulier une infection.
  • →
    Radiographie comparative des deux côtés. Cherche une déminéralisation, c'est-à-dire un os plus transparent, d'abord légère puis tachetée, qui apparaît après plusieurs semaines. Indolore, 5 minutes, remboursée à 70 % sur prescription. Une radiographie normale n'élimine pas le SDRC.
  • →
    Scintigraphie osseuse aux trois temps. Injection d'un produit très faiblement radioactif, puis images à trois moments. Elle peut montrer une fixation augmentée de toute la région atteinte avant que la radiographie ne change. Compter 3 à 4 heures avec l'attente, sans douleur en dehors de la piqûre. Utile si le diagnostic est douteux ou avant un bisphosphonate.
  • →
    IRM. Peut montrer un œdème précoce de l'os, mais sert surtout à écarter une autre cause : fracture méconnue, infection, tumeur. Bruyante, 20 à 30 minutes sans bouger, indolore. Déroulé complet dans notre fiche imagerie médicale.
  • →
    Bilan sanguin. Numération, CRP. Il est normal dans le SDRC. Une CRP élevée oriente vers une infection ou une maladie inflammatoire.
  • →
    Électromyogramme. Seulement si on suspecte une lésion d'un nerf, donc un type 2. Petites stimulations électriques et parfois une fine aiguille dans le muscle : désagréable, pas dangereux.

Que se passe-t-il sans traitement ?

En bref : le SDRC finit souvent par régresser seul, mais lentement et au prix de séquelles évitables. Le membre laissé au repos s'enraidit, les muscles fondent, les tendons se rétractent, et la douleur s'installe dans le système nerveux. C'est pour cela que le repos strict est proscrit.

Sans prise en charge, le SDRC passe d'une phase chaude, membre gonflé, rouge et brûlant pendant quelques semaines à six mois, à une phase froide où le membre devient pâle, froid et raide. L'immobilité entretient la maladie : les articulations s'enraidissent, les muscles fondent, les tendons se rétractent. Environ 90 % des cas régressent tout de même en 12 à 24 mois, mais 5 à 10 % évoluent vers une forme prolongée avec douleurs et troubles trophiques importants, et 20 à 30 % des patients gardent des symptômes au-delà d'un an. Plus le diagnostic est tardif, plus les séquelles sont probables.

Pourquoi la rééducation est-elle le traitement clé ?

En bref : la rééducation fonctionnelle est le traitement de première intention du SDRC, recommandée de façon systématique et précoce par la SFETD. Elle doit être progressive et infra-douloureuse, c'est-à-dire rester sous le seuil qui déclenche la douleur. Le repos complet du membre pérennise la maladie.
  • 1
    Désensibilisation. Toucher la peau avec des textures de plus en plus stimulantes : coton, tissu, brosse douce, grains de riz. Quelques minutes plusieurs fois par jour, pour réapprendre que le contact n'est pas une agression.
  • 2
    Imagerie motrice graduée. Trois étapes, dans l'ordre : reconnaître si une photo de main ou de pied est un côté droit ou gauche, puis imaginer le mouvement sans le faire, puis l'exécuter. On ne passe à l'étape suivante que si la précédente ne réveille pas la douleur. Une méta-analyse de 2024 (6 essais) conclut, avec un niveau de preuve modéré, que l'imagerie motrice réduit la douleur et le handicap à court terme.
  • 3
    Thérapie miroir. Le membre sain bouge devant un miroir placé pour que son reflet occupe la place du membre malade. Le cerveau voit un membre qui bouge sans douleur. Cette illusion aide à corriger la carte du corps brouillée.
  • 4
    Reprise de la fonction. On travaille les gestes réels : tenir une fourchette, tourner une clé, poser le pied au sol, marcher. La progression se mesure en gestes récupérés, pas en degrés d'amplitude.
  • 5
    Physiothérapie et balnéothérapie. Bains alternés chaud et froid, travail en piscine où le poids du corps est allégé. Utile surtout au membre inférieur.

Comptez 2 à 3 séances par semaine pendant plusieurs mois, sur prescription et remboursées. Choisissez si possible un kinésithérapeute qui connaît le SDRC : ici, la règle du « il faut forcer » est une faute. Voir pourquoi consulter un kinésithérapeute.

