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Orthophonie · Guide pratique

Exercices bégaiement : reprendre le contrôle en quelques mois

Rédigé par Florent Durand, MediScribe · Destiné aux adolescents et aux adultes qui bégaient, en complément d'un suivi orthophonique · Relecture par un orthophoniste spécialisé recommandée avant diffusion institutionnelle

Vous suivez un orthophoniste, ou vous cherchez à comprendre ce qui se pratique en séance avant de vous lancer. Cette fiche décrit huit exercices utilisés dans la rééducation du bégaiement, dans l'ordre où ils sont généralement introduits. Chacun est isolé, expliqué pas à pas, avec ce qu'il faut faire quand ça bloque. Des tableaux imprimables vous permettent de noter vos progrès semaine après semaine.

Exercices pour le bégaiement : par où commencer ?

Ces exercices complètent un suivi, ils ne le remplacent pas

Ce que vous allez lire décrit des techniques réelles, utilisées en orthophonie du bégaiement. Mais chaque personne bégaie différemment : la sévérité et la forme du bégaiement (clonique, tonique, mixte) varient beaucoup d'une personne à l'autre, tout comme les situations qui déclenchent les blocages. Un orthophoniste formé au bégaiement adapte ces exercices à votre cas précis. Il corrige aussi votre geste et repère ce qui ne fonctionne pas pour vous. Pratiquer seul, sans jamais avoir vu un professionnel, expose à prendre de mauvaises habitudes. L'annuaire de l'Association Parole Bégaiement permet de trouver un praticien spécialisé près de chez vous.

Les huit exercices présentés ici suivent une progression logique : d'abord des bases physiques (respiration, relâchement), puis des techniques utilisées au moment de parler (démarrage doux, contacts légers, parole prolongée), puis des techniques utilisées face à un blocage qui survient malgré tout (pull-out, cancellation, préparation), et enfin un travail sur la peur du bégaiement elle-même (désensibilisation). Vous n'avez pas à tous les maîtriser en même temps. La plupart des orthophonistes en introduisent un ou deux à la fois, sur plusieurs semaines.

Ce que disent les recommandations récentes

Le guide du Royal College of Speech and Language Therapists (RCSLT), l'organisme britannique des orthophonistes, a été mis à jour en octobre 2025. Il précise que la rééducation se construit à partir de vos objectifs. Elle peut porter sur la parole. Elle porte souvent aussi sur ce que vous ressentez quand vous bégayez et sur le besoin de cacher le bégaiement. Le guide cite une étude selon laquelle vouloir à tout prix parler sans bégayer, en cachant le bégaiement ou en appliquant des techniques en permanence, peut diminuer la qualité de vie.

Les techniques de parole gardent leur intérêt. Une revue de 2020 qui rassemble les études sur les adultes qui bégaient montre que les méthodes de restructuration de la parole, dont fait partie la parole prolongée, réduisent la fréquence du bégaiement d'environ moitié. Le gain et son maintien dans le temps varient selon les personnes. Les mêmes méthodes, suivies à distance en vidéo, donnaient des résultats comparables à des séances au cabinet (Brignell et coll., Journal of Fluency Disorders, 2020).

En pratique, les huit exercices ci-dessous sont des outils. Vous choisissez avec votre orthophoniste ceux qui servent vos objectifs.

Faut-il une ordonnance pour voir un orthophoniste ?

En règle générale, les séances d'orthophonie sont prescrites par un médecin. L'Assurance Maladie les rembourse alors à 60 % (Assurance Maladie, 2023), et votre complémentaire santé peut compléter.

Depuis la loi du 19 mai 2023, dite loi Rist, un orthophoniste peut vous recevoir sans ordonnance s'il travaille dans l'un de ces cadres :

  • un établissement de santé, comme un hôpital ou une clinique ;
  • un établissement ou un service social et médico-social ;
  • une maison de santé pluridisciplinaire ou un centre de santé ;
  • une équipe de soins primaires ou spécialisés ;
  • une communauté professionnelle territoriale de santé (CPTS), si son projet de santé le prévoit.

Il envoie ensuite un compte rendu à votre médecin traitant et l'inscrit dans votre dossier médical partagé. Ailleurs, l'ordonnance du médecin reste la règle.

Les séances peuvent aussi se faire en vidéo si vous avez déjà eu une séance en présence de l'orthophoniste dans les 12 mois précédents. Elles sont remboursées comme les séances au cabinet (Assurance Maladie, 2023).

