CIM-10 N20

Néphrologie / Urologie

Lithiase rénale (calcul rénal) — fiche patient

Une lithiase rénale, c'est un calcul, c'est-à-dire un caillou qui se forme dans le rein. Ce caillou peut rester dans le rein sans faire mal, ou se déplacer dans les voies urinaires et provoquer une douleur très intense qu'on appelle colique néphrétique. Environ 1 personne sur 10 en fera un dans sa vie.

Comment reconnaître lithiase rénale ?

  • Douleur intense et soudaine dans le bas du dos ou le flanc (colique néphrétique)
  • Douleur qui irradie vers le bas-ventre et l'aine
  • Sang dans les urines (urines roses, rouges ou brunes)
  • Besoin urgent et fréquent d'uriner
  • Nausées et vomissements
  • Fièvre si infection associée (urgence)
  • Parfois aucun symptôme si le calcul reste dans le rein

Comment le diagnostic est-il posé ?

Le diagnostic repose sur trois examens : l'analyse d'urine (bandelette urinaire et ECBU pour chercher du sang et une infection), l'échographie des voies urinaires pour voir les calculs et repérer un blocage, et l'uroscanner (scanner sans injection) qui est l'examen le plus précis : il localise tous les calculs, mesure leur taille et leur densité, et oriente le traitement. Une analyse du calcul expulsé ou récupéré lors d'une intervention permet d'identifier sa composition et de prévenir les récidives.

Comment évolue la maladie ?

Un petit calcul (moins de 5 mm) s'élimine souvent spontanément dans les urines en quelques jours à quelques semaines, avec de l'eau et des antidouleurs. Un calcul plus gros (plus de 10 mm) ne s'élimine pas seul et nécessite une intervention. Sans traitement d'un calcul bloquant, le rein peut être endommagé de façon permanente. Si une infection s'ajoute (pyonéphrose), c'est une urgence chirurgicale.

Quel est le pronostic ?

La grande majorité des coliques néphrétiques se résout sans séquelle. Le risque principal est la récidive : 50 % des patients refont un calcul dans les 5 ans. Une analyse du calcul et un bilan métabolique permettent d'adapter l'alimentation et, si nécessaire, un traitement préventif pour réduire ce risque.

Quels sont les traitements de référence ?

Pour la crise : antidouleurs puissants (AINS ou morphine), boissons abondantes, alpha-bloquants pour détendre l'uretère. Pour éliminer ou détruire le calcul : lithotritie extracorporelle (ondes de choc qui brisent le calcul à distance), urétéroscopie (caméra introduite dans les voies urinaires pour extraire ou fragmenter le calcul), néphrolithotomie percutanée (ponction du rein pour les très gros calculs). La prévention passe par boire 2 à 2,5 litres d'eau par jour, adapter l'alimentation au type de calcul.

Ce que le patient doit surveiller

Consultez en urgence si vous présentez :

  • Fièvre supérieure à 38,5°C associée à une douleur lombaire (urgence : pyélonéphrite ou pyonéphrose)
  • Douleur insupportable ne cédant pas aux antidouleurs
  • Absence d'urines depuis plusieurs heures
  • Frissons intenses, état général dégradé
  • Rein unique et douleur lombaire (urgence absolue)

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