Quels médicaments contre la douleur du SDRC ?

En bref : aucun médicament ne guérit le SDRC : ils servent à rendre la rééducation possible. Les traitements de la douleur neuropathique (amitriptyline, gabapentine, prégabaline) ont un effet modeste, les bisphosphonates un intérêt limité et discuté. La vitamine C sert en prévention après une fracture du poignet, pas une fois le SDRC installé. Anti-inflammatoires, corticoïdes et opioïdes forts ne sont pas recommandés en routine.

Les paliers de l'OMS, en clair. Palier 1 : paracétamol. Palier 2 : opioïdes faibles, codéine ou tramadol. Palier 3 : opioïdes forts, morphine et dérivés. Conçue pour la douleur du cancer, cette échelle fonctionne mal dans le SDRC, où la douleur vient du nerf lui-même. Monter les paliers ne soulage pas plus et expose à la dépendance.

TraitementCe qu'on en sait
Paracétamol, opioïdes faiblesPeuvent faciliter les séances de rééducation. Pas de guérison attendue.
Amitriptyline, gabapentine, prégabalineProposées par les recommandations de Lille (avis d'experts) quand il existe des troubles sensitifs, comme la douleur au contact. Effet modeste, doses augmentées progressivement, somnolence et prise de poids fréquentes.
Patch de lidocaïneProposé par les recommandations de Lille (avis d'experts) quand le simple contact fait mal. Le patch se colle sur la zone douloureuse.
BisphosphonatesCure unique proposée dans les formes de moins d'un an avec scintigraphie positive (grade B). Méta-analyse 2025 : baisse modeste de la douleur à 3 mois, preuve faible, rien de clair au-delà, plus d'effets indésirables.
Vitamine C500 mg par jour pendant 50 jours après une fracture du poignet, en prévention (grade B). Aucun intérêt démontré une fois le SDRC déclaré. Une méta-analyse de 2024 (8 études) retrouve un effet favorable après chirurgie du membre, mais non significatif sur le plan statistique.
CorticoïdesNon recommandés dans le SDRC par les recommandations de Lille (avis d'experts). Le cours des enseignants de rhumatologie (COFER) les réserve aux poussées très inflammatoires, avant la rééducation. Jamais au long cours, jamais sans avis médical.
Anti-inflammatoires, opioïdes fortsNon recommandés dans le SDRC par la SFETD.
TENSPetit boîtier et électrodes collées sur la peau. Simple, indolore, peu coûteux, quasiment sans risque. Preuves faibles mais utilisable à domicile.
Blocs sympathiquesInjection d'anesthésique près des nerfs qui commandent les vaisseaux. Formes rebelles, en centre spécialisé. Résultats inconstants.
Stimulation médullaireÉlectrode implantée près de la moelle épinière, après une phase de test. Après un an d'évolution dans les formes résistantes (grade B). Geste lourd, complications possibles.

Quand demander une structure douleur chronique. Si la douleur ne cède pas après un traitement bien conduit, votre médecin traitant vous adresse à une structure labellisée par l'agence régionale de santé, sur lettre et questionnaire d'orientation, jamais en direct. Le guide HAS de 2023 reprend les délais de l'association internationale d'étude de la douleur (IASP) : en phase aiguë, le SDRC fait partie des douleurs à prendre en charge en moins d'une semaine. Le repère de moins de 8 semaines concerne les douleurs anciennes et stables. Voir gérer la douleur chronique.

À quoi sert le psychologue dans le SDRC ?

En bref : un accompagnement psychologique est proposé pour vous aider à supporter une douleur qui dure et à surmonter la peur de bouger le membre. Ce n'est pas une façon détournée de dire que la douleur est imaginaire. L'accepter ne valide en rien l'idée que « c'est dans la tête ».

La peur du mouvement est le principal frein à la rééducation : on protège le membre, il s'enraidit, la douleur augmente. Le travail psychologique casse ce cercle. Approches utiles : thérapie cognitive et comportementale, relaxation, hypnose, pleine conscience, souvent proposées en structure douleur chronique.