Pour trouver un orthophoniste formé au bégaiement, consultez l'annuaire de l'Association Parole Bégaiement.

Dans quel ordre faire les exercices ?

Chaque bloc correspond à une phase. Le rythme réel dépend de vous et de votre orthophoniste, mais cette structure donne un repère.

Progression des exercices sur plusieurs mois Quatre phases : mois 1-2 les bases, mois 2-4 la parole, mois 3-6 les blocages, dès le mois 4 la désensibilisation, en pratique continue au fil des mois. Mois 1-2 Respiration Démarrage doux Mois 2-4 Contacts légers Parole prolongée Mois 3-6 Pull-out Cancellation Préparation Dès mois 4 Désensibilisation Situations réelles

Ces durées sont des repères souples. Certaines personnes avancent plus vite sur la technique et plus lentement sur la désensibilisation. D'autres l'inverse. La régularité de la pratique compte plus que la vitesse à laquelle vous cochez les étapes.

Quels exercices faire les deux premiers mois ?

Phase 1 : poser les bases

1

La respiration costale basse

5 minutes par jour · seul, à voix basse ou en silence

Le bégaiement s'aggrave souvent quand la respiration est haute et courte : les épaules montent, l'air reste coincé en haut de la poitrine, et la parole part sur un souffle insuffisant. Cet exercice pose une respiration plus basse, plus calme, qui donne à la voix une base stable avant même de parler.

Comment faire :

1. Asseyez-vous confortablement, dos droit, épaules relâchées. Posez une main sur le ventre, une main sur le haut de la poitrine.

2. Inspirez par le nez sur environ 4 secondes. La main sur le ventre doit se soulever, celle sur la poitrine doit bouger le moins possible.

3. Marquez une pause naturelle d'une seconde. Ne bloquez pas l'air, laissez-le simplement en suspens.

4. Expirez lentement par la bouche sur 6 à 8 secondes, comme si vous souffliez doucement sur une bougie sans l'éteindre.

5. Une fois ce cycle stable, commencez à parler pendant l'expiration, sur ce souffle qui sort déjà, sans jamais retenir l'air pour parler.

Si ça bloque

Si vous sentez vos épaules remonter malgré vous, allongez-vous quelques minutes : au sol, la respiration abdominale se fait presque naturellement. Vous retrouverez ensuite la même sensation assis. Un orthophoniste peut aussi vous montrer le geste avec la main pour corriger le placement en quelques séances.

2

Le démarrage doux (easy onset)

5 à 10 minutes par jour · lecture à voix haute

Beaucoup de blocages surviennent au tout premier son d'un mot, quand les cordes vocales s'y attaquent trop brusquement. Le démarrage doux consiste à débuter chaque mot avec une mise en voix progressive, sans à-coup, pour que le son s'installe avant que la tension n'ait le temps de monter.

Comment faire :

1. Avant de parler, relâchez consciemment la gorge, la mâchoire et les épaules. Ce relâchement fait autant partie de l'exercice que le son lui-même.

2. Commencez le premier son du mot en le glissant doucement, presque en le chuchotant au départ, avant qu'il ne prenne son volume normal. Par exemple, sur "Bonjour", vous laissez le "B" s'installer en douceur avant d'enchaîner, plutôt que de l'attaquer d'un coup.

3. Poursuivez la phrase à votre rythme naturel. Le but est de démarrer sans tension. Vous n'avez pas à parler lentement en permanence.

4. Entraînez-vous d'abord sur un texte simple, lu à voix haute, cinq minutes par jour. Le geste s'automatise avec la répétition.

Si ça bloque

Si le démarrage doux se transforme en nouvelle habitude de blocage (vous forcez le glissé au lieu de le laisser venir), ralentissez encore l'exercice, sur un seul mot répété plutôt que sur une phrase entière. La sensation recherchée est celle d'un relâchement, jamais d'un effort. Parlez-en à votre orthophoniste : ce point d'ajustement est fréquent et se corrige vite en séance.

Comment parler avec moins de tension ?

Phase 2 : la parole en mouvement

3

Les contacts légers

10 minutes par jour · lecture à voix haute, puis conversation

Certains blocages viennent d'un contact trop appuyé entre les lèvres, la langue et le palais au moment d'articuler une consonne (les sons "P", "B", "T", "D" en particulier). Les contacts légers consistent à réduire volontairement cette pression pour que le son puisse glisser au lieu de rester coincé.