Une douleur intense, invisible et longue provoque de l'anxiété, des troubles du sommeil et parfois une dépression. Ces conséquences se soignent et doivent l'être. Voir trouble anxieux généralisé et burn-out.

Comment évolue le SDRC sur un an ?

En bref : la guérison complète est fréquente mais lente : environ 90 % des SDRC régressent en 12 à 24 mois, 20 à 30 % des patients gardent des symptômes au-delà d'un an et 5 à 10 % évoluent vers une forme prolongée. Séquelles possibles : raideur, fonte musculaire, douleur résiduelle. Le SDRC peut récidiver ou toucher un autre membre.

Avec une rééducation démarrée tôt, progressive et infra-douloureuse, associée au traitement de la douleur, l'évolution habituelle est lente mais favorable. Vers 1 mois, la douleur au repos commence à céder et l'œdème diminue. Vers 3 mois, les couleurs et la température se normalisent souvent, la mobilité revient partiellement. Vers 6 mois, beaucoup de patients réutilisent leur membre pour les gestes quotidiens, avec une fatigue et une sensibilité résiduelles. À 1 an, la majorité a récupéré une fonction correcte ; il reste souvent une raideur modérée, une intolérance au froid ou une gêne à l'effort.

ÉchéanceCe qui est habituelCe qui doit alerter
1 moisDouleur encore forte mais qui cède au repos, œdème en baisseAucune amélioration, membre toujours plus chaud ou plus froid
3 moisCouleur et température plus proches du côté sain, mobilité partielleRaideur qui s'aggrave, dystonie qui s'installe, rééducation arrêtée
6 moisMembre utilisé pour les gestes courants, fatigue résiduelleDouleur inchangée : réévaluation en structure douleur chronique
1 anFonction correcte, raideur modérée, intolérance au froid possibleDouleur permanente et handicap : discussion d'une neurostimulation

Récidive et autre membre. Le SDRC peut réapparaître sur le même membre ou en toucher un autre, en général après un nouveau traumatisme ou une nouvelle chirurgie. Deux mesures réduisent ce risque : signaler systématiquement votre antécédent avant toute opération, et prendre 500 mg de vitamine C par jour pendant 50 jours après une fracture du poignet. Ce qui augmente le risque : immobilisation longue, douleur post-opératoire mal traitée, reprise trop tardive du mouvement.

Quand faut-il appeler le 15 ?

En bref : le SDRC lui-même n'est pas une urgence vitale, mais certaines complications d'une fracture, d'un plâtre ou d'une opération le sont : infection, syndrome des loges, déficit neurologique brutal. Urgence relative : toute douleur disproportionnée après une fracture ou une chirurgie doit faire consulter vite, le délai de prise en charge change le pronostic.
Signes d'alarme : appelez le 15 immédiatement
  • ! Douleur qui explose sous un plâtre, avec doigts ou orteils blancs, bleus, froids, insensibles ou impossibles à bouger : syndrome des loges, urgence chirurgicale.
  • ! Fièvre au-dessus de 38,5 °C avec une cicatrice rouge, chaude, qui coule ou se rouvre : suspicion d'infection.
  • ! Perte brutale de la force ou de la sensibilité d'un membre.
  • ! Mollet chaud, dur et douloureux, surtout avec essoufflement brutal ou douleur dans la poitrine : suspicion de phlébite et d'embolie pulmonaire.
Consultez votre médecin rapidement (sous 48 h)
  • Douleur disproportionnée qui persiste plus de trois semaines après une fracture, un plâtre ou une opération.
  • Gonflement qui ne diminue pas, changement de couleur ou différence de température nette entre les deux membres.
  • Douleur au simple contact du drap ou d'un vêtement.
  • Raideur qui s'installe malgré la rééducation, ou rééducation devenue impossible tellement elle fait mal.

Quel numéro. Le 15 est le SAMU : urgences vitales, 24 h sur 24. Le 112 est le numéro européen, utile à l'étranger. Le 116 117 est la permanence de soins, le soir et le week-end, pour ce qui ne peut pas attendre sans être vital. Les urgences hospitalières pour un traumatisme ou un plâtre qui serre. Pour un doute sur un SDRC, c'est le médecin traitant.

Que faut-il faire ou éviter au quotidien ?

En bref : la règle tient en une phrase : bouger un peu, souvent, sans jamais déclencher une douleur qui vous met par terre. Et ne jamais laisser le membre au repos complet.
À faire
  • Utiliser le membre plusieurs fois par jour, même pour des gestes minuscules.
  • Faire les exercices de désensibilisation tous les jours, 5 minutes suffisent.
  • Surélever le membre gonflé au repos, porter des vêtements amples.
  • Tenir un carnet : douleur sur 10, gestes réussis, déclencheurs de crise.
  • Prendre les antalgiques avant la séance de kinésithérapie, pas après.
  • Protéger le membre du froid, qui réveille souvent la douleur.
  • Dire à votre médecin si vous n'avancez plus : le plan doit être réévalué.
  • Arrêter de fumer : le tabac gêne la cicatrisation et la microcirculation.
À éviter
  • Immobiliser le membre « le temps que ça passe » : c'est ce qui entretient la maladie.
  • Forcer jusqu'à la douleur intense.
  • Alterner excès et arrêt total.
  • Multiplier les avis et les examens au lieu de commencer la rééducation.
  • Augmenter seul les doses d'antalgiques, en particulier les opioïdes.
  • Accepter qu'on vous dise que c'est psychologique. Demandez un autre avis.
  • Accumuler les médicaments sans révision d'ordonnance : voir polypharmacie.

Quelles aides demander avec une algodystrophie ?

En bref : le SDRC ne figure pas sur la liste des 30 affections de longue durée. Une prise en charge à 100 % reste possible au titre de l'ALD 31, dite hors liste, dans les formes sévères et prolongées. Quand le déclencheur est professionnel, la prise en charge peut relever de l'accident du travail.
  • 1
    ALD 31 hors liste. Maladie grave absente de la liste des 30, évoluant sur plus de six mois, nécessitant un traitement médicamenteux ou un appareillage particulièrement coûteux. Le médecin traitant rédige le protocole de soins, le médecin-conseil décide. Refus fréquent dans les formes récentes ou peu invalidantes.
  • 2
    Ce que couvre l'exonération. Les soins liés à l'affection sont remboursés au taux maximum. Restent à votre charge les dépassements d'honoraires, la participation forfaitaire, les franchises médicales et le forfait hospitalier.
  • 3
    Arrêt de travail. Souvent long, parfois plusieurs mois, surtout pour un travail manuel ou debout. Pas de durée type : elle dépend du membre atteint, du poste et de l'évolution.
  • 4
    Accident du travail et maladie professionnelle. Si le SDRC suit un accident du travail reconnu ou une maladie professionnelle, il peut être rattaché à ce dossier : soins à 100 % sans avance de frais. À voir avec le médecin traitant et le service social.
  • 5
    Invalidité. Après un an d'arrêt, une pension d'invalidité peut être demandée si la capacité de travail est réduite d'au moins deux tiers. Décision du médecin-conseil.
  • 6
    MDPH, RQTH, PCH. La reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé ouvre l'aménagement de poste, le temps partiel thérapeutique et l'accompagnement vers l'emploi. La prestation de compensation du handicap peut financer une aide humaine ou du matériel. Dossier à la MDPH du département.
  • 7
    Aménagement de poste. La visite de préreprise auprès du médecin du travail peut être demandée pendant l'arrêt, à votre initiative : c'est le meilleur outil pour préparer un retour progressif.

Information générale, pas un avis personnalisé. Pour monter un dossier : l'assistante sociale de votre hôpital ou de votre caisse, et ameli.fr.

Comment les proches peuvent-ils aider ?