Comment faire :

1. Choisissez un mot commençant par une consonne que vous bloquez souvent.

2. Prononcez-le en touchant à peine les points d'articulation : les lèvres se frôlent plutôt que de se presser, la langue effleure le palais plutôt que de s'y plaquer.

3. Ralentissez volontairement la transition entre la consonne et la voyelle qui suit, sans forcer le passage.

4. Une fois le mot maîtrisé isolément, replacez-le dans une phrase courte, puis dans une conversation simple.

Si ça bloque

Si vous n'arrivez pas à sentir la différence entre un contact "léger" et un contact normal, entraînez-vous devant un miroir : observez la tension dans la mâchoire et les lèvres. Votre orthophoniste peut aussi utiliser un simple retour auditif enregistré pour vous faire entendre la différence, ce qui aide beaucoup plus que la seule sensation.

4

La parole prolongée

10 minutes par jour · texte lu, puis phrases spontanées

Cette technique consiste à allonger légèrement les voyelles et les liaisons entre les mots, ce qui ralentit le débit global et laisse à l'appareil phonatoire plus de temps pour s'organiser. Elle est particulièrement utile pour les personnes qui bégaient beaucoup en conversation rapide.

Comment faire :

1. Lisez un texte à voix haute en étirant légèrement chaque voyelle, comme si les mots coulaient les uns dans les autres sans coupure nette.

2. Gardez un débit environ deux fois plus lent que votre débit naturel au départ.

3. À mesure que l'exercice devient confortable, réduisez progressivement l'étirement pour vous rapprocher d'un débit normal, sans jamais retrouver les à-coups du départ.

4. Passez ensuite à des phrases que vous formulez vous-même, pas seulement à de la lecture.

Si ça bloque

Beaucoup de personnes trouvent que la parole prolongée, très ralentie, "sonne bizarre" au début. C'est normal et temporaire. Cette lenteur sert seulement à apprendre le geste. L'objectif final reste un débit naturel.

Premier point d'étape : après 4 à 8 semaines

C'est le moment de faire le point avec votre orthophoniste sur les exercices 1 à 4, avant d'introduire les techniques suivantes. Utilisez le tableau de suivi en fin de fiche pour objectiver ce qui a changé. L'évolution notée sur plusieurs semaines compte plus que le ressenti d'un seul jour.

Que faire quand un blocage arrive ?

Phase 3 : gérer un blocage qui survient

Même avec un entraînement régulier, des blocages continueront d'arriver, surtout dans les situations stressantes. Ces trois techniques vous aident à en sortir plus vite et avec moins de tension.

5

Le pull-out (sortie de blocage)

à utiliser en situation réelle, dès qu'un blocage survient

Le réflexe naturel face à un blocage est de forcer, de répéter le son plus fort, plus vite. C'est exactement ce qui aggrave la tension. Le pull-out fait l'inverse : ralentir à l'intérieur même du blocage pour en sortir en douceur.

Comment faire :

1. Dès que vous sentez le blocage s'installer, arrêtez de forcer sur le mot. Ne reculez pas non plus, ne l'évitez pas.

2. Ralentissez le son bloqué lui-même, comme si vous l'étiriez au ralenti, au lieu de le répéter.

3. Laissez ce son glisser doucement vers la syllabe suivante, sans à-coup ni accélération brusque.

4. Terminez le mot à un rythme normal une fois que le glissement est amorcé.

Si ça bloque

Le pull-out demande de rester calme pendant le blocage, ce qui va à l'encontre du réflexe de panique. Entraînez-vous d'abord en pseudo-bégaiement volontaire (voir exercice 8) avant de l'appliquer sur un vrai blocage : vous apprendrez le geste sans la charge émotionnelle du moment réel.

6

La cancellation (annulation)

à utiliser après un blocage, une fois le mot passé

Contrairement au pull-out, la cancellation intervient après le blocage, une fois le mot terminé, bien ou mal. Elle consiste à marquer une courte pause volontaire, puis à reprendre le mot avec un démarrage doux, pour "réécrire" la sensation du blocage juste après qu'il ait eu lieu.