En bref : le SDRC est une maladie invisible : le membre a l'air presque normal et la personne souffre énormément. L'incompréhension de l'entourage, et parfois de soignants, isole autant que la douleur. Le premier rôle d'un proche est de croire la personne.
  • Croire, et le dire. Ne jamais suggérer qu'elle en fait trop : c'est le message le plus destructeur pour un patient SDRC.
  • Aider sans faire à la place. Le membre doit être utilisé. Tout faire à sa place ralentit la récupération.
  • Adapter la maison : vêtements amples, poignées, ouvre-bocal, chaussures faciles, protection contre le froid.
  • Accompagner aux consultations et noter ce qui est dit : sous antalgiques ou après une nuit blanche, on retient mal.
  • Signes d'épuisement chez l'aidant : sommeil détruit, irritabilité permanente, renoncement à ses propres soins, isolement, culpabilité constante. En parler au médecin traitant.
  • Droits : le congé de proche aidant permet de suspendre son activité, 3 mois renouvelables et un an sur la carrière. Il peut être indemnisé par l'allocation journalière du proche aidant (AJPA), 66,64 euros par jour et 33,32 euros par demi-journée, dans la limite de 22 jours par mois. Des solutions de répit existent via la MDPH et les plateformes d'accompagnement des aidants.

Quoi de neuf dans la recherche sur le SDRC ?

En bref : rien n'a révolutionné le traitement du SDRC en 2025-2026 : une méta-analyse recadre les bisphosphonates à la baisse, des critères diagnostiques sont proposés pour les formes de plus d'un an, l'immunomodulation déçoit en essai contrôlé, la neuromodulation et la réalité virtuelle prennent de la place.
  • 1
    Bisphosphonates recadrés (disponible en France). Méta-analyse publiée dans Annals of Internal Medicine le 16 décembre 2025, 11 essais, 754 patients : baisse modeste de la douleur à 3 mois, niveau de preuve faible, rien de clair au-delà de 6 mois, plus d'effets indésirables. Votre médecin peut en discuter avec vous dans les formes récentes avec scintigraphie positive. PMID 41397259.
  • 2
    Critères du SDRC chronique (en cours d'évaluation). La société américaine ASIPP a proposé en juillet 2025, dans Pain Physician, des critères propres aux formes de plus de 12 mois, que Budapest ne distingue pas. Ils intègrent des outils encore expérimentaux : densité des fibres nerveuses de la peau, tests sensoriels quantitatifs, IRM fonctionnelle, marqueurs de neuro-inflammation. PMID 40773629.
  • 3
    Immunomodulation : espoir refroidi (expérimental). Revue systématique de l'European Journal of Pain, novembre 2025 : immunoglobulines, thalidomide, lénalidomide, plasmaphérèse, anti-TNF alpha. Les petites séries encourageaient, les grands essais sont négatifs. Rien d'utilisable aujourd'hui. PMID 41199694.
  • 4
    Kétamine : forte à court terme, sans recul (hors AMM). Revue de 45 essais randomisés, septembre 2025 : effet antalgique net mais bref, petits effectifs, aucune donnée au long cours. En France, pas d'autorisation dans cette indication : usage réservé à des protocoles hospitaliers en structure douleur. PMID 40917914.
  • 5
    Neuromodulation mieux cadrée (disponible en France). Stimulation médullaire et stimulation des ganglions rachidiens restent réservées aux formes résistantes après un an. Une recommandation allemande de niveau S3 publiée dans Der Schmerz en 2026 précise les indications et la sélection des patients. Pour le SDRC, elle privilégie la stimulation des ganglions rachidiens, jugée supérieure à la stimulation médullaire classique. PMID 42126579.
  • 6
    Réalité virtuelle en rééducation (en cours d'évaluation). Revue systématique du Journal of Medical Internet Research, juin 2025 : 10 études, dont 4 dans le SDRC. Modifier l'apparence virtuelle du membre améliore l'image du corps et réduit la douleur perçue, avec un niveau de preuve modéré à faible. Extension de la thérapie miroir, pas encore un standard. PMID 40341015.
  • 7
    Une maladie douloureuse à part entière (synthèse). Revue du Lancet Neurology, mai 2024 : le SDRC y est décrit comme une douleur chronique primaire, c'est-à-dire une maladie douloureuse en soi. Les facteurs de risque sont mieux repérés et le diagnostic est clarifié. Aucun traitement ne guérit à coup sûr : la prise en charge reste globale. PMID 38631768.

Références PubMed listées dans les sources.

Qui consulter et quelles associations contacter ?

En bref : le médecin traitant reste le pilote du parcours : il oriente vers le rhumatologue ou le médecin de médecine physique et de réadaptation, prescrit la kinésithérapie, et adresse à une structure douleur chronique si la douleur résiste. Deux associations françaises de patients existent.
QuiPour quoiDélai habituel
Médecin traitantDiagnostic, prescriptions, coordination, ALD et arrêt de travailQuelques jours
KinésithérapeuteTraitement principal, 2 à 3 séances par semaineQuelques jours à 3 semaines
Rhumatologue ou médecin MPRConfirmer le diagnostic, cadrer la rééducation, discuter les bisphosphonates1 à 4 mois selon les régions
Chirurgien orthopédisteSi le SDRC suit une chirurgie ou si une lésion est suspectéeVariable
Structure douleur chroniqueDouleur résistante, blocs, neuromodulation, équipe pluriprofessionnellePhase aiguë : moins d'une semaine (repère HAS 2023)
Ergothérapeute, psychologue, assistante socialeAdaptation du domicile, soutien, dossiers MDPH, maintien dans l'emploiVariable

Associations françaises de patients. L'Association SDRC Algodystrophie, créée le 18 mai 2018 par des patients, informe, met en relation les malades et milite pour la reconnaissance de la maladie. L'Association Algodystrophie France, créée le 2 juin 2018 à Lyon, propose information, soutien de proximité et soutien à la recherche ; elle est référencée par Orphanet et membre de l'Alliance maladies rares.

Comment expliquer le SDRC à un enfant ?

Cette partie est écrite pour les enfants qui savent lire.

Dans ton corps, il y a des fils très fins qui vont de ta peau jusqu'à ton cerveau : les nerfs. Quand tu te cognes, ils envoient un message : « attention, ça fait mal ». Puis, normalement, ils se calment.

Chez une personne qui a un SDRC, ces fils restent bloqués en position alarme : ils crient très fort alors que la blessure est réparée. Un simple drap posé sur la main peut faire aussi mal qu'un coup de marteau. La main ou le pied peut gonfler, changer de couleur, devenir très chaud ou très froid.

C'est une vraie maladie : la personne n'invente rien. Si c'est quelqu'un de ta famille, la meilleure chose à faire est de la croire, de demander avant de toucher son bras ou sa jambe, et de l'encourager quand elle fait ses exercices, même s'ils ont l'air tout petits.

Les enfants et les adolescents peuvent aussi avoir un SDRC, le plus souvent à la jambe. Chez eux, ça se soigne bien : bouger doucement tous les jours avec un kinésithérapeute est le traitement qui marche le mieux.

Quiz à imprimer : connaissez-vous bien l'algodystrophie ?

Quiz : connaissez-vous bien l'algodystrophie (SDRC) ?

Cochez « vrai » ou « faux ». Les réponses sont en bas. Ce quiz sert aussi en atelier d'éducation thérapeutique.

  1. L'algodystrophie est une douleur imaginaire.
    VraiFaux
  2. Une simple entorse peut déclencher un SDRC.
    VraiFaux
  3. Il faut garder le membre au repos complet jusqu'à la guérison.
    VraiFaux
  4. Dans le SDRC, la prise de sang est en général normale.
    VraiFaux
  5. Une radiographie normale élimine l'algodystrophie.
    VraiFaux
  6. Après une fracture du poignet opérée, la vitamine C peut être proposée en prévention.
    VraiFaux
  7. En rééducation, il faut forcer jusqu'à la douleur intense.
    VraiFaux
  8. Les opioïdes forts, comme la morphine, sont recommandés dans le SDRC.
    VraiFaux
  9. Sous un plâtre, la douleur explose et mes doigts deviennent froids et insensibles : j'appelle le 15.
    VraiFaux
  10. Avant une nouvelle opération, je signale mon antécédent de SDRC au chirurgien et à l'anesthésiste.
    VraiFaux
Voir les réponses
  1. Faux. C'est une vraie maladie des nerfs et de l'inflammation. Le médecin la reconnaît avec des critères précis. La souffrance psychologique en est une conséquence.
  2. Vrai. La gravité de la blessure ne prédit rien. Une entorse bénigne peut suffire.
  3. Faux. Le repos complet entretient la maladie. La rééducation précoce est le traitement principal.
  4. Vrai. Une CRP élevée doit faire chercher une autre cause, en particulier une infection.
  5. Faux. Les signes à la radio apparaissent tard. Le diagnostic repose sur l'examen des deux membres.
  6. Vrai. La SFETD propose 500 mg par jour pendant 50 jours. Une fois le SDRC installé, elle n'a pas d'effet démontré.
  7. Faux. Les exercices restent sous le seuil qui déclenche la douleur. Forcer entretient la maladie.
  8. Faux. Les recommandations de Lille déconseillent les opioïdes forts dans le SDRC.
  9. Vrai. Ces signes font craindre un syndrome des loges, une urgence chirurgicale.
  10. Vrai. Le SDRC peut revenir après une nouvelle chirurgie. Prévenir l'équipe aide à limiter ce risque.