Comment faire :

1. Laissez le blocage se terminer, même s'il a été difficile. Ne l'interrompez pas au milieu.

2. Marquez une pause de 2 à 3 secondes, sans gêne apparente. Cette pause fait partie de la technique.

3. Reprenez le mot depuis le début, en appliquant un démarrage doux (exercice 2).

4. Continuez la phrase normalement.

Si ça bloque

Cette technique demande d'accepter de "s'arrêter en public" quelques secondes, ce qui gêne beaucoup de personnes au début, plus par appréhension du regard des autres que par la difficulté technique elle-même. Le travail sur la désensibilisation (exercice 8) aide directement à lever ce frein.

7

L'ajustement préparatoire

avant une prise de parole anticipée comme difficile

Quand vous savez à l'avance qu'un mot ou une situation va être difficile (votre prénom, un rendez-vous téléphonique, une présentation), l'ajustement préparatoire consiste à anticiper le geste de parole avant même de commencer, plutôt que de subir le blocage.

Comment faire :

1. Identifiez à l'avance le mot ou le son qui vous inquiète.

2. Juste avant de le prononcer, formez mentalement et physiquement (lèvres, langue) le geste d'un démarrage doux sur ce son précis, sans le prononcer encore.

3. Enchaînez directement avec la prononciation, dans la continuité de ce geste préparé.

Si ça bloque

Cette technique demande de la pratique répétée sur les mots qui reviennent souvent dans votre quotidien (votre prénom, le nom de votre métier, de votre ville). Faites-en une liste avec votre orthophoniste et entraînez-vous spécifiquement dessus.

Comment réduire la peur de bégayer ?

Phase 4 : la désensibilisation

Pourquoi cette étape compte autant que les techniques

La peur du bégaiement aggrave souvent le bégaiement lui-même. Plus vous redoutez un blocage, plus votre corps se tend en anticipation, et plus le blocage devient probable. La désensibilisation casse ce cercle en réduisant la charge émotionnelle attachée au fait de bégayer.

8

Le pseudo-bégaiement volontaire

à pratiquer avec votre orthophoniste avant de l'utiliser seul

Cette technique, contre-intuitive au premier abord, consiste à reproduire volontairement un bégaiement léger, dans un cadre sécurisant, pour désamorcer la peur de bégayer réellement. Elle vient en général après les premières techniques, au moment que vous choisissez avec votre orthophoniste.

Comment ça fonctionne :

1. Avec votre orthophoniste, vous répétez volontairement un son au début d'un mot, de façon contrôlée et détendue ("je-je-je voudrais...").

2. L'objectif est de constater que ce bégaiement volontaire ne provoque ni la catastrophe redoutée, ni la même tension que le bégaiement involontaire.

3. Progressivement, l'exercice se pratique dans des situations réelles de plus en plus exposées : commander un café, se présenter à un inconnu, passer un appel téléphonique simple.

4. Chaque situation surmontée réduit un peu la charge d'anxiété associée à la suivante.

Si ça bloque

Cet exercice touche à l'émotionnel autant qu'au technique. S'il vous met mal à l'aise, c'est attendu : c'est justement ce à quoi il s'attaque. Ne le pratiquez jamais seul en dehors d'un cadre posé avec votre orthophoniste, surtout au début. Certains orthophonistes associent cette étape à un travail plus large de thérapie cognitivo-comportementale sur l'anxiété communicationnelle.

Comment suivre vos progrès semaine après semaine ?

En bref : deux tableaux simples pour noter votre pratique et voir votre évolution sur plusieurs semaines. Amenez-les à vos séances : ils donnent à votre orthophoniste une image concrète de vos progrès.

Tableau 1 : suivi quotidien de la semaine

Une case cochée = un exercice pratiqué ce jour-là. Le niveau de confort se note de 0 (très difficile) à 10 (aisé).

ExerciceLunMarMerJeuVenSamDim
Respiration
Démarrage doux
Contacts légers
Parole prolongée
Pull-out / cancellation
Confort du jour /10

Tableau 2 : évolution sur 12 semaines

À remplir une fois par semaine, le même jour si possible. Notez une situation difficile rencontrée et une victoire, même petite : elles comptent autant que le chiffre.

SemaineConfort /10Situation difficileMa victoire de la semaine
1
2
3
4
6
8
10
12

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Que retenir de ces exercices contre le bégaiement ?

  • →
    Ces exercices se pratiquent dans l'ordre, en complément d'un suivi orthophonique.
  • →
    La régularité (quelques minutes chaque jour) compte plus que l'intensité de séances rares.
  • →
    Un blocage qui persiste malgré la technique est une information utile à apporter à votre orthophoniste.
  • →
    La désensibilisation compte autant que la technique elle-même : le bégaiement se travaille aussi du côté de la peur qu'il inspire.