Quiz MediScribe, mediscribe.fr. Ce document ne remplace pas l'avis de votre médecin.

Quelles sont les questions les plus fréquentes ?

Est-ce que l'algodystrophie, c'est dans la tête ?

Non. L'algodystrophie, aujourd'hui appelée syndrome douloureux régional complexe ou SDRC, est une maladie neuro-inflammatoire documentée : inflammation déclenchée par les nerfs, hypersensibilité des voies de la douleur, réorganisation de la zone du cerveau qui gère le membre. La détresse psychologique est une conséquence de la douleur, pas sa cause.

Pourquoi on ne dit plus algodystrophie mais SDRC ?

Le mot algodystrophie laissait croire que le problème venait de l'os. La maladie touche en réalité tout le membre et le système nerveux. Le terme syndrome douloureux régional complexe, ou SDRC, a été adopté au niveau international. Algodystrophie, syndrome épaule-main, maladie de Sudeck et causalgie désignent la même famille de situations.

Quels sont les critères de Budapest ?

Les critères de Budapest sont les quatre conditions du diagnostic de SDRC : une douleur continue disproportionnée par rapport à l'événement déclencheur, au moins un symptôme rapporté dans au moins trois des quatre catégories (sensitive, vasomotrice, sudoromotrice ou œdème, motrice ou trophique), au moins un signe constaté par le médecin dans au moins deux de ces catégories, et l'absence d'un autre diagnostic qui expliquerait mieux les symptômes.

Quel examen permet de diagnostiquer une algodystrophie ?

Aucun. Le diagnostic de SDRC est clinique et repose sur l'examen comparé des deux membres. La radiographie peut montrer une déminéralisation, mais tardive ; la scintigraphie osseuse et l'IRM ont une place limitée. Le bilan sanguin est normal : une CRP élevée oriente vers un autre diagnostic, notamment une infection.

Combien de temps dure une algodystrophie ?

C'est long. La phase chaude dure de quelques semaines à six mois, la phase froide douze à vingt-quatre mois. Environ 90 % des SDRC régressent en un à deux ans, mais 20 à 30 % des patients gardent des symptômes au-delà d'un an et 5 à 10 % évoluent vers une forme prolongée. Une prise en charge précoce raccourcit ce délai.

Quel est le traitement principal du SDRC ?

La rééducation. Elle doit commencer tôt, rester progressive et se faire sous le seuil de la douleur : désensibilisation, remise en mouvement, imagerie motrice graduée, thérapie miroir, reprise des gestes quotidiens. Les médicaments servent à la rendre possible. Le repos complet du membre aggrave la maladie.

La vitamine C protège-t-elle de l'algodystrophie après une fracture du poignet ?

Les recommandations françaises de la SFETD proposent 500 mg de vitamine C par jour pendant 50 jours après une fracture du poignet, en prévention du SDRC, avec un niveau de preuve de grade B. Une fois le SDRC installé, la vitamine C n'a pas d'effet démontré.

L'algodystrophie donne-t-elle droit à une ALD ?

Le SDRC ne figure pas sur la liste des 30 affections de longue durée. Une prise en charge à 100 % reste possible au titre de l'ALD 31, dite hors liste, quand la maladie évolue depuis plus de six mois, qu'elle est invalidante et que le traitement est coûteux. Le médecin traitant rédige le protocole de soins, le médecin-conseil de l'Assurance maladie décide.

Peut-on faire une algodystrophie sur un autre membre ?

Oui. Le SDRC peut s'étendre à un autre segment du même membre ou apparaître sur un membre différent, souvent après un nouveau traumatisme ou une nouvelle chirurgie. Signalez systématiquement votre antécédent de SDRC au chirurgien et à l'anesthésiste avant toute opération.

Pourquoi mon médecin me propose-t-il un psychologue si ce n'est pas psychologique ?

Parce qu'une douleur intense qui dure épuise et isole, et parce que la peur du mouvement bloque la rééducation. Le psychologue aide à supporter la maladie et à réutiliser le membre. Ce n'est pas un aveu que la douleur est imaginaire.

Quand faut-il consulter en urgence après une fracture ou une opération ?

Le SDRC n'est pas une urgence vitale. Appelez le 15 devant une douleur qui explose sous un plâtre avec des doigts froids ou insensibles, une fièvre avec une cicatrice rouge et suintante, ou une perte brutale de force. Consultez sous 48 heures si la douleur reste disproportionnée : le délai de prise en charge décide du pronostic.

Un enfant peut-il avoir un SDRC ?

Oui. Le SDRC existe chez l'enfant et surtout chez l'adolescent, plus souvent au membre inférieur et chez les filles, parfois après un traumatisme mineur. Le diagnostic est souvent retardé. Chez l'enfant, la rééducation active est très efficace et l'évolution est meilleure que chez l'adulte.

Sur quelles sources s'appuie cette fiche ?

Sources consultées le 7 septembre 2026, revérifiées et complétées le 2 octobre 2026. Les recommandations médicales évoluent : en cas de doute, c'est l'avis de votre médecin qui prime.

  1. SFETD. Recommandations de Lille sur les syndromes douloureux régionaux complexes (2019)
  2. HAS. Parcours de santé d'une personne présentant une douleur chronique (2023)
  3. COFER. Syndrome douloureux régional complexe (2026)
  4. SFETD. Structures spécialisées douleur chronique (2026)
  5. Ameli. Le dispositif Affection Longue Durée (ALD) (2026)
  6. Service-public.gouv.fr. Congé de proche aidant (2026)
  7. Annals of Internal Medicine. Bisphosphonates for CRPS, meta-analysis (2025), PMID 41397259
  8. Pain Physician. ASIPP, Diagnostic Guidance for Chronic CRPS (2025), PMID 40773629
  9. European Journal of Pain. Immunological Therapy in Persistent CRPS (2025), PMID 41199694
  10. Cureus. Analgesic Efficacy of Therapies Used for CRPS, systematic review (2025), PMID 40917914
  11. Der Schmerz. German guideline on spinal cord stimulation (2026), PMID 42126579
  12. J Med Internet Res. Virtual Reality in Chronic Neuropathic Pain (2025), PMID 40341015
  13. The Lancet Neurology. Neuropathic pain: pharmacotherapy and neuromodulation (2025), PMID 40252663
  14. Association SDRC Algodystrophie. site officiel
  15. Association Algodystrophie France. site officiel
  16. Ferraro MC et coll. Complex regional pain syndrome: advances in epidemiology, pathophysiology, diagnosis, and treatment. The Lancet Neurology 2024;23(5):522-533. doi:10.1016/S1474-4422(24)00076-0.
  17. Ríos-León M et coll. Effectiveness of motor imagery in complex regional pain syndrome: A systematic review with meta-analysis. Pain Practice 2024;24(5):760-771. doi:10.1111/papr.13348.
  18. Ranjbar Moghaddam M et coll. Efficacy of vitamin C supplementation in preventing and treating CRPS type I in orthopedic patients: systematic review and meta-analysis. International Journal of Orthopaedic and Trauma Nursing 2024;55:101140. doi:10.1016/j.ijotn.2024.101140.

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Cette fiche est un exemple de contenu MediScribe rédigé selon les critères E-E-A-T de Google. Validation médicale en cours. Voir la fiche HTA validée par le Dr Grocholski, praticien hospitalier en néphrologie.

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