Quelles fiches lire ensuite ?

Quiz à imprimer : connaissez-vous bien ces exercices ?

Quiz : connaissez-vous bien les exercices pour le bégaiement ?

Cochez « vrai » ou « faux ». Les réponses sont en bas. Ce quiz peut servir de point de départ à une séance avec votre orthophoniste.

  1. Ces exercices peuvent remplacer le suivi avec un orthophoniste.
    VraiFaux
  2. Quelques minutes de pratique chaque jour valent mieux que de longues séances rares.
    VraiFaux
  3. Pour bien respirer avant de parler, il faut gonfler la poitrine et monter les épaules.
    VraiFaux
  4. Le démarrage doux consiste à commencer le premier son du mot en douceur, sans attaque brusque.
    VraiFaux
  5. Pendant un blocage, forcer et répéter le son plus fort aide à en sortir.
    VraiFaux
  6. La cancellation se fait après le blocage : une courte pause, puis vous reprenez le mot avec un démarrage doux.
    VraiFaux
  7. Avec la parole prolongée, vous devrez parler lentement toute votre vie.
    VraiFaux
  8. La peur de bégayer peut rendre les blocages plus fréquents.
    VraiFaux
  9. Le pseudo-bégaiement volontaire se pratique seul, dès le début de la rééducation.
    VraiFaux
  10. Les séances d'orthophonie peuvent se faire en vidéo, après une séance en présence dans les 12 mois précédents.
    VraiFaux
Voir les réponses
  1. Faux. Ils complètent le suivi. L'orthophoniste adapte les exercices à votre bégaiement et corrige votre geste.
  2. Vrai. La régularité compte plus que l'intensité. La fiche propose 5 à 10 minutes par jour pour la plupart des exercices.
  3. Faux. La respiration se fait par le ventre, épaules relâchées. La main posée sur le ventre se soulève, celle sur la poitrine bouge peu.
  4. Vrai. Le son s'installe avant que la tension monte. Ensuite, vous gardez votre rythme naturel.
  5. Faux. Forcer augmente la tension. Le pull-out fait l'inverse : vous ralentissez le son bloqué, puis vous le laissez glisser vers la suite.
  6. Vrai. Cette pause fait partie de la technique. Elle aide à remplacer la sensation du blocage par un geste plus doux.
  7. Faux. Le ralentissement sert à apprendre. Vous revenez peu à peu vers un débit naturel.
  8. Vrai. Plus vous redoutez un blocage, plus le corps se tend. La désensibilisation aide à casser ce cercle.
  9. Faux. Il se pratique d'abord en séance avec votre orthophoniste, dans un cadre rassurant. Vous l'utilisez seul ensuite, quand vous êtes prêt.
  10. Vrai. Le télésoin en vidéo est possible si vous avez eu une séance en présence dans les 12 mois précédents. Le remboursement est le même qu'au cabinet (Assurance Maladie, 2023).

Quiz MediScribe, mediscribe.fr. Ce document ne remplace pas l'avis de votre médecin.

Sur quelles sources s'appuie cette fiche ?

  • 1
    Royal College of Speech and Language Therapists (RCSLT), Stammering guidance, guide de pratique clinique sur le bégaiement, mis à jour en octobre 2025. rcslt.org
  • 2
    Association Parole Bégaiement, ressources pour les personnes qui bégaient et annuaire de praticiens spécialisés. begaiement.org
  • 3
    Fédération Nationale des Orthophonistes (FNO), information sur la prise en charge orthophonique en France. fno.fr
  • 4
    Brignell A, Krahe M, Downes M, Kefalianos E, Reilly S, Morgan AT. A systematic review of interventions for adults who stutter. Journal of Fluency Disorders, 2020, vol. 64, 105766. doi:10.1016/j.jfludis.2020.105766
  • 5
    Assurance Maladie. Télésanté : conditions de réalisation, de facturation et aides à l'équipement du télésoin (orthophonistes). Ameli.fr, mise à jour du 8 décembre 2023. ameli.fr
  • 6
    MACSF. Un accès direct du patient, sans passer par le médecin (conditions de la loi n° 2023-379 du 19 mai 2023, dite loi Rist). Article du 9 octobre 2023. macsf.fr

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